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 Histoire récentes et Maison Devayne (fief des pj)

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domlike
Président
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Date d'inscription : 22/05/2007
Chronique d'Arhys : Al Borêt, Odys

MessageSujet: Histoire récentes et Maison Devayne (fief des pj)   Ven 5 Oct 2012 - 15:46

Un peu d'histoire ...

De vagues connaissance sur ces dates, je developperai en fonction de l'apprentissage de vos persos et de votre intérêt pour la chose.

. Aucun écrit de ces périodes


Âge de l'Aube (les enfants de la forêt)
-12 000 : l'Âge des Héros (les Premiers Hommes)
-8 000 : la Longue Nuit et la bataille de l'Aube
-6 000 : arrivée des Andals à Westeros
-5 000 : guerres entre Valyria et l'Empire ghiscari

. Début de l'Histoire écrite

-4 000 : arrivée des Andals dans les îles de Fer
-750 : arrivée du peuple Rhoynar à Dorne
-100 : le Fléau de Valyria

Après la Conquête :
1 : la Conquête
37 : la guerre de la Foi
129 : la Danse des Dragons
157 : la conquête de Dorne
196 : la première rébellion Feunoyr

La suite est contemporaine, aussi vous en savez beaucoup plus !!

En 281,Harrenhal organise un tournoi royale. Au cours de ce tournoi, nombre d’évènements forment les prémices d'un grand bouleversement en Westeros.

Le Prince Rhaegar Targaryen, fils et héritier du roi Aerys II Targaryen, désigne Lyanna Stark comme reine d'amour et de beauté à la place de sa femme Elia Martell, ce qui provoque un scandale. C'est aussi lors de ce tournoi que ser Jaime Lannister est nommé à la Garde Royale, privant ainsi lord Tywin Lannister de son héritier désigné. Ce dernier renonce alors à sa charge de Main du Roi qu'il avait assumée pendant près de vingt années.

Un autre évènement "anecdotique" est le duel qui oppose Brandon Stark à Petyr Baelish pour la main de Catelyn Tully à Vivesaigues. Brandon qui a alors vingt ans épargne la vie de Petyr qui a quinze ans. Ce dernier est grièvement blessé et reste alors quelques mois en convalescence à Vivesaigues avant que lord Hoster Tully ne le renvoie chez lui.

En 282, le Prince enlève Lyanna Stark, contraignant Brandon Stark à se détourner de Vivesaigues où il se rendait avec ses compagnons (dont Jeffroy Mallister) pour épouser Catelyn Tully. Ce dernier se rend alors à Port-Réal et demande à rencontrer Rhaegar, le menaçant de mort pour avoir enlevé sa sœur. Il est alors fait prisonnier par Aerys qui convoque son père, lord Rickard Stark. A l'arrivée de celui-ci, ils sont tous les deux exécutés cruellement sous les yeux de ser Jaime Lannister et de ser Gerold Hightower. Lord Rickard est lentement brûlé vif dans son armure devant de Brandon qui, le cou enserré dans un nœud coulant, s'étrangle en tentant de le libérer.

Aerys exige ensuite de lord Jon Arryn les têtes d'Eddard Stark et de Robert Baratheon, ses pupilles aux Eyrié. Leurs morts semblent avoir été exigées en tant qu'héritier de la maison Stark pour Eddard et en tant que promis à Lyanna pour Robert. Jon Arryn refuse de se déshonorer en tuant les deux jeunes hommes et lève les bannières de la rébellion.

Des combats opposent les forces rebelles aux loyalistes dans le Val d'Arryn, d'abord, puis un peu partout en Westeros. Les bans sont convoqués par Eddard Stark et Robert Barathéon, dans le Nord, à Winterfeld et dans les Terres de l'Orage, à Acalmie.

Il semblerait que le jeune ser Jeffrey Devayne, chevalier dornien de basse extraction aie combattu à Goëville, dans le camps des loyalistes sous les ordres de Lord Lyonel Corbray.

Après plusieurs victoires et prisonniers, le changement de Main du Roi et le siège d'Acalmie, défendue par Stannis Barathéon, Robert est bléssé et la guerre semble prendre un mauvais tournant. Cependant, Eddard Stark et Jon Arryn persuadent lord Hoster Tully de rejoindre la rébellion, probablement par la promesse qu'Eddard Stark épousera Catelyn Tully à la place de Brandon décédé.

Lord Hoster Tully attaque les fiefs de ses quelques vassaux prétendant rester fidèles aux Targaryen, comme la maison Bonru ou plus modeste mais qui concerne plus les pj, la maison Tirgan. Le destin de cette dernière est scellé quand Lord Lyonel Corbrey vainc Lord Manfrey Tirgan et prend le village, dernier passage fluviale résistant.

Ce serait durant cette bataille que ser Jeffrey Devayne obtient la promesse des riches terres de la maison Tirgan. En effet, ce dernier a permit tout d'abord de prendre un ascendant stratégique sur les défenseurs puis a obtenu un accord échangeant la vie des habitants du château contre une capitulation rapide (au lieu d'un long siège)

Après la mort de ser Denys Arryn, l'héritier de Jon Arryn, le double mariage de Catelyn Tully et Eddard Stark ainsi que de Lysa Tully et Jon Arryn scelle définitivement le ralliement des forces Tully à la rébellion qui masse alors ses troupes au nord du Trident.

Rhaegar revient alors à Port-Réal pour prendre la tête de l'armée loyaliste. Ser Barristan Selmy et ser Jonothor Darry sont envoyés rassembler les restes de l'armée de Jon Connington. Le prince Lewyn Martell prend la tête des dix-mille Dorniens ralliés tardivement du fait de l'affront fait à la princesse Elia au tournoi d'Harrenhal.

Sur la demande de son fils, Aerys se résout à demander son aide à lord Tywin Lannister, et prépare la destruction de Port-Réal avec la Guilde des Alchimistes. Lord Chelsted s'y oppose et est exécuté puis est remplacé par l'alchimiste Rossart. Une fois l'armée loyaliste rassemblée, celle-ci marche sur le Trident. Ser Jaime Lannister est laissé à Port-Réal pour garder le roi, mais aussi comme otage pour prévenir un éventuel ralliement de lord Tywin Lannister à la rébellion.

La bataille du Trident voit la mort du prince Rhaegar Targaryen et la victoire des forces rebelles.

Aerys envoie son épouse Rhaella Targaryen et son fils Viserys Targaryen à Peyredragon. Elia et ses enfants restent à Port-Réal comme otages car Aerys dans sa paranoïa croit que les Dorniens ont trahi Rhaegar au Trident.
Eddard Stark mène l'avant-garde de Robert Baratheon, blessé par Rhaegar, contre Port-Réal mais est devancé par Tywin Lannister. Ce dernier clame venir soutenir Aerys, qui, persuadé par mestre Pycelle, lui fait ouvrir les portes de la ville.

S'ensuit le sac de Port-Réal par les Lannister et la mort des deux enfants de Rhaegar ainsi que de sa femme Elia. Aerys est tué le même jour par ser Jaime Lannister, appellé depuis "Le Régicide". Après l'arrivée d'Eddard Stark et de son armée le jour même, les Lannister rallient la rébellion de Robert.

Eddard et Robert s'opposent brutalement sur la conduite à suivre suite au meurtre du roi Aerys II Targaryen et de la famille du prince Rhaegar. Eddard, en colère, part avec son armée au sud lever le siège d'Accalmie. Les lords Tyrell, Rowan et Redwyne ploient le genoux devant Eddard et se rallient à Robert Barathéon.

Stannis Barathéon est chargé de construire une flotte de guerre et de prendre Peyredragon. La tragédie de la tour de la Joie conclut la guerre avec la mort de Lyanna Stark et la réconciliation de Robert et d'Eddard.

Outre la fin de la dynastie des Targaryen et l'avènement de celle des Baratheon, la rébellion a eu des répercutions sur les Sept Couronnes. Un certains nombre de maisons trop ouvertement loyalistes y perdent de leur puissance.

Comme promis, Ser Jeffrey Devayne reçoit le fief de la maison Tirgan, il est également marié à ce moment à Celyn Mallister, dont il aura très vite 4 enfants. Le mestre rattaché à la demeure continue son service auprès des nouveaux seigneur des lieux. La famille Tirgan est disgraciée déclarée indésirable dans le Conflans.

----------------

La rébellion Greyjoy se déroule en l'an 289, six ans après l’accession au Trône de Fer de Robert Baratheon.

Le royaume des Sept Couronnes entre alors sereinement dans l’été sans se douter qu’à l’ouest une rébellion de Fer-nés prend forme, menée par leur maison suzeraine, la maison Greyjoy. Lord Balon Greyjoy, lord Ravage de Pyk, s'autoproclame roi du Sel et du Roc, Fils du Vent de Mer, restaurant l'Antique Voie. Tarle Triplenoyé, l'un des prêtres du dieu Noyé les plus influents, dépose sur sa tête la Couronne de Bois Flotté sous les acclamations des seigneurs et capitaines fer-nés. Sous le nom de Balon IX Greyjoy, il déclare ainsi la guerre au royaume des Sept Couronnes.

Fort d'une flotte réputée invaincue, il attaque simultanément la flotte des Lannister à Castral Roc et le fort de Salvemer, fief des Mallister. S'il obtient la victoire sur les navires des Lions, il s'écrase sur les falaises de l'Aigle.

Les forces de la Maison Devayne sont évidement parti en renfort immédiatement à Salvemer, ils participeront aux restes des évènements

Le roi Robert Baratheon rassemble alors les troupes du royaume pour mater la rébellion et protéger l'intégrité du Trône fraîchement conquis, tandis que lord Eddard Stark convoque le ban du Nord.
Tout d'abord lord Stannis Baratheon livre une bataille navale qui voit la flotte de Fer piégée par la flotte royale au large de Belle Île. Une fois le contrôle des mers acquis, les armées débarquent dans les îles de Fer, rasant la bastille des Botley, détruisant les galères dans Lordsport et réduisant la ville en un tas de cendres.

Ser Barristan Selmy mène l’assaut contre Vieux Wyk, et lord Stannis contre Grand Wyk, tandis que le roi Robert et lord Eddard débarquent à Pyk. C'est là qu'a lieu la bataille finale. Des projectiles tirés par les catapultes défoncent les murs de la forteresse des Greyjoy et une brèche est ouverte dans le mur sud. Maron Greyjoy, second fils de lord Balon, meurt dans l’effondrement de la tour Sud. Thoros de Myr, prêtre-guerrier, escalade les débris du mur écroulé une épée enflammée à la main, talonné de près par Jorah Mormont, qui acquiert ce jour-là son titre de chevalerie. Des milliers d’hommes trouvent la mort dans ces combats. Le roi Balon Greyjoy finit par s'avouer vaincu et le roi Robert accepte sa reddition.

En l'absence du Seigneur Devayne, le château est pris d'assaut par une troupe de brigands menée par Manfrey Tirgan, fils aîné de Jon. Il semble que les villageois aient facilité l'attaque. Tobyas Devayne, 6 ans, organise une sortie, après avoir étonnement galvanisé les faibles troupes qu'il lui restait et contre l'avis du Mestre. Il se fait capturer peu de temps avant le retour de Jeffrey et de ses hommes.

Cette captivité dura près de 2 ans, obligeant Jeffrey à ignorer les brigandages, ce qui dégrada encore d’avantage la sécurité des environs. C'est son neveu, Ethan Mallister, qui sortit la famille de l'impasse en capturant Manfrey. Un échange fut ainsi fait et le futur héritier a pu reprendre sa vie de châtelain.

C'est peu de temps après qu'apparu Tristan Sand, un bâtard dornien, fils de Jeffrey conçu juste avant la guerre. Ce dernier est venu régulièrement passé du temps au village, venant jouer de temps en temps avec les enfants du château. Ses absence longue et régulière semblent s'être interrompu dernièrement, puisqu'il s'est installé dans une petite maison près des docks.



297 : Début de votre histoire Smile


Dernière édition par domlike le Mer 26 Aoû 2015 - 0:03, édité 8 fois
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Date d'inscription : 16/05/2012

MessageSujet: Re: Histoire récentes et Maison Devayne (fief des pj)   Lun 19 Nov 2012 - 14:16


En ce soir du deuxième jour de la troisième quinzaine , le dîner se déroulait, comme tous les autres, de manière imprévisible, selon les sautes d’humeur de Lord Jeffrey. Cela en était la seule constante. La nourriture ne faisait pas défaut, et les conversations des plus banales. Mais toute chose ayant une fin, la quiétude du repas fut rompue par le Mestre, à la lecture d’une missive en provenance de la Famille Mallister. Lord Jason, et son escorte, comptait venir profiter de l’hospitalité de « Hole Castle », nom un tantinet railleur qui circulait dans la bourgade aux vues de l’état de ce dernier toujours en attente des réparations pour « reboucher » le château seigneurial. D’ici cinq jours, Il serait dans nos murs. La nouvelle eut l’effet d’un Cor sonné en pleine nuit. Le Château et la bourgade allaient être en effervescence pendant ces 4 jours de préparations. Quelle plaie !
Quatre jours de préparations plus tard, Lord Jason faisait face à Lord Jeffrey, devant le cortège des personnes de plus ou moins grande lignée. Une fausse tension émanait des deux seigneurs, qui s’envola dans de grands sourires lors de leur accolade. Le Pain et le Sel furent partagés et les festivités débutèrent.
Le repas mit en exergue les 7 plats principaux des 6 régions principales. Les convives semblèrent apprécier, même si certains étaient plus affairés à préparer leur « dessert ». Les conversations allèrent bon train, sous la conduite de Lord Jason, orientant les débats sur quelques points épineux. Tour à tour, Esther et Tobyas Devayne furent mis à contribution.. Avec plus ou moins de réussite. Le repas toucha à sa fin sans trop de dérapages. Une délivrance qui se fut plus que fugace. Comme si l’épreuve de ce repas ne suffisait pas, nous fûmes sommés dans les appartements de Lord Jeffrey, qui nous rappela à l’ordre sur la situation politique du fief, et bien évidemment sur les conséquences pour la Famille si un quelconque incident venait entacher le séjour de Lord Jason. Tobyas et Esther, prenaient les devants, dans tous les sens du terme, Rafhar, éclaireur taciturne, et accessoirement l’instructeur d’Esther en archerie, campait un coin de la salle, et Tristan Sand, qui absent lors du repas, et pour cause, avait rejoint le groupe, et protestait un peu, son côté protecteur renforcé depuis son incident, accident. Le groupe partirait après l’office du lendemain matin, afin de préparer le chemin que Lord Jason emprunterait quelques levers de soleil plus tard. Sans plus de protocole, le groupe fut congédié. Après quelques palabres, échanges, contestations et affirmation, et de verres levés, chacun gagna ses pénates.

En ce 7ème jour, dans la cour du château, Lord Jeffrey, ayant rejoint l’estrade, fit l’office. Fidèle à lui-même, le Guerrier inspira le respect et s’inspira des cantiques des champs de Batailles. Les Hommes de la Garde lui firent échos. Concis mais clair et efficace. Il était temps de partir, le groupe regagna ses appartements et s’affaira. Les compagnons étaient parés de leur tenue de voyage, pour la plupart un arc, et quant à lui, le jeune Seigneur Tobyas de son armure, bouclier et épée longue.

