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 Les Arts

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Doji Maya

Doji Maya

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MessageSujet: Les Arts   Les Arts EmptyJeu 6 Sep 2012 - 15:36

Le Rôle de l'Art


Les arts jouent de nombreux rôles à Rokugan. Avant toute chose, ils servent à enseigner aux Rokugani leur passé. Peu de samourai étudient l'histoire en tant que tel, mais tous ont grandi en entendant des histoires au sujet d'ancêtres ou de héros de leur clan et de leur famille. Les histoires sont transmises à travers un théatre de marionnettes, dépeintes sur des paravents d'une pièce, interprétées par les mouvements suggestifs d'une danse, mais au final le résultat est le même : les jeunes samourai savent toujours qui est important dans l'histoire de leur clan et pourquoi leurs actes doivent être remémorés.

Un effet naturel de cela est que tout samourai de clan apprend une version de l'histoire qui est contée à l'avantage de leur clan, parfois de manière peu subtile. Les Rokugani n'en n'ont pas conscience et, à vrai dire, ne considèreraient pas cela en mal s'ils en avaient conscience.

Toute l'éducation d'un samourai est orientée pour faire de lui un serviteur dévoué de son seigneur et de son clan et si les faits d'un incident particulier ne promeuvent pas cela, ces faits seront remplacés avec une histoire appropriée. Tandis que cette attitude semble dénigrer l'importance des historiens, cela donne aux artistes la permission de remodeler les événements pour qu'ils correspondent à leurs intrigues, tant que le héros de leur clan en sort en faisant bonne figure, c'est à dire à la manière dont l'art et l'honneur définissent cette "bonne figure", ce qui peut être de manière héroïque, tragique, noble ou n'importe quelle combinaison des trois.

Un autre effet de cette attitude est que la grande majorité des histoires rokugani ont un thème moral. Cela est spécialement flagrant parmi les Lions, dont les contes, les scènes de théatre et autres narrations historiques mettent en avant l'importance d'honnorer ses ancêtres, d'obéir à son seigneur et d'adhérer aux préceptes du bushido, ainsi que les dangers de se soustraire à l'un de ces devoirs. Les écrivains Lion n'hésitent pas à dépeindre des histoires tragiques où le protagoniste se retrouve confronté à l'antagonisme de ces injonctions mais réservent les pires destins à ceux qui n'essayent même pas de vivre selon les standards moraux des Lions. Et, bien que cela ne semble pas évident aux yeux du reste de l'Empire, les histoires Scorpions sont presque aussi morales que celles des Lions, à condition de pouvoir les interpréter à la lueur de la moralité très personnelle du clan masqué.

L'art sert également à exprimer la beauté de la nature ou la réaction émotionnelle de l'artiste face à la nature. Les Kami fondateurs des Grands Clans étaient des exilés sur Ningen-do. Néanmoins Dame Doji fut profondément émue par les choses qu'elle vit dans le royaume mortel. Plus la conscience que ces choses existaient peu de temps grandissaient, plus cela avait d'effet sur elle, aussi tenta t-elle de communiquer les merveilles qu'elle avait découvertes à travers l'art. Ses suivants et ses enfants suivirent son exemple et d'eux vint l'idée que la nature valait la peine d'être admirée et était source d'inspiration pour de nombreuses formes d'arts. De fait, la beauté de la nature reste le sujet le plus apprécié des arts de l'Empire moderne.

La poésie est le medium artistique le plus courant concernant la nature. La poésie à Rokugan tend à être courte et spontanée, ce qui la rend idéale pour capturer les émotions créées par la vue d'un moment de perfection naturelle : le soleil se levant au-dessus d'une montagne ou la chute d'une fleur de cerisier emportée par le vent du nord.
Pour ceux qui considèrent que les mots n'en disent pas assez, il y a la peinture. Les peintres peuvent aborder tous les sujets, depuis la douce courbure d'une vallée de montagne jusqu'à une simple fleur qui s'épanouit. L'aménagement paysager et l'arrangement floral de l'ikebana servent également à capturer la même idée mais en manipulant la nature plutôt que de l'embracer en tant que telle.

Les arts sont également source de divertissement. De nombreux samourai apprécient de passer une journée au théatre, assistant à n'importe quelle représentation de kabuki ou de noh de la troupe de passage dans leur cité.
Un samourai n'ayant qu'une soirée de libre peut la passer dans une maison de thé pour y écouter un conte chanté, à moins qu'il ne préfère se rendre dans une maison de geisha pour y entendre sa geisha favorite jouer du biwa. De nombreuses geisha sont également formée à la danse dramatique ou à l'art du conte, leur permettant d'offrir à leur client un choix d'arts plus vaste encore.

Les samourai peuvent également pratiquer certains art en passe-temps. La calligraphie est largement étudiée à la fois pour sa beauté intrinsèque mais aussi parce qu'une main élégante peut être utile pour impressioner un daimyo, une entremetteuse ou toute autre personne d'importance. De nombreux duellistes considèrent également que la calligraphie aiguise l'esprit et aide leur maîtrise martiale.