Le groupe à cheval prit la route, cet unique chemin, en grande partie pavé, traversant la forêt. Rafhar en prit la tête, suivi de Tobyas et de sa jumelle, tentant de ne pas trop être dans l’ombre de ce dernier. Tristan quant à lui, fermant la route, s’aventurait sur les accotés du chemin, à l’instar de Rafhar, pour aller inspecter les abords de la forêt. Les deux remarquèrent le passage récent d’un autre groupe. Au bout de quelques heures d’un voyage où les montures étaient ménagées, Tristan remarqua les volutes lointaines de ce qui devait être la fin d’un feu de camp. Au même moment, deux silhouettes se détachèrent au détour d’un virage. Après quelques présentations succinctes, le groupe apprît qu’il s’agissait de Ser Timon et de son écuyer Jodrel, en quête d’une famille influente pour louer ses services, tandis qu’il vantait ses mérites et autres prouesses à la jeune Esther, Jodrel et Tristan échangèrent sur ce que ce dernier avait remarqué quelques instants plus tôt. L’écuyer l’avertit qu’il avait remarqué sur la route, plus en amont, un groupe de cinq individus armés dont les montures semblaient être dans un état déplorable. Une fois les individus partis, Tristan révéla les informations apprises.

Sur le qui-vive le groupe progressa hors de la forêt et ce jusqu’à être à vue du promontoire duquel s’échappaient toujours les volutes. Toujours aux aguets le groupe remarqua les angles morts propices à une embuscade. Rafhar par précaution fit faire une boucle au groupe afin de s’assurer d’avoir toute visibilité sur la plaine aux herbes hautes, et décocha au jugé quelques flèches en guettant d’éventuelles réactions. Rien. Le groupe gagna le promontoire et repéra les traces laissées par les cinq individus ainsi que la direction qu’ils avaient prise. Ils regagnaient la forêt. Aucun doute ils étaient venus repérer les lieux et préparer le terrain. Deux options se présentèrent au groupe, tenter de les rattraper avant qu’ils ne rejoignent leur repaire, ou bien retourner au château prévenir Lord Jeffrey. La réticence de Tristan à mêler Esther, et le groupe peu expérimenté, dans une poursuite face à cinq hommes en armes, fut balayée par la décision de Tobyas, prompt à défendre les intérêts et l’honneur de la Famille Devayne.

Suite à une chevauchée intense et stressante pour certains, le groupe les vit en contrebas d’une butte à quelques centaines de mètres de l’orée de la maudite forêt. Sous l’impulsion de Tobyas le groupe chargea. Les cinq individus remarquèrent enfin leurs poursuivants et se séparèrent, après avoir mis pieds à terre, deux campèrent leurs positions, et les trois autres tentèrent de se faufiler dans les herbes hautes. Cela était sans compter sur Esther, qui décocha un trait meurtrier, fauchant un des deux individus se préparant à recevoir la charge. Ce haut fait raviva la motivation du groupe et commença a contrario à saper le moral des quatre autres rebelles. Tobyas entra à son tour en action, si sa jumelle avait frappé fort, il ne voulut pas demeurer en reste, son coup trancha son adversaire de l’épaule à l’aine, pas une simple entaille, il le pourfendit bel et bien. Cela en était trop pour les survivants, qui tentèrent de se sauver, en pensant que les herbes les dissimuleraient. L’éclaireur taciturne décocha deux flèches. Deux cibles, deux morts. Le cinquième et dernier homme demeura introuvable, jusqu’à ce que le groupe commence la battue. Il se redressa, les bras levés, en donnant sa reddition. Après avoir été ligoté, et interrogé de manière fort énergique et persuasive par Tristan, ce dernier, Pip, révéla aux compagnons quelques informations, outre l’identification du chef de son défunt groupe, Dem, le fameux combattant tranché quelques instants plus tôt par le chef de notre groupe, il commença à parler de la forêt mais également de l’Auberge du Brave.
Le groupe décida de le garder vivant et de l’amener à Lord Jeffrey, pour que ce dernier puisse « discuter » avec lui.

Esther partit rencontrer son Père afin de le prévenir, pendant que le reste du groupe attendait avec Pip, dans l’arrière cour du château, que cette dernière vienne leur ouvrir. S’ensuivirent un premier interrogatoire, qui faillit à plusieurs reprises déraper aux vues des coups de sang de Lord Jeffrey, puis d’un compte rendu du groupe, et d’un « contre-interrogatoire » durant la nuit. Là encore Tristan y participa de manière appuyée.

Au lever du 8ème jour de la deuxième quinzaine, quelques éléments de ce sombre tableau prenaient formes, mais levaient d’autant plus d’interrogations. Les regards se portaient désormais sur l’Auberge du Brave.



Annales de jeunes Seigneurs, 8 - II - 297, par Mestre Kaano.
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Adhin le pâle



Date d'inscription : 16/11/2012

MessageSujet: Re: Histoire récentes et Maison Devayne (fief des pj)   Dim 16 Juin 2013 - 9:31

Je tiens juste à minimiser le côté agressif de l' interrogatoire de pip même si il est vrai que je n'ai pas été tendre avec lui à la capture.
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Date d'inscription : 16/05/2012

MessageSujet: Re: Histoire récentes et Maison Devayne (fief des pj)   Dim 16 Juin 2013 - 13:29


Les évènements s'enchainèrent sur les terres du Lord Jeffrey Devayne. Lors du procès de Pip, Lord Tully se dévoilà parmi l'assistance. Le procès fut bref et sans surprise, et une fois la foule évacuée, l'intérêt du lord Devayne et de sa descendance se porta sur l'illustre Lord, présent dans l'enceinte du château sans avoir été annoncé, au grand dam de l'intendance. Une affaire pressante nécessitait l'aide du jeune Héritier et de ses compagnons. Un conflit semblait émerger entre les Familles Dulver et Tullison. Le jeune Héritier décida de mener ses compagnons  dans un premier temps sur les terres du Lord Dulver. Leurs pas les conduisirent à l'Auberge de la Femme à Genoux, non pas que cet établissement soit notable, mais ils y rencontrèrent un jeune couple Jeyne Greystone et son protecteur Osmund Snow, ainsi que quelques personnes de basse extraction. Au petit matin, le groupe  reprit la route et marcha jusqu'à l'heure du déjeuner en compagnie de ce jeune couple. Bien que court ce périple en leur compagnie fut agréable, mais le devoir du jeune Héritier ne pouvait être plus longtemps retardé et les chemins se séparèrent. Quelques lieux plus tard, une macabre rencontre se produisit, le célèbre Ser Timon gisait dans la boue, Le Père l'ayant rappelé à ses côtés, après son ultime combat. Sur le qui-vive, le groupe du jeune Héritier fit face, quelques instants plus tard, au danger. Certains des individus menaçant la vie des compagnons étaient présents la veille dans l'Auberge de la Femme à Genoux. Après un rude combat, et malgré une vilaine blessure, le jeune Tobyas mena son groupe à la victoire. C'est ainsi que le groupe se présenta aux  portes de Peyrelande, fief du Lord Dulver.  Ce dernier ne fit défaut à sa réputation, et après quelques échanges de courtoisie, l'objet de la venue  du jeune Héritier fut prestement demandé. Mestre Kaano mit en avant l'état du château du Lord Devayne, et plaça la venue de la délégation Devayne sous couvert d'une transaction pour l'achat de pierres, en quantité suffisante pour susciter l'intérêt du vieux Lord. Ce dernier,l'oeil pétillant et vif, se délectant d'une nouvelle affaire rondement menée, proposa même le prêt à titre gracieux de son meilleur artisan Maître Kays. Profitant de l'aubaine,  et de la bonne humeur du vieil hôte, le véritable objectif de la venue revint à l'esprit du groupe, mais à la mention du nom des Tullison, les négociations furent sèchement écourtées, ainsi que le séjour des Devayne, dont le départ fut prié d'être rapide au lever du soleil. Ces tensions fraîchement naissantes entre les jeunes membres de la famille Devayne et le lord Dulver furent soufflées par l'attaque de navires Fers Nés. Les compagnons aidèrent, selon les directives du jeune Héritier, à repousser cette attaque. Une fois cette dernière annihilée, un rapide examen permit aux compagnons de jeune seigneur Tobyas de remonter quelques pistes des plus troublantes. Et de lever d'autant plus de questions. Au matin, la délégation Devayne fut remerciée, et Lord Dulver, toujours sagement conseillé par Mestre Fastran, reconsidéra son point de vue. C'est accompagné de Maître Karyl Kays que le groupe regagna Sur-Repos.

Après un compte rendu à son Père, le jeune Héritier Tobyas décida de mener les siens vers les terres Tullison, dont l'accueil fut à l'opposé de celui du vieux bougre de Lord Dulver. Amabilité et chaleur étaient de mise. Même si une ombre au tableau se profila, la présence en ces murs d'un individu ayant marqué la jeune enfance des Devayne. Une mauvaise nouvelle n'arrivant jamais seule, le groupe apprit les conditions dans lesquelles vivaient ces derniers temps les habitants du fief des Tullisons. Les Sauvages des Montagnes amplifiaient leurs raids et semblaient mieux équipés. Là encore l'objet de la venue de la délégation Devayne, accompagnée qui plus est par le Maitre Kays, fut demandée. Cette fois-ci le réel motif fut déclaré. La situation fut expliquée par le jeune Lord Tullison, tant les échanges de missives que l'inquiétante révélation concernant des armes forgées et achetées par la famille Dulver se retrouvant aux mains des Sauvages. Des idées germèrent dans les esprits de tout un chacun des membres de la famille Devayne. Le groupe, intrigué par ces derniers éléments d'informations, reprit la route dès qu'il le put. Leurs pas les conduisirent tantôt en leurs terres mais également à Beaumarchais, lieu de résidence et de travail du forgeron ayant vendu les armes aux Dulver. Un autre nom fit son apparition. Un autre intervenant? une nouvelle piste? un simple voile en plus sur la situation. A l'origine les épées auraient été commandées et forgées pour le compte du Lord Frey, qui pour une obscure raison n'en aurait pris livraison. L'opportuniste intendant du Lord Dulver aurait sauté sur l'occasion pour acheter ces dernières.

Le groupe, suite à ses nouvelles pérégrinations chez les Dulver, apprit que ces épées avaient disparu des caves de Peyrelande, la piste la plus probable semblait être un vol pendant l'attaque des Fers Nés. Mais le doute planait toujours concernant les véritables intentions et machinations. Si le mystère des épées restait entier, un autre se défit un peu de son voile. Les missives sources de ce conflit. Après enquête, il s'avéra selon les dires du vieux Lord Dulver, approuvé par ceux de son fidèle Mestre, qu'il ne reçut jamais les premières missives. Seules les plus véhémentes lui étaient parvenues. Ce malentendu levé, la délégation Devayne prit congés des terres Dulver.  Quelque peu soulagée, mais toujours intriguée par cette mystérieuse disparition des premières missives, source du conflit, par l'attaque des Fers Nés, la disparition des épées des caves Dulver pour réapparaitre dans les mains de Sauvages sur les terres Tullison.

Fort du devoir accompli, le groupe se dirigea vers Montesgourde afin d'annoncer l'apaisement du conflit, et les formulations d'excuses du vieux Lord Dulver. Là encore les évènements prirent une autre direction. Venu apporté la Paix, le groupe du jeune Tobyas se retrouva à préparer une offensive. Le jeune Lord Tullison, après en avoir débattu avec ses lieutenants, avait mis au point un stratagème pour forcer les Sauvages des Montagnes à sortir de leur tanières et ainsi les "cueillir". Un convoi factice avait cet office, et les unités sous les ordres du jeune Lord  Tullison en personne, attendaient les premiers signes des Sauvages avant de se lancer dans l'escarmouche et enfin ôter cette épine du pied que représentait ces Sauvages. Comme prévu, une vague de Sauvages chargea le convoi. Les unités Tullison entrèrent en action. Cette escarmouche allait être rapide, sanglante. Mais le plan et les prévisions des stratèges Tullison furent piétiner par l'arrivée d'une seconde vague de Sauvages, leur première charge n'avait été qu'un leurre. Le gros de leur force avait attendu la charge des Tullison. L'escarmouche se transforma en bataille. Les nerfs furent mis à rude épreuve, et le sang coulait à flots  de part et d'autres des combattants. Puis dans une stupeur générale, une seconde tribu fit son apparition et tenta de déborder les Tullison, qui se retrouvèrent assaillis de front et sur le flanc. Le revers de fortune allait marquer  et frapper les troupes du jeune Lord Tullison, et ce malgré les efforts des membres de la Famille Devayne qui galvanisaient les troupes qu'ils avaient rejoint. Mais loué soit le Père, la victoire finale récompensa les Tullison et les Devayne. Un sauvage survivant de chaque tribu fut interrogé. Le plan des Tullison avait été éventé! La seconde tribu ayant appris ce que tramait la première avait décidé d'en tirer bénéfice et de s'attribuer tous les mérites après vaincu les Tullison, et certainement les survivants de l'autre tribu.

Le retour de la Délégation Devayne en leurs terres fut rapide et dans une ambiance morose. Le Lord Jeffrey Devayne exigea comme à l'accoutumée le rapport de son Fils. Une fois ce dernier achevé, Mestre Kaano lut la missive fraîchement reçue. Le cachet royal y avait été apposé. Tous les vassaux, leurs représentants, devaient se rendre au Port-Réal, pour participer à un tournoi. La nouvelle fit son effet.



Sous les recommandations de l'intendant, approuvées par le jeune héritier, et les instructions et mises en garde du Lord Jeffrey,  la délégation Devayne prit la route vers le Haut Lieu du Tournoi. De nouvelles épreuves attendaient les Jeunes Seigneurs. La première fut celle de la rencontre du groupe avec les us et coutumes des auberges de renoms. Le baptême du feu eut lieu à l'Auberge du Croisement. Le repas et le spectacle proposés furent somptueux, mais la réalité laissa un goût amer à certains. La naïveté et l'innocence du groupe allaient définitivement être balayées par ce voyage.



Les membres de la Famille Devayne discouraient régulièrement sur les routes, loin des oreilles trop curieuses des auberges. L'attitude, le comportement de tout un chacun revenaient souvent comme thématique. Port-Réal. Là où les joutes du tournoi serviront de mise en bouche aux joutes verbales, en coulisse ou non, d'autant plus dangereuses qu'une lame au clair. Les débats furent interrompus par les éclaireurs ayant remarqué une présence en nombre inquiétant de corbeaux sur des arbres un peu plus en aval du chemin. Le jeune Héritier prit le commandement d'un petit nombre pour aller examiner, ce qui s'avéra être un charnier, mais également un lieu de festin pour une meute de loups. Après avoir prudemment éviter tout risque inutile, une fois le départ de la meute constaté, la délégation prit connaissance des lieux et remarqua plusieurs détails intrigants. La plupart des huit hommes d'armes morts avaient été tués pendant leur sommeil. Seul un avait l'arme au poing. Aucune livrée, mais tous leurs biens étaient présents. Un des morts avait au fourreau une épée à la garde ouvragée représentant un Cerf. C'était le seul signe distinctif. Un peu plus loin sur le côté de la route, le groupe avisa le cadavre d'un cheval, mort de blessures à l'arme blanche. Son cavalier avait fui à pieds, rattrapant la route, ses traces disparaissant mais sa destination semblait être la même que celle du jeune Héritier Tobyas et de ses compagnons.



Le groupe reprit sa route avant d'arriver sur le tard à une auberge beaucoup plus modeste que celle du Croisement. L'intendant fut envoyé pour organiser l'arrivée et la réception de la délégation Devayne. Il revint quelques moments plus tard, le visage sombre. Un membre de la famille Danett accompagné de son escorte avait fait escale ici et colportait la rumeur d'une attaque de chevaliers de la Maison Devayne sur..des paysans des terres Danett. Un bouclier portant les armoiries des Devayne avait été retrouvé ensanglanté sur les lieux du massacre. Dans l'établissement, les hôtes accueillirent avec suspicion et grande méfiance la Délégation Devayne. A leur plus grande surprise, les membres Devayne retrouvèrent le jeune couple rencontré quelques quinzaines de cela à l'Auberge de la Femme à Genoux. Les conversations allèrent bon train, tantôt pour prendre des nouvelles, tantôt pour rassurer et enfin pour tenter de lever le voile sur ces successions d’événements  Après un rapide entretien avec le jeune et talentueux palefrenier Collin, le groupe eut les prémices de réponses que la mère de ce dernier, Meg Collin la tenancière de l'Auberge, allait étayer. Si le passage du membre de la famille Danett et de sa cohorte de chevaliers piètrement équipés avait fait son effet, celui d'un homme essoufflé, venu à pieds, pressé de repartir en étant prêt à acheter un cheval, avait moins marqué les esprits. Cependant de fil en aiguille, les éléments s'assemblaient. Cet individu en armure et armes légères avait été aperçu quelques temps de cela auprès d'un preux chevalier répondant au nom de Frey. Ce qui aux vues de son aspect, de sa corpulence et de ses armoiries ne correspondaient pas au personnage prétendu être. Dame Esther se remémora par la suite le nom d'Archay , en association avec les armoiries portées. Par ailleurs, ces individus étaient venus pour recruter des hommes d'armes. Aucun signe distinctif, si ce n'était un individu qui sortait du lot, Terence, car il s'était vanté auprès de Meg, de ses prouesses martiales et de son arme offerte lors de son dernier service, une épée dont la garde forgée représentait un cerf. Les hommes engagés étaient au nombre de huit. Une fois leur basse besogne effectuée, sur le retour, ils furent assassinés par l'homme de main de leur employeur, le Archay se faisant passer pour un Frey. Mais leur assassin dans sa fuite avait du abandonner son cheval mortellement blessé.  Des réponses au tragique événement mais qui donnaient naissance à de nouvelles questions. Un corbeau fut envoyé  au château de Sur-repos, tant pour avertir du colportage du membre de la famille Danett.



La nuit porta conseils .. Ou non aux jeunes Seigneurs.




Annales de jeunes Seigneurs, 1 - VI - 297, par Mestre Kaano.

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MessageSujet: Re: Histoire récentes et Maison Devayne (fief des pj)   Mar 30 Juil 2013 - 17:50


Le groupe reprit la route, et une certaine lassitude commença à poindre. Au fur et à mesure que leur chevauchée les rapprochait du but de leur périple, la situation se répétait inlassablement. Leur réputation faussement imputée les précédait. Leur arrivée suscitait toujours autant d’émoi voire d’effroi, l’animosité à leur encontre semblait croître à mesure que la distance jusque Port Real diminuait. Cela s’avéra lorsque le groupe fut interpelé par trois cavaliers, des messagers royaux, le regard haineux et la posture agressive, le colportage du fourbe avait semé ses graines et leurs fruits corrompus portaient déjà. Après des premiers échanges tendus, la moindre étincelle ayant pu faire éclater un conflit armé, lourd de conséquences, la situation changea, et les trois messagers royaux reprirent leur chemin, la tête basse et honteuse.

Le soir, la même rengaine, la même appréhension. Le groupe et sa troupe s’arrêtèrent à plusieurs dizaines de mètres d’une modeste auberge, qui s’avéra par la suite, quelque peu insipide aux vues de la prestance et prestations de la maîtresse de l’auberge du Croisement.
L’intendant, Neil, fut envoyé jauger l’auberge et sa clientèle à l’annonce de l’arrivée de la délégation de la famille Devayne. A contrecœur, il s’y dirigea, Tristan lui emboîta le pas sous le regard approbateur du jeune Héritier.
Plusieurs dizaines de minutes s’écoulèrent, et aucun signe de la part de Neil Mallister ou de Tristan. La nuit pointait, le temps changeait, la température commençait à baisser, mais la tension se faisait palpable. Un autre membre de la délégation du  jeune Tobyas fut à son tour envoyé. Quelques échanges plus tard, la délégation fut « conviée » à rejoindre la chaleur de l’âtre de l’auberge.



Quelques visages hostiles ici et là, et certains tentèrent de manifester leur mécontentement mais ils furent sécher par le discours et le ton sans équivoque du vieux seigneur Arwood Harlton. Pendant que la délégation du jeune héritier prenait place, Neil porta son attention sur le pilier de comptoir fortement éméché. Son instinct l’avait bien guidé. L’ivrogne s’avéra être le survivant du massacre du camp découvert quelques jours de cela. Fort de son expérience, et de son éloquence, Neil parvint à faire avouer l’ivrogne sans que ce dernier ne s’en rende compte.

Au lendemain matin lors du départ, la délégation de la famille Devayne s’agrandissait, après le jeune « couple », ce fut au tour du félon de les rejoindre. Ce dernier croyant avoir été engagé pour assurer la protection du jeune héritier. L’alcool et le talent de Neil l’y ayant aidé. Après quelques heures de chevauchée, trois individus armés jaillirent de la forêt et firent face un bref instant au groupe et à sa suite. Ces gueux ridiculement armés comprirent aussitôt dans quel guêpier ils venaient de se jeter. Une flèche de Dame Esther en calma un, qui tenta aussitôt de faire volte face pour fuir en clopinant, la jambe meurtrie par la flèche. La charge du jeune Tobyas fit détaler les deux autres. Cependant, une volée de deux flèches coup sur coup, provenant de la forêt, sur le flanc de la délégation prise au dépourvue, répondit à l’assaut du groupe. La première vint sécher définitivement le félon, d’une précision mortelle, elle se ficha dans la boîte crânienne via l’œil de ce dernier. La seconde frappa le jeune snow au bras droit, jetant ce dernier à bas de sa monture. Vivant mais douloureusement, et désormais handicapé, ses projets de gloire à Port Real s’envolèrent une fois le sol heurté. Une fois la situation pleinement appréhendée, la délégation s’organisa, tant à soigner le blessé qu'à poursuivre les gueux fuyards, pendant ce temps Rafa remonta la piste de l’assassin archer jusqu’à une clairière où ce dernier s’était positionné pour décocher ses deux traits d’une précision hors du commun. La piste s’arrêta avec les empreintes d’un cheval partant plus loin dans la forêt. Impossible de le suivre.
L’interrogatoire des gueux prouva les suspicions du groupe quant au réel objectif de cette embuscade.

 Il était temps d’aller régler les comptes, non sans l’appréhension de l’accueil qui attendait le jeune héritier et sa sœur, au moment où ils franchiraient les portes de la mythique cité…



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MessageSujet: Re: Histoire récentes et Maison Devayne (fief des pj)   Sam 21 Sep 2013 - 15:34

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MessageSujet: Re: Histoire récentes et Maison Devayne (fief des pj)   Dim 20 Avr 2014 - 20:59

Le Terrain du Tournoi grouillait comme une fourmilière déchaînée. Les tensions étaient palpables, les festivités achevées, les tentes se démontaient et les paquetages se fermaient le plus vite possible, comme si Port Réal devait être fuite sous peine de malheurs. Les gens, de petites et de bonnes familles, s'affairaient ici et là pendant que leurs domestiques faisaient le nécessaire pour accomplir leur dernière mission, à Port Réal, dans le délai imparti, qui se désagrégeait plus ou moins vite selon les sautes d'humeurs de leurs maitres.
Cette VIème quinzaine était un paradoxe, les jours avaient filé à grande vitesse depuis leur arrivée à Port Réal, cependant les évènement s'y étaient déroulés, leur donnaient l'impression que cela faisait une éternité qu'ils étaient happés dans le tourbillon de la Capitale.

Une éternité qui changea leurs vies...

Dès leur arrivée, ce 4 au soir, le décor était planté, de même que les couleurs. Que ce soit celles des "manteaux", des bannières et autres livrées. L'inspection par les gardes de la Porte leur indiqua d'entrée le climat de la cité. Les Dannett étaient déjà par là, et avec eux leurs sanglants colportages. Heureusement certains gardes, partageant le même bon goût pour la "bonne chair(e)" que Tristan, l'Insatiable, furent plus détendus et indiquèrent même où trouver du réconfort après un tel périple. Le Capitaine, quant à lui après avoir échangé quelques mots avec leur jeune Héritier, indiqua à la délégation Devayne le chemin à suivre pour amener les brigands au Donjon Rouge. Une des priorités à faire, afin de les inscrire sur les registres pour les méfaits commis, et comme éléments de preuve pour la défense de la famille Devayne.
Dès qu'il leur fut possible, ils s’exécutèrent de cette mission. Une fois les bandits enregistrés, ils pouvaient désormais vaquer à leurs occupations, du moins le pensèrent ils, en attendant la confrontation avec l'héritier de la famille Dannett. Ils retournèrent au Terrain du Tournoi où était établie leur tente.  Les choses prirent une autre direction, un cadeau empoisonné, à plus d'un titre, leur fut "livré" par un gosse des rues. Une dague en acier Valyrien, dont la garde, par un judicieux mécanisme, s'ouvrait pour présenter un contenu des plus suspects. La décision fut prise de remettre cette dague aux autorités.
En attendant le soir fatidique de la confrontation avec la Justice du Roi pour régler le différend entre les deux familles Devayne et Dannett, tout un chacun s'affaira selon ses envies et les nécessités du moment. La nature sociable et ouverte de certains membres de la Délégation Devayne permit la rencontre de personnages haut en couleurs, voire atypiques pour certains.

Décidément Port Réal était pleine de surprises et pas des moindres, mais pas forcément des meilleures..  

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MessageSujet: Re: Histoire récentes et Maison Devayne (fief des pj)   Dim 18 Mai 2014 - 15:31

L'après-midi se déroula lentement, malgré les multitudes d'interrogations et de réflexions qui fusaient déjà à tout va entre les membres de la délégation Devayne, concernant  les récents évènements sur la route de Port-Réal, et le cadeau "inestimable" fait ce matin par un gosse des rues. L'affaire n'allait pas en rester là, ils s'en doutaient. Cela fut juste un peu plus long que prévu, mais effectivement, ils eurent quelques temps plus tard lors de leur séjour, l'immense privilège de recevoir la "Main de la Main", Godric Donnerly, là encore Jane n'y était pas étrangère, elle avait promis d'apporter son soutien à la Famille, et elle l'avait fait.
Le soir, fut les premiers pas des Devayne dans la Cour des Grands, et les mots du Lord Devayne  revenaient en hanter plus d'un "Ne vous faites surtout pas remarquer. Ne faites pas de vague".. Tel le ressac, les soucis vinrent se briser sur la plage de la quiétude de la salle royale. La Famille Dannett fit trembler la salle, en portant haut et fort ses allégations, troublant ainsi la bonne chère du Roi, et levant un vent d'indignation et de colère de ce dernier.. La Tempête arrive...
Tous les protagonistes furent conviés dans la salle du conseil du Roi, Le roi, Sa Majesté Robert Baratheon, sa tendre et douce Reine Cersei Baratheon, La Main, Lord Jon Arryn, son écuyer, Godric Donnerly, le Grand Mestre Pycelle, Jane Greystone, et les membres de deux familles semeuses de troubles. La première chose qui frappa les Devayne était l'état physique du jeune Ser Adham Dannett. Ce dernier malgré la véhémence de ses propos et son manque de calme, semblait étrangement éreinté, il peinait à se tenir debout. L'esprit vif des Devayne leur fit comprendre qu'une sombre machination se mettait en place, et que leur accusateur avait été lui aussi empoisonné. Le jeune héritier Tobyas s'exprima pour la seconde fois de la journée devant le Roi, et de nouveau étonna son entourage, par la réussite de ce périlleux exercice. Les arguments et contre-arguments fusèrent, et rapidement lassée sa Majesté décréta que cette enquiquineuse histoire se solderait par un duel judiciaire le lendemain avant le début des vraies festivités. Ser Josh fut choisi pour affronter Ser Adham Dannett à la joute. Le soulagement gagna les Devayne, alors que la délégation Dannett s'époumona davantage, au risque de subir le courroux royal.  Les uns et les autres retournèrent à leur place et rang respectifs.

Tous les espoirs de la famille Devayne reposèrent sur les épaules et la technique de Ser Josh, qui comme à son habitude resta impassible et confiant. Si une première bouffée d'air venait soulager la délégation, elle fut rapidement chassée, happée par la découverte de l'état du jeune héritier Dannett.. Plus le temps passait plus les mailles d'un sinistre filet se resserrait. Tous n'en prenaient pas encore la pleine mesure, mais tous savaient que malgré cette période de festivités, de sombres nuages se formaient au dessus d'eux.
A leur retour au campement, Neil et Ser Josh organisèrent ce qu'il fallait et les tours de gardes, toujours exécutés de manière parfaite, furent encore davantage pris au sérieux, comme si cela pouvait être possible, la réputation de la garde personnelle des Devayne n'était plus à faire. La sécurité du jeune héritier, de sa  soeur cadette et de leur frère Tristan était engagée, tous le savaient.
Quelques propos furent échangés, mêlés pour certains à quelques chopes de vin, puis vint l'heure d'aller se coucher, les pensées lourdes. Certains en eurent le sommeil agité.

Le soleil se leva en ce jour capital. Pour tous, il s'agissait du premier jour des festivités en l'honneur du jeune et apprécié Prince Joffrey Baratheon, pour les Dannett et les Devayne c'était leur Jour, la justice allait enfin être rendue..

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MessageSujet: Re: Histoire récentes et Maison Devayne (fief des pj)   Mar 20 Mai 2014 - 15:54

Les premiers rayons de soleil dardaient la tente des Devayne, mais ces derniers étaient déjà réveillés, et pour la plupart déjà préparés. L'importance de la journée ne laissait aucune liberté à l'oisiveté. Tout autour les domestiques grouillaient, le terrain de Port-Réal occupé par les campements des visiteurs et invités, ressemblait à une gigantesque fourmilière. Mais ce n'était pas un cas isolé, de l'autre côté de la magnifique cité, le terrain où se déroulerait les épreuves était transformé à l'occasion. Entre la tribune royale et les différents gradins, positionnés dans un ordre très strict, afin de recevoir les spectateurs selon les différentes personnalités et leur importance dans la sphère d'influence politico-économique.
Nul retard ne serait toléré, et tout ouvrier en connaissait les conséquences, c'est pourquoi dès l'aube les préparatifs étant achevés, il ne s'agissait plus que de simples inspections, recadrant ici et là les bannières et autres armoiries.
Les membres de la Famille Devayne ne prêtèrent guère attention à tout cela, perdus dans leurs pensées, ils étaient comme seuls au monde, traversant la cité sans trop échanger.

Le terrain des joutes était en vue, l'heure du duel judiciaire approchait lentement, inexorablement.
Ils prirent place dans les gradins, plus près que leur statut ne leur permettait, mais quand on fait l'objet de toutes les attentions, on y obtient certains avantages. De là ils purent observer le défilé des différents chevaliers et combattants des Maisons venues quérir la gloire et la reconnaissance lors de ces festivités. Dame Esther en reconnaissait un grand nombre, elles les nommait, parfois même avant l'orateur royal dépêché pour l'occasion, et pour certains, elle narrait même certaines anecdotes.
La famille Devayne comprit qu'elle devait prendre son mal en patience, la ponctualité est souvent assujettie aux devoirs, volontés et caprices royaux. Le défilé semblait interminable, sauf pour certains, surjouant leur enthousiasme, pour d'autres bien provinciaux, et les enfants, qui étaient émerveillés devant un tel spectacle, et Dame Esther, qui savourait vraiment cela, prenant parfois  même quelques notes concernant telle ou telle famille afin de parfaire encore sa connaissance des familles de Westeros.

Il y eut un grand silence, à l'approche d'un nouveau combattant, le Roi se leva pour mieux toiser cet individu, intimant le silence d'un geste. Un colosse à cheval était à hauteur de la tribune royale, au bord de laquelle vint se camper le Roi, suivi comme une ombre, par sa garde personnelle. Il portait une livrée de piètre facture, et son équipement semblait avoir traversé les âges. En d'autres circonstances, beaucoup l'auraient raillé, mais aux vues de sa taille, de son écu armorial, mais surtout par le silence imposé par le Roi, juste quelques chuchotements ici et là perçaient. Le Roi semblait furibond en le voyant. Un Dragon! Un combattant osait se présenter à Port-Réal, devant le Roi et sa famille, en arborant un dragon sur son écu. Un signe de défi? Une preuve de sa loyauté aux anciens Dragons régissant avant la victoire de Baratheon? Ser Jocly Sehok tel était son nom. Le Roi le prit aussitôt en grippe, et devant cet assaut et les regards de l'assistance braqués sur lui, le colosse perdit de sa superbe, et à ses premiers mots, les rires fusèrent. Cette force de la Nature n'arrivait pas à prononcer le moindre mot correctement, seulement des sons incompréhensibles et quelques grognements. Ce qui continua d'irriter au plus haut point sa Majesté. La situation était de plus en plus tendue, et l'intervention d'un illustre allié de la famille Devayne faillit faire empirer les choses. Lord Arwood Harlton se mêla à la conversation, déstabilisant encore un peu plus le géant bafouillant, qui trouva un soutien improbable en la personne de Dame Esther, s'étant faufilée jusque là et l'aidant à terminer ses phrases. La tension avait gagné toute l'assemblée et tous les spectateurs, le ciel était bleu et magnifique sans nuage et pourtant tous avaient l'impression que la foudre allait les frapper d'un instant à l'autre. Mais tel un orage d'été, tout se calma quelques temps après. Le Roi s'était apaisé et avait accepté la participation de Lord Sehok.

L'incident avait marqué les esprits, et avait lassé sa Majesté de toute cette pompeuse cérémonie, et il hâta, voire bâcla la fin des présentations, il voulait passer à autre chose. Sa nature de bon vivant lui intima l'ordre de passer aux festivités. Mais sa raison et sa fonction le rappelèrent à ses devoirs. Avant les festivités, il fallait régler les hostilités. Il fit convoquer prestement les champions des deux Familles. Ser Josh se présenta, tel le valeureux et honorable chevalier qu'il était, droit, carré, et parfaitement affairé, affûté comme jamais. Pour ceux qui ne connaissaient pas la plus grande force de la Famille Devayne, ils découvrirent la représentation parfaite de ce que se doit d'être un chevalier, l'excellence de la discipline martiale.
Le contraste fut flagrant quand le champion de la Famille Dannett se présenta, en la personne même du jeune héritier, Ser Adham Dannett. Il était bouillant de colère, impatient d'en découdre, mais surtout il était en sueur, comme dans un état second, fébrile, tremblotant. Son état était tel que même sa monture semblait nerveuse à devoir porter un tel "cavalier".
Les deux champions saluèrent l'assemblée royale et leur famille respective. Au signal donné, Ser Adham Dannett s'élança comme un fou furieux, tenant difficilement en selle et sa lance, mal maitrisée, oscillait.
Ser Josh, fit le départ parfait, élançant sa monture au bon rythme, la faisant accélérer au bon moment. Encore quelques foulées et les champions rendraient la justice tant attendue. La lance de Ser Dannett, à aucun moment dangereuse, glissa sur l'écu de Ser Josh. Celle de Ser Josh heurta l'écu de Ser Dannett avec un angle d'attaque parfait, elle glissa elle aussi sur l'écu mais continua sa course pour aller heurter le poitrail du Champion Dannett. L'impact fut violent. Le bruit du craquement de la lance résonna à travers le terrain, accompagnant le vol plané de Ser Adham Dannett qui heurta le sol plusieurs mètres en arrière. Il resta à terre, dans une posture penaude. Le verdict avait été prononcé.

La justice rendue, le Roi fit congédier les protagonistes. Ser Josh retourna tranquillement vers les siens, sa monture avançant au pas, la foule acclamant sa prestation. Le Mestre et la délégation Dannett se précipitèrent vers leur jeune héritier, toujours immobile au sol, tant inquiets de cette situation, que par le possible courroux du Roi si leur jeune seigneur bloquait davantage la piste.

L'affaire réglée, les festivités pouvaient enfin commencer, tout allait bien dans le meilleur des mondes...



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MessageSujet: Re: Histoire récentes et Maison Devayne (fief des pj)   Jeu 22 Mai 2014 - 13:55

Le tournoi pouvait enfin commencer. Les amis de la Famille Devayne vinrent les féliciter de l'heureux dénouement de cette tragique affaire. Tout d'abord Jeyne Greyston et son fidèle ami Osmund Snow, souriant malgré sa récente blessure handicapante, puis les rejoignirent Lord Arwood Harlton, accompagné de sa nièce Marianne,avec qui Dame Esther aimait converser. Leur soutien avait été précieux. Il était bon de les avoir à leurs côtés.

    Une fois la page tournée, les conversations prirent toutes autres directions, même si souvent la participation de la Famille Devayne aux différentes épreuves revenait au cœur des échanges. L'ambiance était détendue, ils étaient à Port-Real, au tournoi en l'honneur du jeune Prince, entourés des plus hautes éminences de Westeros, des plus grands chevaliers et combattants, et surtout l'affront à leur honneur avait été lavé devant tout ce beau monde et de manière fort spectaculaire. D'ailleurs la Famille Devayne était devenue le centre d'attention de beaucoup de monde, tant par les bruits courants ici et là sur le litige avec les Dannett que par la prestation de Ser Josh. Les heures filèrent, tout comme les chevaux des jouteurs, emmenant leur lot de déceptions mais aussi de surprises. Les Devayne et leurs récents compagnons se regroupèrent pour motiver et encourager le jeune héritier Tobyas, ce n'était jamais évident de faire ses premiers pas dans l'art de la Joute, surtout devant l'assistance royale et tous ces hauts dignitaires. Le tirage n'avait pas été forcément clément avec Tobyas. Ser Sarwyck. Peu de gens se faisaient des illusions quant au vainqueur, mais Tobyas ne se démonta pas et assuma. Il se remémora les leçons et conseils de son mentor Ser Josh. Sa position était bonne, sa prise ni trop ferme ni trop lâche. Le départ donné, il s'élança. Sa course ne fut pas mauvaise, mais clairement le manque d'expérience en ce domaine était perceptible, sa lance heurta l'écu de son adversaire mais glissa dessus, laissant une ouverture que Ser Sarwyck ne manqua pas. Un coup simple mais efficace, sans fioriture. Le jeune Tobyas chuta. Des exclamations dans les tribunes témoignant une certaine tristesse, que l'exploit réalisé plus tôt par Ser Josh ne fut pas réitéré par le jeune héritier de cette modeste Famille, dont la cote de popularité ne faisait que commencer à croître. Le vainqueur fut acclamé mais le jeune Tobyas fut applaudi également. Tous savaient qu'il n'avait pas démérité face à un tel adversaire. Il fut accueilli chaleureusement par les siens. La fin de journée approchait et avec elle la fin du premier tour des joutes.

Et en ce 9 de VII ème quinzaine au soir, alors que les rayons de soleil déclinaient, l'obscure réalité prit place et vint cueillir la délégation Devayne. Un nouveau malheur avait frappé la famille "maudite" Dannett.
Le crépuscule avait jeté son voile sur le jeune héritier Ser Adham Dannett.

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Dernière édition par Snow le Mer 18 Fév 2015 - 11:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Histoire récentes et Maison Devayne (fief des pj)   Lun 16 Fév 2015 - 9:22

  La rumeur allait bon train. Le corps n'était froid depuis quelques heures seulement mais déjà la nouvelle s'était bien répandue. Les plus superstitieux auraient pu penser que le mauvais sort s'acharnait sur le Lord Alfric Dannett, qui perdait une nouvelle fois un de ses enfants, et les mauvaises langues sur les Devayne.
  Le jugement avait été rendu la veille par la Joute, et la délégation Devayne, innocentée, ne comptait pas laisser les viles commérages l'emporter. Quelques échanges ici et là pour apaiser et empêcher tout risque de nouvelles tensions. La discussion avec le jeune Mestre de la famille Dannett, Mestre Derris, calma un peu les choses, et la délégation apprit que Ser Edan Gardette, le maître d'armes de la Maison Dannett, ainsi que d'autres chevaliers, avaient quitté précipitamment la Capitale pour ramener la dépouille du défunt héritier à leur Lord.  

   Les jours qui suivirent voyaient l'animation et l'enthousiasme des foules et de la Capitale croître au fur et à mesure que les lances se brisaient, tantôt sur les écus tantôt sur le chevalier qui finissait par la même occasion les quatre fers en l'air. Même si les favoris gardaient leur rang, et peu ou prou de surprises. Mais un évènement marqua les esprits, suscitant même un grand plaisir chez le Roi, qui devant un tel spectacle intima aux chevaliers de prendre à plusieurs reprises de nouvelles lances. Le célèbre jouteur Ser Addam Marpheux eu l'agréable surprise de voir son adversaire tenir bon malgré ses touches quasi-parfaites. Une nouvelle fois la délégation brillait, et ce par l'intermédiaire de son vétéran, Ser Josh. Ce dernier tint la dragée haute à Ser Marpheux, en tenant bon sur sa selle et en le touchant à plusieurs reprises. Ser Marpheux brisa à plusieurs reprises des lances sur Ser Josh, que tout le monde indiquait perdant avant même l'épreuve, mais ce dernier, certainement inspiré par le Guerrier, se maintenant en selle malgré les lourds impacts. Le Roi se redressa et porta toute son attention sur ces passes, et constatant que le public commençait à se réveiller et à scander ici et là le nom fraîchement appris, ou soufflé par une Dame Esther très pragmatique, de Ser Josh. La foule était galvanisée par le match. Des simples badauds aux plus illustres, tous les spectateurs étaient captivés. Certains même rajoutèrent une certaine passion à l'évènement de la journée, comme Tyrion Lannister qui scanda un " 50 dragons d'Or sur Ser Marpheux", suscitant un étonnement soudain, puis un nouvel élan de passion déchaînant les foules quand un parfait  inconnu releva le pari. Les yeux étaient rivés sur les chevauchées des Sers, les bêtes projetaient des mottes de terres lors de leurs foulées puissantes, les deux jouteurs verrouillaient leur coude assurant une tenue et prise de leur lance. L'impact était imminent, les respirations restèrent en suspens. Les lances se brisèrent sur les écus. Ser Josh frappa violemment l'écu de Ser Marpheux, ce dernier n'en étant pas à son premier tournoi, fit glisser la lance de son adversaire sur son écu, avant de le percuter à son tour. Ser Josh s'envola. Le Guerrier avait choisi son champion. Malgré la défaite, Ser Josh fut salué par la foule en délire, par son illustre adversaire et par le Roi, électrisé par ce combat. Le reste de la journée de joute fut plus terne, malgré quelques petites surprises.

La délégation Devayne continuait son petit bonhomme de chemin, dans les méandres de la capitale. Des liens se créaient aux fils des heures et des jours, apportant leur lot de sourires et de divertissement mais également leurs complications. Dame Esther s'entrainait en vue du tournoi de tir à l'arc, et lorsque les obligations familiales ne la retenaient pas plus que nécessaire, elle passait le clair de son temps avec Marianne, sa nouvelle confidente, la nièce de leur récent "protecteur et mentor", le Lord Arwood Harlton, toujours bon conseiller quant aux règles et dangers de la Capitale. Le jeune Héritier, quant à lui, passait ses journées à s'entrainer avec Ser Josh, et à prier au Septuaire de Port-Réal. le reste de la délégation et de son entourage vaquaient à leurs obligations. Plus libres, Tristan et Neil étaient souvent les instigateurs des relations sociales, et pas seulement lors de leur séjour à la Source de Jade.
De par leur nature enjouée et de bons vivants, ces deux-là étaient capables d'attirer à eux les plus récalcitrants, et de les faire se confier. C'est ainsi qu'ils firent la connaissance de Tygor Wyl, un noble Dornien à la recherche de "Scorpion", l'épée familiale en acier Valyrien. Apprenant par la même, que sa Némésis n'était autre que l'autre Dornien, qu'ils avaient l'habitude de croiser tantôt à l'Arbre Vert, tantôt à la Source de Jade. Ser Gennady Shannin, en plus de ne pas être gâté par la nature, ce dernier en avait également oublié l'humilité et se targuait sans cesse d'être l'un des meilleurs épéistes du tournoi, pensant sans nul doute que cela finirait par faire son effet sur celle sur qui il avait jeté son dévolu, Iris, la protégée de Tristan, et de Tygor Wyl. La tension entre les deux hommes portait tant sur l'épée que sur la femme.
Pendant leurs innombrables allers-retours entre le camp du tournoi, la Source de Jade, et l'Arbre Vert, où il fallait bien aller manger pour (re)prendre des forces, Neil et Tristan firent la connaissance dans un premier temps de la Famille Lugus, avant de les présenter au reste de la Délégation Devayne. Famille, dont le domaine n'était pas très loin de celui des Devayne, et dont la réputation d'être l'une des plus prolifiques de Westeros n'était plus à faire. Accompagnée d'une petite suite, la Maison Lugus était surtout représentée par trois personnes. La petite trentaine, Ser Naton Lugus,l'héritier, pouvait paraître être une brute épaisse aux yeux de ceux qui ne l'aborderaient pas sous un bon angle. Il était l'incarnation vivante de la devise de la Maison Lugus "Boire, Vivre et Durer", son amour pour la bonne chère, pour le combat et les femmes le rendait loquace dès lors que l'un de ses sujets de prédilection était abordé.
Orten, son jeune frère, était son parfait contraire, cultivé, subtil et avenant. Indifférent au maniement  des armes et détestant la vulgarité, c'était surtout un passionné par la philosophie et l'art, très avenant et courtois envers la délégation Devayne.
Marita Lugus était une femme faite, au regard sombre et déterminé, aux rondeurs attrayantes. Pourtant veuve par deux fois, il en émanait toujours autant de sensualité et de séduction, une prédatrice dans l'âme.
Aux fils des échanges de discussions et d'invitations à manger, les Devayne et les Lugus passaient clair de leur temps ensemble à l'Auberge de l'Arbre Vert, les liens se créant, Naton décida de rejoindre, pour la Grande Mêlée, la délégation Devayne quand il apprit que certains membres allaient participer au tournoi dans quelques jours. Le Hasard ne faisant jamais les choses à moitié,cette annonce fut suivie quelques temps après par la participation de Tygor Wyl et, via les recommandations de Dame Esther et de son protecteur Lord Harlton, Ser Sehok vint compléter le cercle des 7 combattants de la Délégation Devayne.
Ce fut au tour de Dame Esther de rentrer dans la danse, tant pour le tournoi que pour son sens du relationnel. Les jeunes nobles allèrent soutenir cette dernière lors de l'épreuve tant attendue du Tir à l'arc. Accompagnée de son instructeur, Raffa, elle fit une prestation remarquable et remarquée, au point de troubler le temps d'un tir, le légendaire Thoros de Myr, qui survolait l'épreuve, s'octroyant le luxe de tailler la bavette avec...Neil. A la surprise du groupe, ces deux là se connaissaient depuis la révolte des Greyjoy. Dame Esther passa le premier et le second tour, ce qui pour une première participation était plus qu'honorable, mais la barre était trop haute, même pour Raffa. C'était un art à part entière et certains y excellaient. Dame Esther, contente de sa participation, et d'avoir pu côtoyer certains parmi les meilleurs de tout Westeros, passa l'une de ses meilleures journées à la Capitale.
Lors d'un des repas avec la maison Lugus, accompagné de Tygor Wyl, Dame Esther ne put s'empêcher de remarquer, les regards furtifs que certains leur lançaient, comme par exemple le fameux Dornien ayant en sa possession "Scorpion", Ser Gennady. Mais surtout son attention fut attirée par un vieux Ser maugréant au comptoir de l'auberge. Si beaucoup l'ignoraient ou se moquaient, Dame Esther éprouva de la compassion à son égard, et suite à une missive écrite à la va-vite sur la table, puis transmise par l'un des gardes l'escortant, la délégation fit la connaissance de ce personnage haut en couleur, Ser Joris Terre-Neuve. A qui voulait l'entendre, il se déclarait être la Némésis du fourbe Lord Archay, dit "le Renard". A ce nom beaucoup se remémorèrent que c'était ce même personnage qui était suspecté d'être derrière les incidents survenus depuis l'Auberge sur le chemin de Port-Réal. Ser Joris prétendait savoir où se cachait ce félon et qu'il aurait enfin sa vengeance. Prompte comme à son accoutumée, Dame Esther, le coeur sur la main, proposa l'aide de la famille Devayne, pour le plus grand plaisir du jeune héritier.
Comme si cet engagement ne suffisait pas, un autre revers relationnel vint ternir la journée, mettant à contribution Tristan et Neil, pour une affaire de viol et de parenté. Victime de son succès auprès de la gente féminine, Tristan fut accusé par un forgeron d'être "l'engrosseur" de sa stupide de fille. Il fallut toute la patience et l'ingéniosité de Neil et Tristan pour démêler cette affaire, avant que cela n'éclate. Pendant ce temps, Dame Esther, s’étant entretenue avec Marianne et son oncle, Lord Arwood, revint avec de bonnes nouvelles, une soirée de chasse était organisée le Roi, et le lord Arwood avait réussi à obtenir une invitation pour les Devayne. Dame Esther rejoindrait le cortège royal, y retrouvant par la même occasion Jeyne Greystone, invitée privilégiée du Roi, quant aux autres, ils auraient tout loisir de parcourir la forêt attenante à la Capitale à la recherche d’indices sur la présence du Renard.
Si la soirée de Dame Esther fut des plus agréables, cela fut loin d’être le cas pour les autres, une nuit à galérer et à s’embourber dans la forêt, le tout pour revenir bredouille au milieu de la nuit, annonçant une journée sous de mauvais auspices, et pire, pas n’importe quelle journée qui plus est, c’était celle de la grande Mêlée. Des tensions commençaient à poindre.
Au milieu de la matinée, accompagnée des Lugus, la délégation Devayne honora l’engagement pris par Dame Esther d’assister Ser Joris. En suivant les indications et les éléments à leur disposition, les jeunes compagnons se retrouvèrent au milieu d’une clairière, au bout de laquelle, sortant des bois, Ser Clayton Archay fit son apparition, tout à fait surpris en découvrant cette délégation accompagnant le vieux Ser. Orton Lugus tenta de le rassurer en faisant référence à son père, mais l’effet escompté fut chassée, par la charge de Ser Joris, criant à tue-tête qu’il allait le pourfendre. Ser Archay, peu désireux de combattre, resta quelques temps sur la défensive, repoussant sans violence les tentatives de Ser Joris, qui n’entendant pas raison, poussa le Renard dans ses derniers retranchements. A contrecœur, Ser Archay frappa Ser Joris, qui s’écroula entaillé profondément. Le groupe se rapprochant de Ser Joris gravement blessé, Ser Archay prit la fuite. Tristan s’élança à sa poursuite, avant d’être sommé d’arrêter par le jeune Tobyas. Il tenta de passer outre l’ordre, mais une deuxième injonction le stoppa dans son élan. Il essaya de justifier la poursuite de Ser Archay, mais la volonté de Tobyas était toute autre, et nulle discussion possible. La conversation était close. Les tensions accumulées éclatèrent et le groupe se sépara, les uns partant sans les autres.

    Le reste de la journée fut consacrée à la Grande Mêlée, tensions mises de côté, les Sept « champions » de la délégation Devayna foulèrent l’arène. Et d’entrée, ceux qui les prirent pour cible facile en eurent pour leur frais. Les autres formations, qui se succédèrent, se brisèrent à leur tour face aux attaques du jeune Tobyas, de Ser Vayon, dont les coups tranchèrent dans le vif ses adversaires, les amputant et les blessant mortellement, par Ser Josh et par le colossal Ser Sehok.
Même si les compagnons furent éliminés au fur et à mesure, la délégation tenait bon, et suscitait l’étonnement et l'engouement auprès des spectateurs, malgré la fourberie de Tygor Wyl qui n’abdiqua pas lors de sa première blessure. Décidemment les Devayne étaient plein de surprises. L’après-midi passait sous les bruits métalliques, épées contre boucliers, épées contre armures, et les cris de douleurs, lorsque les armes entaillaient, tranchaient, pourfendaient les chairs. A la fin de l’après-midi, il restait sept guerriers, les cinq combattants de l’équipe royale, Ser Jaime Lannister, Ser Barristan Selmy et Sa Majesté Robert Barathéon, pour ne citer qu’eux, et en face, Ser Josh et Ser Sehok. La délégation Devayne était en finale, face au Roi. La foule était transcendée. Les combattants se jaugèrent du regard, puis Sa Majesté se démarqua, et avança vers les deux derniers adversaires, les mettant clairement au défi. Après une courte pause, qui sembla une éternité, Ser Sehok s’avança vers le Roi, le dépassant de son imposante stature, avant de plier genou devant lui. La foule surprise exulta devant cet heureux dénouement.

La soirée touchait à sa fin, de même que le tournoi en l’honneur des onze ans du jeune Joffrey Baratheon.
Une dernière épreuve attendait la jeune délégation Devayne. Le repas de clôture. Toutes les familles vassales ayant participé de près ou de loin étaient conviées au banquet. Des tréteaux et des planches avaient été demandés et installés pour permettre aux familles les plus modestes de participer. Avant le repas l’alcool coula à flots, tout comme les flagorneries et autres chuchotements assassins. La famille Devayne, tenta de se faire discrète en restant un peu à l’écart, mais certains venaient les féliciter de leurs prestations, et d’autres tout simplement afin d’être vus à leur côté. Sa Majesté Robert Barathéon, entra dans la pièce, suivi par la reine Cersei Lannister, et de leur suite. Il invita d’un geste les convives à regagner leur place afin de faire un bref discours, l’appel de la bonne chère et de l’alcool devenant de plus en plus bref. Les Devayne s’étaient vus installés beaucoup plus près de la table d’honneur, que leur rang ne l’aurait permis en d’autres circonstances.
Comme tout le monde s’y attendait, le discours du Roi fut court et concis, il remerciait tous les participants d’être venus, et d’avoir rendu cet heureux évènement des plus vivants, il remercia certaines familles pour les cadeaux offerts en l’honneur de son fils et d’autres pour leur prestation. Le malaise se fit sentir chez les Devayne lorsqu’ils furent cités par le Roi. Cela en était définitivement fini de toute incertitude de savoir s’ils avaient finalement réussi à se sortir de ce tournoi sans trop se faire remarquer. Et encore ils étaient loin de se douter de la suite. Alors que les festivités allaient enfin débuter, un nouvel esclandre éclata. La famille Dannett n’en avait pas fini avec les Devayne. Mais à la plus grande surprise de l’assistance et des Devayne, cet élan de contestation et d’accusation ne provenait ni du mestre Derris, mais de la demoiselle accompagnant le marchand de la délégation Dannett, Ruben Piper. D’un physique particulièrement agréable, malgré la haine et le dégoût qui marquèrent son visage, Tristan, et Neil, entre autres, la reconnurent derechef. Il s’agissait d’Iris, la prostituée favorite de la Source de Jade. Malgré le mécontentement de sa Majesté, elle enchaîna sa diatribe envers les Devayne, il lui intima l’ordre de se présenter, ce qu’elle fit en révélant sa véritable identité, c’était la fille du Lord Dannett. Cette annonce en surprit plus d’un, mais une fois l’effet de surprise passé, et pressé de ripailler, le Roi coupa court à cela, la prévenant de ne pas poursuivre sur cette voie si d’aventures, elle ne voulait pas finir au Donjon Rouge. La colère l’emportant, Iris ne tint pas compte de cet ultime avertissement, et malgré les timides protestations, pour la forme, du mestre et du marchand, fut arrêtée. Pour occulter rapidement cette interruption ayant jeté un froid, Le Roi Robert lança les festivités de telle manière à ce que rien ni personne n’ose à nouveau interrompre cette soirée. Malgré des regards noirs, des messes basses visant les Devayne, le reste de la soirée fut comme l’escomptait Sa Majesté : nourriture et boissons et des rires par ci par là.

    Un tragique incident vint souiller la fête, au petit matin, le corps sans vie du marchand Ruben fut retrouvé, ses trois gardes du corps non loin déclarèrent ne pas avoir vu quoi que ce soit avant le tragique assassinat de leur employeur.

  Le Terrain du Tournoi grouillait comme une fourmilière déchaînée. Les tensions étaient palpables, les festivités achevées, les tentes se démontaient et les paquetages se fermaient le plus vite possible, comme si Port Réal devait être fuite sous peine de malheurs. Les gens, de petites et de bonnes familles, s'affairaient ici et là pendant que leurs domestiques faisaient le nécessaire pour accomplir leur dernière mission, à Port Réal, dans le délai imparti, qui se désagrégeait plus ou moins vite selon les sautes d'humeurs de leurs maitres.
 
Neil avait une dernière danse à mener, et accompagné de Dame Esther, et de Ser Vayon, en chaperon, tous se rendirent dans la ville basse. Un dernier coup de main à donner, un service à rendre, ou peut-être une dette à s’acquitter. De nombreux mystères planaient autour de Neil Mallister. La petite délégation rencontra Ser Kevan Manning, dont le mariage à venir avec une dame influente, mais non aimée, était menacée par sa favorite. Des sentiments entre Ser Kevan et la dame de compagnie s’étaient crées, et la beauté de l’amour manifestée par la grossesse de cette dernière. Mais ici à Port-Réal le beau était toujours source de conflits, complications et autres dangers. Neil, de par l’entremise de ses contacts, Chataya et sa fille Alayaya, maîtresses et propriétaires d’une des plus lucratives maisons closes, réussit à approcher la jeune femme enceinte, et de par le savoir faire et la gentillesse de Dame Esther, la jeune femme fut convaincue de partir loin de la capitale et de son amour. Une fois rassuré sur son honneur discrètement sauvé, Ser Kevan remercia chaleureusement les jeunes nobles, heureux d’échapper au déshonneur, voire pire.

      Il était temps de quitter Port-Réal. Plus que temps même. La Délégation Devayne fut rejointe par celle de la Maison Lugus, et celle,  plus réduite qu’à son arrivée, de la famille Dannett, dont Iris, avec laquelle Tristan s’entretint à l’écart. Plus surprenant encore, la délégation du Lord Arwood s’y ajouta, mais surtout, Jeyne Greystone, escortée par l’écuyer de la Main, Godric Donnerly, et  Ser Sehok, chargé de sa sécurité suite à la demande avisée du Lord Arwood, et de leurs suites  et autres hommes d’armes. Le reconnaissant Ser Kevan profita de l’occasion pour faire un petit bout de chemin avec cet illustre cortège.
Si l’arrivée des Devayne avait eu autant d’impact que l’arrivée de paysans des environs, leur départ fut l’objet de curiosité des badauds et autres modestes familles. Indéniablement avec tous les évènements intrigants et leurs exploits, cette quinzaine avait été marquée par la Délégation Devayne. Déjà les esprits tournés vers le retour sur les terres du Lord extrapolaient « l’accueil » que ce dernier leur réserverait. Et lorsque cela était exprimé de vive voix, des rires forcés se faisaient entendre. Ils avaient survécu à Port-Réal et ses pièges, du moins le pensaient-ils en partie, et forcément ils repensèrent tristement au jovial Osmund, mort dans d’étranges circonstances, et les appréhensions du moment se tournèrent désormais vers Lord Jeffray.
       L’intimité de leur chariot  leur permit de mettre à plat leur ressenti, et de faire le point sur les derniers éléments et les suspicions qui taraudaient certains membres de la délégation. Les conversations allèrent bon train, tantôt avec les différentes personnalités du cortège, tantôt entre eux. Des rouages se mettaient en branle, et un sentiment de malaise croissait. Certains ressentaient en leur for intérieur une grande menace planée. Tristan en était le porte-paroles, son esprit vif et analytique, ayant déjà fait ses preuves à maintes reprises, remettait les pièces du puzzle en place. Jeyne était en danger. Un noir complot l’enveloppant. Qu’elle soit conduite sur les terres de Donnerly n’avait rien d’anodin. De nouveau des dissensions apparaissaient au sein du groupe quant à la marche à suivre.

    L’obscurité commençait à tomber, tout comme les températures, il était l’heure de faire halte. Le noble cortège arriva à une auberge, dont la gérante  devant tant de hautes personnalités, fit migrer ses clients vers les étables voire en chassa les plus pouilleux. Attablés entre eux, les jeunes nobles tentèrent de discuter, mais en vain. Le ton était froid, l’ambiance tendue. Le désaccord entre Tristan et le jeune héritier dont les décisions, mûrement réfléchies après de longs silences, étaient connues pour être immuables, accentuait cela et la rupture menaçait de faire éclater le groupe. Il fallut toute la sagesse et le calme de Mestre Kaano, qui n’appréciait jamais son vin lorsqu’il y avait des tensions parmi ses protégés, pour tempérer et apaiser les tensions. Les interventions de certains nobles venant trinquer avec eux, les rappelèrent à l’ordre et à la bienséance, rien ne devait transparaître. Ser Kevan égayé par quelques verres leur annonça qu’il les invitait à son mariage, avant d’aller célébrer le retour au bercail à d’autres tables. Ser Sehok les rejoignit pour trinquer avec, de plus en plus à l’aise avec certains, mais il fut couper dans son élan, par un Donnerly des plus espiègles, ravivant la flamme de la méfiance chez certains Devayne. Il lança une invitation à aller séjourner et festoyer quelques temps, dans le château des Bartheld. A l’évocation de ce nom, Mestre Kaano se renfrogna, tout comme Dame Esther dont le sourire s’estompa quelques secondes.
Etant absent, l’ancien Lord Bartheld, père de Mestre Kaano, aurait sollicité Donnerly afin de convier les Devayne dans son ancienne demeure. Une fois le message transmis, courtoisement Donnerly prit congés.
Cela en était de trop. Tristan fut pris de douleurs intestinales, certainement dû au surmenage, à l’accumulation de fatigue ces derniers temps, et un seuil de tolérance au stress dépassé. Devant l’inquiétude des siens, il regagna sa chambre, boitant plus qu’à l’accoutumée et titubant à plusieurs reprises, manquant de défaillir. Pendant son absence, il fut le centre d’intérêt de la discussion, son état et ses états d’âme. Si l’héritier se montrait inflexible, sa jumelle, éprouvant beaucoup de peine et d’inquiétude à son égard. Elle alla s’enquérir de son état. Quelques minutes après, elle fit venir Mestre Kaano. Et quelques instants plus tard, les deux redescendirent, l’air pensif pour l’un et l’air irrité pour l’autre. Tristan, certainement dans un élan de dépit, avait simulé son état, au point de se taillader, peu habilement, pour mêler du sang à sa bile vomie dans un pot de chambre. Cette découverte acheva de plomber l’ambiance du groupe, qui alla se coucher. La nuit portera conseil et apaisera les cœurs et esprits, du moins l’espéraient-ils.

   Au chant du coq, les jeunes nobles se réunirent pour déjeuner. Nul ne pipait mot, et la journée semblait se diriger dans la continuité de la veille. Mestre Kaano rompit le silence, et creva l’abcès. Tristan et ses partisans furent sermonnés, il leur fut reproché leur comportement et leur prise de position. Si le sermon fut bien accueilli par les autres membres de la délégation, ceux visés par ce dernier, feintèrent leur approbation. Ils se sentaient comme seuls au monde, exclus, incompris, et également irrité par l’immobilisme du futur héritier. Sectaire et fermé au dialogue comme son père, écrasé par la pression du paraître aux yeux du Lord et en perpétuelle quête de l’approbation de ce dernier.
La vie se réveilla au sein de l’auberge, et après s’être sustentées, quelques personnes du cortège finirent leur paquetage et s’en allèrent, pendant que les Devayne et autres personnalités constituant le gros du cortège continuèrent de manger, chaque délégation à sa propre table, comme profitant de cette bulle d’intimité pour discuter de ce qui ne pouvait l’être en public.




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Dernière édition par Snow le Jeu 19 Fév 2015 - 16:50, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Histoire récentes et Maison Devayne (fief des pj)   Lun 16 Fév 2015 - 11:29

Le 1 VII 297

Il était temps de reprendre la route. La collation du petit déjeuner ingérée et une brève mise au point effectuée sur les évènements de la veille, les nobles et leur nouvelle "escorte"  décidèrent de reprendre la route. Le petit convoi quitta l'auberge et se mit en route vers Grand Cerf, demeure de la maison Bartheld, après tout des soins devaient être prodigués et il était de bon ton de voir où se passeraient les festivités du mariage prochain de Ser Kevan Manning. Le périple leur fit découvrir l'horreur de la folie. L'ancien Seigneur avait marqué de sa démente empreinte les terres du domaine. Quel contraste avec la réputation de la famille bartheld. Les orgies et soirées arrosées étaient désormais les premières choses auxquelles on pensait à l'évocation de ce fief, occultant le tragique passé du domaine.

   Comme escompté, la débauche et l'ambiance légère accueillirent l'arrivée des jeunes Nobles. Mais derrière ce voile de promesses et de plaisirs, différentes intrigues s'enlacèrent, et des tensions entre les jeunes nobles resurgirent. Jeyne en était la trame. Source de toutes les attentions, elle enflammait les pensées. Mais pour qui s'en éloignait, d'autres rumeurs murmuraient ici et là. Après un court séjour sur ces terres boursoufflées par la Folie puis la débauche, Les Devayne et leurs "nouveaux amis" reprirent la route vers la dernière étape, avant que chacun ne reprenne son chemin et sa destinée. Indéniablement après ce périple à Port-Réal, les fils du destin de certains s'étaient emmêlés ou liés. L'heure de la séparation approchait, et l'idée de perdre, à plus d'un titre, Jeyne échauffait les pensées et  les plans de sauvetage de Tristan. Mais son esprit fut vite rattrapé par la réalité. Lors d'un détour du chemin, les éclaireurs remarquèrent de vils "brigands" tapis dans les hautes herbes et les fourrés, prêts à fondre sur le cortège. Pauvres fous désabusés. Aux vues du nombre de chevaliers et autres hommes en armes accompagnant la délégation des Devayne et de leurs compagnons de route, cela était du suicide. Cependant ils étaient prêts à en découdre, Raffa le comprit aussitôt et sacrifia sa position stratégique pour en avertir le convoi. Sans hésiter, il abandonna la sécurité offerte par la végétation pour offrir aux hommes la possibilité de se préparer au combat. Sa "récompense" ne se fit point attendre, une multitude de flèches plut vers lui, et plusieurs l'empalèrent dont certaines pénétrèrent profondément ses chairs pour atteindre des organes et autres points vitaux. En dépit du danger, folle de colère, Dame Esther chargea, décochant autant de flèches que possible, et se rua vers le corps déjà refroidissant de Raffa. Les brigands défaits très rapidement, vu le surnombre de leurs opposants et la mort frappant nombre d’entre eux, prirent courageusement leurs jambes à leur cou. Dame Esther et Mestre Kaano étaient déjà autour du corps agonisant de l’éclaireur. Les autres membres de la délégation les rejoignirent. Dame Esther était effondrée, en pleurs, elle tenait la main de Raffa, lui interdisant de la quitter. Nul n’osa intervenir, ni dire quoi que ce soit, laissant le Maître et l’Élève dans leur dernière communion. Les lames roulèrent sur les joues juvéniles et rougies par le chagrin de Dame Esther avant de tomber sur la main sans vie de Raffa. Le nuage couvrant le soleil  fut chassé par une douce brise, le soleil illumina la scène. Raffa ouvrit les yeux et prit une longue et douloureuse inspiration. Tout le monde resta figé, sous le choc de ce revirement de situation, tous savaient que l’éclaireur était mort quelques instants plus tôt. La joie prit rapidement le pas sur la surprise, et après avoir installé ce dernier dans l’un des chariots du convoi, on se hâta de reprendre la route. Il y avait eu un miracle, c’était indéniable, mais l’éclaireur n’était pas sauvé pour autant, sa condition exigeait des soins intensifs et un repos mérité dans un vrai lit. Chose impossible ici.

La suite du périple fut calme, et au fur et à mesure que le temps passait et la distance avec les terres Devayne diminuait, les départs du convoi se multiplièrent, pressés de retrouver leur terres et leurs proches, pour y narrer leurs exploits dans la Capitale. Si certains auraient pu passer inaperçus si ce n’est la bienséance de les remercier de ce bout de chemin effectué ensemble et de leur souhaiter bonne route, certains adieux furent plus longs et plus chaleureux. Voire douloureux, comme celui de Jeyne, avec celui que les jeunes nobles  Devayne considéraient comme un fêlon. Ce départ tarauda et mina en son for intérieur Tristan.

La Délégation Devayne, désormais accompagnée de la jeune Dame Yvenn Tullison, et de son frère, le Lord Dunstan Tullison, arriva aux portes du château. La dure réalité les rattrapa derechef. A peine installés, les jeunes nobles furent convoqués dans la salle d’audience. Le Lord Devayne les y attendait, le visage fermé, une missive à la main. Cela n’augurait rien de bon.









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Dernière édition par Snow le Lun 16 Fév 2015 - 12:06, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Histoire récentes et Maison Devayne (fief des pj)   Lun 16 Fév 2015 - 21:12

La nuit allait être longue et agitée. Le ton du Lord était sans équivoque, reflet brut de décoffrage de son mécontentement. Une seule et unique instruction leur avait été laissé avant leur départ pour la Capitale : Ne faîtes pas parler de vous. Echec cuisant de la jeune délégation qui avait brillée tant lors des tournois que par leurs mésaventures avec la famille Dannett. Le Lord était hors de lui. Sa compagne tenta de l’apaiser, mais le résultat était mi-figue mi-raisin. Tous connaissaient le caractère fougueux du Lord, il fallait qu’il déverse tout ce qui le rongeait.







La missive leur fut lue, et suite à cela, dans le cadre de cette réunion intimiste, le Lord Devayne leur révéla son sombre secret, et sa déconvenue lors des présentations avec le Roi.Il était dès lors comme marqué par un fer rouge, et les yeux de la Cour et de ses intrigants s’étaient désormais posés sur les siens. Le reste de la soirée fut une succession de râlements, de critiques, de remises au pas. Pour certains, le séjour à la Capitale avait été moins stressant que les retrouvailles familiales. L’orage allait passer, comme d’habitude. Mais comme d’habitude, il laissa des traces chez les jeunes nobles, perdus dans leurs pensées quant à la suite des évènements.  
Le lendemain fut morose dans le cœur de chacun, et pour d’autres, l’inquiétude de la réunion du soir, à venir, quant aux différentes réformes à présenter au Lord pour la conduite du fief, finissait de saper le moral. La journée se passa rapidement, très peu de contacts entre les jeunes Devayne, comme si éviter les autres les préservaient un peu plus dans leur bulle de quiétude. Le seul vraiment enjoué était le mestre. Rien de telle que la routine du château pour lui faire retrouver le moral et son entrain. Du vin et Dame Yvenn. Que demander de plus ?
Le repas du soir arriva et avec lui  la réunion d’intendance. Au milieu du repas, le Lord quitta la table entrainant avec lui, Neil, Dame Esther, et Mestre Kaano, pour ce qui allait être certainement les deux heures les plus longues de leur existence. Certains profitèrent de ce départ, pour s’éclipser à leur tour. La vie retrouvait ses bonnes vieilles habitudes.
Ou pas… A croire que depuis l’émancipation de la jeune délégation vis-à-vis du cocon familial, les choses ne seraient plus jamais les mêmes, et que les tracas seraient désormais leur lot quotidien. Un manant, un manchot en haillons,  fit interruption dans la cour du château. Après quelques échanges avec Tristan, et ensuite Ser Vayon Lefford, il s'avéra qu'il s'agissait d'un dénommé Trea, vétéran de guerre de la famille déchue Tirgan. Il exigea de s'entretenir avec le Lord d'une affaire vitale. A défaut d'être vitale, cette affaire était plutôt morbide, un quadruple meurtre et un enlèvement. Sous bonne escorte, après avoir fini de tout raconter, à son plus grand regret à Tristan et Ser Vayon, il fut conduit devant l'assemblée Devayne. Le Lord Devayne vit en lui l'ancien guerrier qu'il fut, et lui accorda plus d'estime que sa condition ne pouvait prétendre. Trea fut respectueux face au guerrier Lord, et de manière concise fit le résumé de la situation. Une famille de modestes marchands fut retrouvée noyée en leur demeure, et il s'avérait que ces derniers lui devaient la somme de 15 cerfs d'argent. Une fortune pour Trea. La tentative de requête d'être remboursé  par le Lord  fut éventée et avortée dans l'oeuf.  
   Les jeunes héritiers et leurs compagnons, ainsi que Dame Yvenn et Dame Morgan, vexée d'avoir été abandonnée tout ce temps par Dame Esther, se décidèrent d'aller enquêter, bien décidés à démêler la situation dans les plus brefs délais. Et malgré l’heure tardive, et les rechignements  du casanier Mestre Kaano, ils prirent la direction du port. Une fois les badauds écartés par la simple vue de Ser Vayon, la délégation Devayne pénétra dans la modeste demeure, pendant que ce dernier s’entretenait, pour un débriefing, avec les deux miliciens pressés de rentrer chez eux. Les corps, au nombre de quatre, avaient été déplacés dans la pièce principale, mais avaient toujours les mains et les pieds entravés par des cordes. Le constat fut simple: noyés dans leur propre bassine. Ser Vayon rejoignit le groupe et leur fit part d’une femme d’un âge certain ayant été aperçue par plusieurs « témoins », une femme borgne et boiteuse. Informations prises,  Il fut décidé un examen minutieux des corps par Mestre Kaano et Dame Yvenn, pour le plus grand plaisir – des yeux également – du Mestre, cette dernière maitrisait ce champ de compétences. Même si le Mestre faisait preuve d’une maitrise des gestes et d’un professionnalisme sans faille, tranchant avec son habituel comportement, Dame Yvenn, quant à elle, était loin d’en démériter. Il s’avéra qu’il n’y avait eu guère trace de lutte sur les corps du père, mère et du plus jeune des garçons. L’ainé, quant à lui, malgré des liens desserrés, présentait de multiples ecchymoses au visage, coups portés certainement pour l’empêcher de se débattre. Subsistait le mystère de la disparition de la cadette.
      Pendant ce temps, Dame Morgan, pleine de surprises, aperçut la fameuse veille au milieu de la foule amassée de curieux et autres voyeurs sordides, Tristan, quant à lui, repéra un homme un peu en retrait, tentant de faire croire qu’il ne s’intéressait pas à la maison ni à la récente arrivée du groupe. Ce dernier se scinda, Dame Esther, Dame Yvenn et Dame Morgan se dirigèrent directement  vers la vieille, alors que Tristan, Neil et Ser Vayon prirent l’étrange individu en tenaille, lui coupant toute possibilité de fuite, contrairement à deux autres individus, qui ayant compris ce qui se tramait, décampèrent au grand dam de Neil et Tristan.
Au beau milieu de la nuit, le guetteur, Nima, fut présenté au Lord Devayne, fraîchement réveillé, et d’une humeur plus massacrante qu’à l’accoutumée, comme si cela était possible.
Le procès à huis clos porta ses fruits, Nima révéla le contexte. Il suivait le traitre Tirgan, servant de livreur de denrées aux hommes de ce dernier, il prétendait par ailleurs connaître certains emplacements de camps dans la forêt. Il expliqua que l’ainé de la famille défunte trainait avec des hommes louches, et que cela avait fini par lui être fatal. Mais surtout il raconta que depuis peu une nouvelle faction de gens en armes avait rejoint Tirgan, et que la donne avait changé. Malgré des ressources de plus en plus importantes, des sommes d’argent et des armes avaient été livrées aux scélérats Tirgans, Manfrey ne supportait plus les nouvelles conditions et avait émis à plusieurs reprises des regrets au point d’évoquer le départ de la région.  
Quelque chose couvait dans les ombres, et cela ne présageait rien de bon. Plus de questions que de réponses étaient apportées à la lumière de ces derniers éléments.
Nima fut condamné pour trahison, et pour son amende honorable il devrait faire en sorte de fournir les informations nécessaires à l’éradication du problème. Bien sûr, le temps étant compté, un ultimatum fut dicté : Par jour passé sans élément probant, un doigt lui serait coupé, une fois les dix doigts tranchés, ce serait au tour des bras, et pour finir la décapitation. Treize jours de sursis. Il fut conduit dans sa cellule, le laissant profiter des dernières heures de la nuit pour repenser à la situation, réfléchir à ce qu’il fallait faire pour contenter le Lord Devayne, le seul et unique seigneur des terres, et surtout profiter encore un peu de ses dix doigts. Au réveil, la lame du Ser Vayon le saluera en lui amputant un premier doigt.

Les jeunes nobles regagnèrent leur lit, éreintés par cette nuit, et par la conscience d’une menace grandissante en leur domaine.


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Dernière édition par Snow le Mer 18 Fév 2015 - 18:30, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Histoire récentes et Maison Devayne (fief des pj)   Mer 18 Fév 2015 - 15:16

Bon ben partage via Onedrive fichier trop volumineux par mail

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MessageSujet: Re: Histoire récentes et Maison Devayne (fief des pj)   Jeu 19 Fév 2015 - 16:39

Port-réal fini.. Histoire Devayne mise à jour jusqu'à la prochaine aventure Smile

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MessageSujet: Re: Histoire récentes et Maison Devayne (fief des pj)   Mer 2 Sep 2015 - 15:38

Peu avaient trouvé le sommeil, la quiétude de leur fief rompue, une nouvelle fois, à cause de ce sinistre massacre. Cette froide exécution ne pouvait rester impunie, et nul parmi la Délégation ne voyait les choses autrement.
Après un sommaire déjeuner, la Délégation, dont la motivation avait été renforcée par les nouvelles, prit la direction de leur unique piste, le bac. Après une conversation menée tambour battant par le duo Dame Esther et Neil, Kreston leur apprit que récemment plusieurs groupes d'individus avaient franchi la rivière, faisant même parfois des allers-retours. D'ailleurs certains peu méfiants ou faisant fi de la présence de ce dernier, il faut dire que sa condition avérée d'alcoolique émêché pouvait faire baisser sa garde à plus d'un, avaient évoqué "le Bâtard".
Une fois la rivière traversée, la délégation se sépara en deux groupes, Dame Esther et Neil, sous très bonne escorte, prirent à gauche tandis que le reste de la Délégation s'engagea sur le chemin serpentant à droite.
Après quelques temps de trajet, Dame Esther et Neil n'ayant pas trouvé davantage d'indices, décidèrent de rebrousser chemin et d'aller attendre leurs compagnons au château.

   De leur côté, les compagnons pénétrèrent l'orée de Fleuve-l'épine, ce domaine autrefois sous la coupe de la Famille Orell, avant qu'un terrible fléau ne le frappe. Une sombre réputation couvait ce territoire, et malgré cela des pistes récentes pouvaient être décelées ici et là, montre d'activités et d'allées et venues. De nombreuses roses sauvages poussaient le long des chemins, mais elles aussi témoignaient d'une activité humaine. Au détour d'un virage, la délégation s'arrêta, certains de ses membres pressentant quelque chose. Une flèche fut tirée pour faire sortir l'individu les épiant.
Après quelques échanges et éclaircissements, se ponctuant par l'intervention musclée de cet individu pour stopper l'un de ses camarades fraichement débarqué et qui s'apprêtait à charge les jeunes nobles. Il se prénommait Brandon Rivers, et était en quelque sorte l'un des gardiens de ce lieu.
Il conduisit le groupe au village désormais caché et ignoré de tous, et plus précisément au manoir de ce dernier, Rosemanoir.




Le village et les jardins étaient entretenus, nul n'aurait pu imaginer trouver ce lieu en cet état. Protégés par la malédiction du Fleau, entretenue à ne pas en douter par certains commerçant avec "l'extérieur",  les villageois vivaient de leur agriculture et d'un peu de commerce. Le Fléau avait disparu depuis quelques temps déjà, mais avait laissé sa marque sur certains, des difformités et autres pustules étaient perceptibles.
Malgré ces marques du destin, les villageois vivaient paisiblement et ne voyaient pas forcément d'un bon oeil l'arrivée de ces étrangers, seule la présence de Brandon Rivers apaisait quelque peu la méfiance et l'inquiétude.
Brandon les conduisit jusqu'à Rosemanoir, en leur indiquant qui était le doyen et "Seigneur" de ces terres, avant de les présenter à ce dernier, Miles Tanry.

    Là-bas, Tristan prit les choses en mains et de par son statut particulier et son bagout légendaire, réussit tout de même à tirer quelques informations quant à la situation de ce village, mais également concernant le groupe de criminels qu'ils recherchaient. La survie de la petite Nenette en dépendant.
Les jeunes nobles, sous la houlette d'un Tristan motivé et curieux, comme à son habitude, firent bonne impression. Et donc peu de temps après s'être vu offert de quoi se sustenter et d'avoir pu se relaxer un peu, pour certains cette escapade équestre tournait à la tourmente, la délégation Devayne, non sans avoir promis de revenir, repartit vers son propre fief.
Brandon Rivers les ramena vers le lieu de leur rencontre, qui avait failli tourner à la confrontation suite à la flèche décochée impulsivement. De là ils pouvaient retrouver leur chemin jusqu'au bac pour retourner au chateau.
Sur le chemin du retour, les échanges allaient bon train, certains spéculaient sur le contexte et les éventuelles ramifications de tout ce qui leur arrivait ces derniers temps, d'autres, pour ne pas dire Tristan, évoquait l'intérêt stratégique et économique de ce fief ignoré de tous, il imaginait déjà ce domaine agrandir celui de son père.

En haut d’une butte, avant d’amorcer la descente vers le bac, la délégation remarqua un groupe de cinq individus en contrebas. Ce qui attira cependant le regard de certains était un grand sac en toile de jute que tenait l’un des cinq manants. En effet, il était clair à la tenue de ces derniers qu’il s’agissait de viles brigands, détrousseurs de voyageurs et apparemment meurtriers et kidnappeurs d’enfant. Le sac en question était grand, volumineux et semblait bien lourd. De quoi contenir en fait une petite fille. Ni une ni deux, les deux groupes, s’étant repérés quasi-instantanément, chargèrent.
Les jeunes nobles de la Famille Devayne, ayant mis pied à terre, finirent d’aller à l’encontre des brigands. Dame Tullison fit de nouveau usage de son arc pour en faucher un d’un trait meurtrier. Le combat s’engagea sans autre préliminaire. La médiocre qualité de l’équipement des brigands ne dépareillait nullement avec leurs compétences martiales.  
Tristan en profita pour faire usage de sa lance, au plus grand étonnement de ses compagnons. L’espace d’un instant, Tristan le bon vivant, Tristan l’éloquent, se transforma en Tristan le pourfendeur de mécréants. D’un geste fluide, maîtrisé, il asséna un unique coup à son adversaire, mort avant de toucher le sol. Les adversaires tombèrent les uns après les autres face à l’assaut de la Délégation. La Justice s’exprimait.
Seul le chef des brigands, dont l’équipement sortait légèrement du lot, fut épargné, quoique bien blessé d’un coup de taille lors d’un échange où il vit la lame de sa hache glisser sur l’armure de son adversaire. Voyant ses compagnons se faire tuer, et devinant qu’il ne pourrait vaincre ses adversaires, il tenta le tout pour le tout et lâcha sa hache. Il avait choisi : la reddition.
  La petite Nenette en état de choc,  à la limite de l’inconscience, affamée et déshydratée fut libérée du sac. Dame Tullison la prit sous son aile pour la réconforter, pendant que les autres surveillait le chef vaincu, un dénommé Gerehm. L’interrogeant sans trop de retenue, la délégation découvrit la triste vérité : Nenette fut la seule survivante de la famille du vendeur de tissu Sorven, dont la capture et le simulacre d’exécution avaient été orchestrés par Fahnir, le fils aîné. Les intimider afin de mieux les dépouiller. L’argent était le seul motif de tout ceci.
Un plan des plus simples et des plus efficaces pour remplir leurs bourses, se disaient ils.Mais les choses avaient mal tourné, et la famille, y compris Fahnir, fut éxécutée, alors que la petite Nenette fut kidnappée.

Le groupe fort de la libération de la petite Nenette choyée par Dame Tullison, et de la capture du chef des mécréants reprit la route en direction du château. La sensation du devoir accompli se lisait sur la plupart des visages.


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MessageSujet: Re: Histoire récentes et Maison Devayne (fief des pj)   Lun 28 Sep 2015 - 15:57



Mais l'euphorie fut de courte durée. Une fois le bac franchi, Kreston leur apprit qu'il y avait eu du "grabuge" pendant leur absence. Une étrange délégation comprenant des membres servant la Main mais également des traque-sang, milice au service de la Reine, s’était présentée au Lord. Sous les ordres de Ser Franck Hightower, se présentèrent Ser Gorne Templeton, Owen Noroit, le patrouilleur, Rufus Stilbois et Xhondo Dhoru.
Ils s’étaient présentés au Lord Devayne, afin de faire part de leur requête, et clairement  ce n’était que pour la forme, prenant un peu de haut le fief des Devayne.
Quant au groupe cherchant le « batard », il y avait dû se passer quelque chose. Des tensions ? De la traîtrise ? Quoiqu’il en soit le groupe, après avoir fait leur basse besogne, avait vu ses membres se retourner les uns contre les autres. Estella Yoros, qui n’était autre que la sœur de Sed Yoros, et Nestor Bettley, grièvement blessé, s’étaient vus attaqués puis traqués par les autres, qui, rapidement lassés des recherches, allèrent se réfugier de la soif à l’Auberge du Braave. Bien que rassuré plus tard sur l’état de santé de sa sœur, et de sa sécurité, Sed Yoros fit montre d’énormément de maitrise face à ces chiens fous et d’agir de manière détachée.
La présence de tous ses personnages au sein de Vieille Halte et de Sur-Repos ajoutait à la tension déjà palpable avec la série d’évènements tragiques.

La Délégation Devayne se sépara, les uns allant faire le compte rendu au Lord et également tenter de faire la lumière sur la présence de la délégation de Port-Réal, et les autres partirent à la recherche d’informations en ville, tout en tentant de surveiller les chiens de guerre attablés à l’Auberge du Braave. L’ambiance y était explosive. Certains des nouveaux arrivés étaient des plus bruyants et des moins affables, ils agissaient même en terrain conquis. Les mines patibulaires et le fait d’être engoncés dans des armures lourdes et marquées par le temps et les heurts, et d’avoir pour fidèles compagnes, des armes ayant gouté à de maintes reprises le sang, amplifiait ce maelström d’hostilités et de violences.
Le fait marquant était qu’en l’instant même il semblait y avoir des divergences d’opinions et de caractère, nul doute là-dessus. Ce groupe déjà divisé après le grief avec celui de la charismatique et énigmatique Estella Yoros, et de celui qui captait toutes ses attentions, Nestor Bettley, s’était à nouveau scindé en deux tables.
Quoiqu’il en soit, même séparés, chacun des individus présents était une menace à lui seul supérieure à ce que la jeune délégation Devayne pouvait espérer gérer, que ce soit diplomatiquement, et pire encore, les armes à la main.
Il devait en être de même pour ceux présents au sein du Château de Sur-repos, cependant, leur présence même en ce lieu prouvait qu’ils avaient une approche quelque peu plus « diplomatique » et pris sous le bon angle, le feu ne pouvait, ni ne devait, être mis aux poudres. Il fut d’ailleurs rapporté que Dame Esther avait pris une toute autre dimension lors de cet évènement, certains même dirent qu’elle avait pris un ascendant concernant son « jeune » frère jumeau. Le temps donnerait raison ou non à ces murmures.

Il en était évidemment tout autre concernant les fêtards de l’Auberge. Il semblait même que pour certains, l’étincelle aurait été une bénédiction. A la limite même de la provoquer. La violence et son défouloir étaient en quelque sorte comme une seconde peau pour eux. Tout dans leurs postures, et comportements, transpirait le besoin d’exprimer cette rage. On n’entendait qu’eux, mais nul n’osait piper mots à leur encontre. Sale soirée à l’Auberge du Braave pour Sed, et ce à plus d’un titre.

Pendant que cette bruyante délégation se divertissait à l’Auberge du Braave, il fut découvert le point de chute du duo Estella Yoros et de Nestor Bettley. Ces derniers avaient trouvé refuge dans l’autre auberge de Vieille Halte, « La Fleur des Rivières ». De par son ingéniosité et ses contacts, Neil, après avoir découvert cette information, parvint à faire sortir le duo incognito, ce qui aux vues de leur charisme et prestance n’était pas une mince affaire. Nestor Bettley fut dissimulé dans un chariot, alors que la belle Estella dut se grimer un peu, enfilant de vieux habits à capuche pour dissimuler son gracieux visage. Et ainsi sans encombre, ils purent parvenir au château de Sur-repos, où ils furent accueillis par les jeunes Devayne, du moins ceux qui n’étaient pas affectés à la surveillance des autres gredins. L’arrivée du jeune « couple » suscita beaucoup d’émotions. Tout d’abord la blessure du jeune homme inquiéta  quant à son pronostic vital, mais ensuite, la beauté de ce dernier en troubla beaucoup. Mais sa vive compagne n’en était pas en reste, toute la gente masculine ne resta pas de marbre devant la beauté et la grâce féline de la jeune demoiselle. Une fois les troubles passés, le jeune homme fut conduit auprès du Mestre Kaano, qui, averti par Neil de l’arrivée imminente du blessé critique, avait déjà préparé le matériel nécessaire à l’intervention à venir. La jeune femme, très inquiète de l’état de son compagnon, fut conduite auprès de la gente féminine du château, où elle fut rassurée, entre deux trois questions, quant aux compétences du Mestre.




La soirée, bien entamée, semblait pourtant être une éternité pour ceux en mission à Vieille Halte. En effet, les surveiller aussi longtemps sans attirer leur attention était des plus éprouvants. Cela aurait été plus aisé si Jared "le tueur d'Hydre" n’avait pas été présent. Il semblait ailleurs mais avait pris pleinement conscience de ce qui se passait au sein de la salle principale. Si les rustres ne semblaient pas avoir remarqué la présence du jeune représentant de la famille Devayne, il en était tout autre pour Jared. De ce fait, très peu d’informations utiles, voire quasi aucune, ne filtrèrent des tablées. Et quelques temps plus tard, les individus quittèrent l’auberge, mais là encore, en petits groupes distincts, seul un demeura.
Triste soirée vaine.

Aux premiers rayons de soleil, un vieil habitant de Boileau, ayant fait la route à pieds, transmis une demande de rendez-vous adressée par un chevalier, ne portant ni livrée, ni armoirie et ne s’étant pas présenté. Roger, malgré la fatigue et la soif qui le tenaillaient, était formel sur ces détails, entre deux flots ininterrompus de plaintes, de gémissements.
Cependant, face à la non-réceptivité de la requête des plus matinales de ce chevalier sans nom, il termina sa chope et reprit le chemin en sens inverse pour rentrer chez lui, exagérant la pénibilité des pas trainants, comme tentant d’attirer l’apitoiement, en lorgnant de temps en temps par-dessus son épaule. En vain.

Les bonnes nouvelles de ce début de journée furent le départ des diverses délégations venues sur le fief  familial, mais également que le pronostic vital du jeune Nestor Bettley n’était plus engagé, grâce à l’expertise de Mestre Kaano. Pour d’autres, la présence d’Estella en ces murs en fut une aussi.



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MessageSujet: Re: Histoire récentes et Maison Devayne (fief des pj)   Mar 29 Sep 2015 - 2:19



     Lors des retrouvailles entre les membres de la délégation Devayne, le débriefing eut lieu, et à l’évocation de l’étrange demande de rendez-vous à Boileau, qui plus est par un chevalier délibérément anonyme, certains, dont Dame Esther, réagirent. L’identité fut découverte lors des échanges, pour eux, nul doute qu’il s’agissait de l’ancien seigneur des terres, Manfrey Tirgan.
    Des éclaireurs furent envoyés à la demande de Dame Esther. Pendant ce temps, les jeunes nobles se ressourcèrent, comme pressentant que le temps allait de nouveau changer.
   Au retour des informations rapportées par le groupe d’éclaireurs, l’intuition du groupe fut confirmée, il s’agissait bel et bien de Manfrey Tirgan. La situation se détériorant ces derniers temps avec les arrivées des autres factions, ce dernier devait vouloir parler avec les jeunes Devayne, certainement pour trouver un terrain d’entente pour endiguer la gangrène récemment installée en son sein.

     La délégation Devayne instigua un plan afin de pouvoir rencontrer discrètement celui que certains parmi le peuple appelaient « Le Fidèle ».  L’absence du jeune Tobyas facilitait il est vrai la mise en place et l’exécution des plans qui auraient pu faire grincer les dents du Lord Devayne, qui devrait pourtant être habitué à force.Aussitôt, la délégation se dirigea vers Boileau.




     Après une excursion à cheval de moins d’une heure, la délégation arriva au village. Suivant les conseils avisés de Neil, les jeunes nobles se dirigèrent vers le lavoir.




    A l’arrivée de la délégation, les femmes, de tout âge, semblèrent mal à l’aise, certaines même reprenant leurs linges pour s’en aller. Cette réaction suscita le trouble chez les Devayne. Les villageois redoutaient donc la noblesse en place. Il faut dire que la situation géographique de ce bourg, éloignement de Vieille Halte et donc des dirigeants mais proximité des bois, infestés des fidèles de Manfrey, posait ce souci d’allégeance. Dame Esther et Neil étaient songeurs quant à cela, et nul doute que leurs intellects oeuvrant de concert permettraient de renverser la tendance, avec le temps et les moyens qu’ils jugeraient nécessaires.
Il fallut tout le charme et la force de persuasion de Neil et Tristan pour réussir à retenir et discuter avec certaines des femmes, obtenant ainsi les informations cherchées.
    Suite à cela, quelques temps après la halte au lavoir, le fameux Roger fit son arrivée des plus remarquées. Alternant claudications et gémissements, il alla se camper devant les jeunes Devayne. Faisant fi des monologues plaintifs de ce dernier, la délégation put faire passer le message désiré. Après avoir récompensé le Roger de quelques piécettes, et avant de retourner au Château, la délégation fit le tour du village, suivant Neil motivé pour déceler les points à améliorer et à renforcer afin que les conditions de vies des villageois de Boisleau s’améliorent.
Le chemin du retour se fit tranquillement, les uns et les autres discutant tantôt des évènements tantôt du village de Boisleau.

   Au château, après avoir longuement discuté, la délégation prit quelques décisions. Neil et Ser Josh feraient envoyer dès le lendemain matin des éclaireurs à Boisleau, pour sécuriser le lieu du rendez-vous. La nuit passa et les interrogations tiraillaient certains, est-ce que cela n’était pas un leurre ? Est-ce que cela signerait la fin d’un conflit plus vieux que la plupart d’entre eux ? Mises de côtés, les inquiétudes et interrogations, tous étaient motivés et déterminés à ce que tout se passe de façon à ce que la réponse à la deuxième interrogation soit affirmative.

    Le lendemain matin, après avoir déjeuné en silence, et envoyé les éclaireurs, certains s’étant préparés plus méticuleusement que d’autres, la délégation partit juste dans les temps pour l’important rendez-vous.
    Accompagnée d’un éclaireur, Raffa étant toujours en convalescence, et d'un nouveau compagnon, le chien dressé que Neil avait offert à Dame Esther, la délégation se rendit au bourg. Une fois arrivée à destination, elle se rendit à la maison du vieux Roger. Ce dernier était absent, cependant les attendant assis sur un rondin de bois, Manfrey Tirgan, en personne et seul.
Certains le reconnurent malgré tout. Le vieux chevalier avait perdu de sa superbe. La vie dans la forêt, changeant de campements à la moindre occasion, ne lui permettant pas de bénéficier du minimum de confort, avait marqué profondément ce dernier. Au point même de le rendre malade, très malade, même s’il tentait de le cacher. Mais c’était sans compter la vigilance affûtée de la plupart des jeunes nobles.
     Ser Josh, dont l’émotion le submergeait, s’était mis en retrait par rapport à la discussion entre ses jeunes protégés et son père. Le ton était méfiant de chaque côté, mais la jeune délégation, sachant Manfrey Tirgan pris en tenaille de par sa situation, avait l’ascendant.
     Mais le vieux Chevalier n’était pas né de la dernière pluie, et les négociations furent ardues, même si le ton était devenu moins incisif, moins cinglant. L’amour porté aux villageois et habitants de Vieille Halte était le point commun entre les deux parties, et c’était sur ce sujet, et leur protection que la jeune Délégation axait son argumentaire, appuyé par des rares mais plus fréquentes interventions de Ser Josh.
    Après plus d'une heure de tractations, de tentatives de persuasion, et de négociations, la conclusion de cet entretien secret se profilait. La délégation et le vieux Tirgan avaient trouvé un terrain d'entente. Il restait la partie la plus difficile et délicate: Expliquer au Lord Devayne ce qu'ils avaient entrepris secrètement. Certains savaient déjà qu'ils allaient passer un sale quart d'heure. Mais ils ne savaient qu'ils en subiraient un autre, et ce plutôt que prévu.
    Les nuages, annonciateurs de pluie, s'étaient amoncelés pendant l'entrevue. La pluie allait les cueillir avant qu'ils n'arrivent même à la Vieille Halte. Faisant fi de cela, leurs pensées perdues, spéculant sur les conséquences de cette réunion, ils prirent la route en direction du Château.

     A un détour du chemin, trois individus barrèrent la route à la délégation, aussitôt suivi par quatre autres individus coupant la route derrière eux. Leurs équipements dénotaient avec celui des brigands et autres fidèles de Tirgan. Epées longues, haches, écus et armures métalliques, de la cotte de mailles en passant par de la cuirasse. Clairement pas non plus des détrousseurs. La nouvelle faction en place avait du les faire épier et n'avait pas forcément apprécié ce qu'elle avait du découvrir.
    Avant que le moindre mot ne puisse être prononcé, Dame Esther, depuis sa monture, décocha une flèche qui se brisa sur l'armure de l'un des protagonistes. Aussitôt comprenant que l'heure n'était plus à la diplomatie, certains membres de la délégation allèrent à l'avant des soucis, chargeant tant à pieds qu'à cheval. Dès les premières passes d'armes, les plus adroits comprirent qu'effectivement l'équipement de leurs assaillants n'était pas fait pour intimider et frimer, il allait de paire avec leurs aptitudes martiales, pire encore, la plupart de la délégation n'avait pas le niveau pour faire face à une telle menace, sans compter que les jeunes nobles ne portaient d'armures ni même de vêtements pouvaient ralentir un tant soit peu une lame.
     Si Ser Josh s'en sortait et tentait de neutraliser rapidement ses adversaires afin de protéger Dame Esther, Neil et Tristan étaient surpassés tant par le nombre que techniquement. Et déjà les premières estafilades coururent sur leur peau, ce n'était qu'une question de temps. Et le temps jouant en leur défaveur. Comme un mauvais présage, les premières gouttes tombèrent, martelant les armures métalliques, et trempant les vêtements, déjà imbibés de sang aux droits des différentes entailles.
     Une course contre la montre s'engagea, les plus experts de la délégation, envahis par la frustration de ne pouvoir faire plus vite, luttaient contre ces adversaires d'un tout autre acabit que tous ceux déjà rencontrés, rivalisant à armes égales avec leurs propres expertises. Eux aussi avaient senti la froide morsure du métal sur leur peau, mais ce n'était que superficiel, voire même anecdotique, seule la survie de leurs compagnons les préoccupait, car ils ne se faisaient aucune illusion sur les chances de survie des leurs.
     Et comme signe d'une annonce fatidique, les premiers grognements de douleurs se firent entendre, à l'instant même où le sang coula à flots d'une vilaine entaille, suivis de peu par ceux d'un autre compagnon. Neil et Tristan. Le sang coulait à flots. Tels des chiens sauvages jouant avec leurs proies, les assaillants piquaient et attaquaient des Neil et Tristan déjà affaiblis, mais ne voulant pas quitter leurs positions afin de ne pas offrir Dame Esther en pâture à ces mécréants. Tristan, qui avait réussi à se débarrasser tant bien que mal de l'un de ses assaillants, échappa de justesse à la lame tentant de l'occire, mais une nouvelle entaille lui barra le torse, certes moins profonde que la première, elle n'en demeurait pas moins sérieuse. Neil, quant à lui chuta de selle suite à la perforation de sa chair et des muscles au niveau de la cuisse, le coup vicieux avait percé sa défense mal habile.
      Jamais auparavant, malgré tous leurs périples, la Mort avait autant plané au dessus de la délégation, effleurant certains d'entre eux. L'horreur se lisait dans les yeux et les coeurs des autres membres aux prises avec les adversaires. Cela ne faisait plus de doutes, si cela continuait ainsi, Neil serait le premier à tomber, puis Tristan le suivrait, ses coups n'étaient plus que des moulinets hasardeux pour tenter de tenir en respect son adversaire, un autre coup de ce dernier et il mordrait la poussière, laissant Dame Esther vulnérable à un sombre destin, sa beauté et sa jeunesse lui sauverait certainement la vie, mais ne la préserverait nullement du vice de ces hommes.

      Dans un élan de rage et de fureur, les deux compagnons en tête de la délégation se débarrassèrent enfin de leurs adversaires. Les corps morts n'ayant pas encore atteint le sol, que les compagnons chargèrent en direction des leurs pour s'interposer. A la vue de la mort de leur chef et de son lieutenant, les trois agresseurs restant marquèrent un temps d'arrêt. Ce qui fut juste ce qu'il fallait. Avant même qu'ils comprirent ce qu'il se passait, l'un d'eux tomba suite à un coup d'épée le pourfendant. Aussitôt devant la mort violente des leurs, et comprenant qu'ils seraient les prochains, ils lâchèrent leurs armes, implorant la clémence.
Une fois le calme revenu, le constat fut lourd. En plus de Tristan sévèrement touché, Neil grièvement, leur éclaireur fut retrouvé mort un peu plus loin, le temps n'était pas à l'apitoiement, même s'ils savaient qu'ils auraient pu rejoindre la dépouille de ce dernier, leurs esprits se focalisèrent sur le présent, et ils décidèrent de rebrousser chemin jusqu'à Boisleau, pour prendre un chariot et une escorte pour rejoindre le château, pendant que les valides iraient urgemment chez le vieux Roger.

    Leur crainte s'avéra exacte, le vieux Roger était molesté par deux individus tentant de le faire parler, en vain. Alors oui il déblatérait entre deux coups et deux giclées de sang mais ce n'était que des élucubrations d'un vieux gâteux. Ils ne virent pas arriver Ser Sosh qui trancha l'un d'eux sans faire dans la dentelle. Aussitôt, l'autre se rendit sans chercher à comprendre. L'instinct de survie très développé. Le Roger expliqua aux Devayne, que ces individus étaient venus sans ménagement chez lui pour lui faire dire où était parti Tirgan, et qu'évidemment il n'avait pas parlé, pas de cela du moins. La délégation prit congé.

    Les blessés dans le chariot, les trois prisonniers ligotés étaient encordés à ce dernier, et suivaient à pieds sous le regard haineux des gardes. Les tensions étaient évidentes et palpables. Une dispute sans précédent avait éclaté au sein de la délégation. Dame Esther au centre des accusations et des reproches d'immaturité. Si, auparavant sa promptitude à engager le combat faisait sourire, car facilement gérés les affrontements avaient été, là il en avait été tout autrement, et certains avaient vu la Mort de près, trop près pour eux. C'est ainsi que le convoi arriva aux portes du Château de Sur-repos.

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MessageSujet: Re: Histoire récentes et Maison Devayne (fief des pj)   Mar 29 Sep 2015 - 16:49


   Le Lord était hors de lui, Neil et Tristan de séjour dans les quartiers du Mestre pour un long moment. Le reste de la délégation subissait l'ire du régent, chacun son tour. Dame Esther, après avoir encaissé celui de Tristan, et celui plus virulent de Neil, faisait face à son père, le visage cramoisi de colère. Une fois quelque peu requinqués, Neil et Tristan eurent droit à leurs remontrances.

   Hormis un incident minime, un échafaudage s'était effondré un matin, au Château la vie reprenait son cours. Normal? Pas tout à fait, les derniers évènements avaient fait prendre conscience à certains de la dureté de la vie, et que les jeunes nobles avaient trop longtemps vécu dans la bulle utopique que rien ne pourrait leur arriver.
   Suite à ce déclic, tous les matins, certains rejoignirent Ser Josh et le Lord Devayne pour participer aux entrainements physiques et martiaux. Les entraînements portaient leur fruits et même les soldats semblaient galvaniser par les nobles, vus tous les matins ne ménageant pas leurs efforts.
   Quelques temps plus tard, un autre évènement vint ajouter à l'engouement ambiant. Raffra avait repris du service,et Dame Esther faisait preuve de détermination à progresser à l'arc, redoublant d'efforts lorsque son ami et mentor, Raffra se montra dans la Cour du Château.
   Pendant ce temps de motivation et de détermination, dans le sous sol du donjon, les trois prisonniers, mis dans des geôles différentes afin d'éviter tout échange et concertation, étaient interrogés séparément et sans ménagement.
   Neil s'était renfermé, et affichait un visage des plus sombres, teinté de colère et de rancœur, il ne daigna pas participer aux exercices qui, mine de rien, avaient rapproché les jeunes nobles, ressoudant les liens entre eux, mais également avec le Lord Devayne, dont les deux fils ne rechignaient nullement à l'effort, quitte à en être exténués. Il faut dire que ceux avec qui ils pouvaient croiser le fer ne retenaient, pas plus que nécessaire, leurs coups. Et cela paya, le jeune Tobyas faisait preuve d'une plus grande adresse, pouvait même tenir tête à certains des plus expérimentés de ses compagnons, Ser Josh avait également vu ses prouesses martiales atteindre un niveau bien supérieur au commun des mortels, même Tristan ne faisait plus semblant et affichait au grand jour sa maitrise.

    Durant cette euphorie, le 5 VIII 297 plus précisément, Nestor Bettley pouvait enfin quitter sa couche, et prenait plaisir à déambuler, à son rythme, au sein du château, accueillant les uns et les autres avec son sourire charmeur et sa bonne humeur. Cela joua également sur le moral d'Estella, qui se sentant d'humeur, demanda et participa aux entrainements matinaux. Estella était captivante dans l'exécution de son art, elle semblait glisser parmi les coups, danser et virevolter tantôt pour esquiver tantôt pour piquer. Alors même si les combattants face à elle retenaient volontairement ou non leurs coups, elle les surclassait. Elle eut une vraie et vive opposition en la personne du Lord Devayne. Leurs trois combats enflammèrent les témoins de ces spectacles.
   La première confrontation avait vu la victoire de la jeune fille, réussissant à passer la zone d’extrême danger que représente la pointe de la lance seigneuriale en virevoltant de gauche à droite. Le lendemain, le lord avait prévu le coup et empoigna son épée dès que la bravienne fut trop près. Le combat fut très long et se solda par la victoire de Jeffray grâce à sa résistance physique. Le troisième jour, la danse de la belle ne suffit pas pour éviter la lance et le dornien grisé par l'adversité laissa partir un coup un peu trop violent. Quelques jours de repos pour la "danseuse".
    Ces jours d'entrainement avaient vu le nombre de pratiquants augmenter et de même pour les spectateurs, même si Estella n'avait pas été étrangère à cela. D'ailleurs certains jeunes nobles avaient apprécié, malgré leur défaite, côtoyer la belle lors d'échanges.
   Si la bonne ambiance et humeur étaient de mise dès le matin, beaucoup finissaient les entrainements essoufflés, avec quelques hématomes et autres zones endolories, mais tous avaient le sourire, il en était de même au sein du Château. En plus de la présence des plus agréables de Nestor, et la charmante compagnie d'Estella, la joie de vivre retrouvée et l'espièglerie de la petite Nenette perpétuaient la bonne humeur.

   Mais tout avait une fin. Par l'intermédiaire d'un Neil, toujours de ses mauvais jours, la jeune Délégation apprit qu'une rumeur était colportée au sein du village. Une de celles capables d'embraser le fief. Plusieurs personnes au village auraient affirmé que Manfrey Tirgan, que la délégation n'avait pas revu depuis l'épisode de Boisleau, aurait été tué par leurs patrouilleurs. Son corps, transpercé de plusieurs flèches, aurait été rapporté à son fils.Même si les avis étaient partagés, les villageois semblaient résignés, tristes. Au sein du Château, personne n'y croyait, pour beaucoup cela était la conséquence de leur entrevue "secrète" avec ce dernier, et qu'il aurait été tué afin de saborder leur éventuelle alliance, et de rajouter de l'huile sur le feu de la Haine.

   Peu de temps après, deux échéances arrivèrent, la première étant l’exécution sans procès des trois Fer-nés, la seconde étant le départ pour Grand Cerf pour le tant redouté mariage entre des membres de la famille Manning, en l'occurrence le jeune noble Kevan Manning, redevable auprès de la Famille Devayne, et sa promise, la délicate et ravissante Sylvie Harte [" L'Amour du risque"...ooh ooh].
   Donc le 7 VIII 297 au matin, sans fioriture, ni perte de temps, les Fer-nés furent pendus haut et court, la journée se déroula sans évènement marquant, si ce n'était les longs préparatifs pour certains, le choix de la garde robe étant primordial.
   Finalement, le 8 VIII 297 aux premières heures, la délégation Devayne prit la direction de Grand Cerf, sur les terres de l'étrange famille Bartheld. Rien que le fait de mettre onze jours à cheval pour s'y rendre exaspérait la plupart des membres de la délégation Devayne, qui n'avaient nullement oublié à qui ils devaient cette invitation. Dame Esther et son impulsivité... Dame Esther et son amour pour l'Amour.


[En cours..]

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ashaamia
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MessageSujet: Re: Histoire récentes et Maison Devayne (fief des pj)   Sam 3 Oct 2015 - 0:28


franchement du bon,
on s'y croirait !
bravo cousin !

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MessageSujet: Re: Histoire récentes et Maison Devayne (fief des pj)   Sam 3 Oct 2015 - 8:09

[merci content que ça plaise Smile ]

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