L'art est une distraction si courante qu'il suffit parfois à justifier la tenue d'une cour, d'une fête ou toute autre sorte de réunion formelle ou non. Un seigneur accueilant un célèbre maître d'ikebana invitera presque toujours ses amis et proches (et parfois même ses ennemis) pour venir admirer le travail du maître. La cérémonie du thé elle-même est une sorte de fête, cela en est même la forme la plus raffinée et élégante qui soit. Enfin, les concours de poésie, où les invités tentent de créer des poèmes dont le thème est imposé par leur hôte sont en fait souvent des excuses pour boire du sake et passer du bon temps, cela étant si largement répendu que ce genre de compétition poétique peut naître spontanément d'un groupe de samourai complétement saouls. Même les samourai Crabes peuvent s'y adonner et, alors que le résultat est souvent une poésie de piètre qualité, personne ne remettra en doute sa sincérité.


Références
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Dernière édition par Doji Ayameko le Jeu 20 Sep 2012 - 18:08, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Les Arts   Les Arts EmptyJeu 20 Sep 2012 - 18:04

Waka
Le terme waka (和歌, poésie japonaise) est généralement utilisé pour définir l'ensemble de la production poétique traditionnelle rokugani.

Le Waka est l'art littéraire le plus pratiqué et le plus reconnu à Rokugan. De nombreux ouvrages fameux de la littérature de l'histoire de Rokugan sont des collections de poésie et aucun samourai ne peut les ignorer tout en se prétendant éduqué. Cela a tendance à ennuyer les samourai du Clan du Crabe, beaucoup d'entre eux n'ayant jamais ouvert un livre de waka de toute leur vie, tandis que les seigneurs du Clan de la Grue, ayant fait leur la définition de ce que c'est que d'être éduqué sont intarissables sur l'importance de la poésie.
Bien que les Crabes lisent rarement de la poésie, ce serait une erreur de croire qu'ils n'en composent jamais. La brièveté du standard poétique rokugani, en particulier du haiku, encourage les compositions spontanées, un Crabe étant tout aussi capable d'apprécier un lever de soleil qu'un membre d'un autre Clan (en fait certains Crabes pourraient même dire qu'ils l'apprécient plus que quiconque). C'est pourtant un fait que la poésie des membres du Clan du Crabe est habituellement faite au pied levé, rarement écrite et de qualité inégale... Ce qui ne les dérange nullement.
Les véritables chefs-d'oeuvre de la poésie rokugani peuvent être trouvés dans les Clans plus cultivés, mais aucun d'eux ne peut rivaliser avec les Grues pour les composer ou les apprécier. Les courtisans Grue utilisent la poésie dans toutes leurs activités, que ce soit dans leurs observations politiques ou dans leurs déclarations larmoyantes à leur bien-aimée, et même les bushi du Clan ressentent le besoin d'être capable de produire un vers respectable au besoin. Tous ne l'étudient pas de manière formelle, mais la plupart connaissent au moins les formes basiques et ont mémorisé une liste de mots saisonniers appropriés (cf "kigo" dans le paragraphe "Haiku").
Tous les autres clans, exceptés les Licornes, suivent la ligne établie par le Clan de la Grue. La plupart des seigneurs et courtisans, quel que soit leur rang, seront capables de composer un waka approprié lors d'une fête ou, à défaut, en auront mémorisé un composé par un membre de leur suite.
Les samourai du Clan du Dragon sont presque aussi renommés que ceux du Clan de la Grue pour leurs compétences poétiques, bien que leur approche tendent à être plus atemporelle et moins pratiquée que celle des enfants de Doji.
Les Licornes ne dédaignent pas les poèmes traditionnels, mais seuls les familles Ide et Shinjo les pratiquent réellement. La plupart des autres membres du Clans s'accrochent à la "poésie de voyage" de leurs ancêtres, sentant que faire autrement seraient les insulter.
Il est à noter que ni le waka, la forme traditionnelle, ni la poésie licorne ne se soucient des rimes.


Les genres poétiques

Le Haiku (俳句)
Le haïku est une forme poétique très codifiée.  
Il s'agit d'un petit poème extrêmement bref visant à exprimer l'évanescence des choses. Encore appelé hokku (son nom d'origine), ce poème comporte traditionnellement 17 pieds en trois segments 5-7-5, et est calligraphié sur une seule ligne verticale. Le haïku doit donner une notion de saison (le kigo) et doit comporter une césure (le kireji). Si le haïku n'indique ni saison, ni moment particulier, on l'appellera un  muki-haïku (littéralement « haïku-sans-mot-de-saison »).
Le haïku ne se contente pas de décrire les choses, il nécessite le détachement de l'auteur. Il traduit le plus souvent une sensation. Il est comme une sorte d'instantané. Il n'exclut cependant pas l'humour, les figures de style, mais tout cela doit être utilisé avec parcimonie. Il doit pouvoir se lire en une seule respiration et de préférence à voix haute. Il incite à la réflexion. Il est préférable de le lire deux fois afin d'en saisir complètement le sens et la subtilité. C'est au lecteur qu'il revient de se créer sa propre image. Ainsi, le haïku ne doit pas décrire mais évoquer.
Mais ce n'est pas la seule règle que doit respecter un haïku, car il lui faut contenir un kigo (mot de saison), c'est-à-dire une référence à la nature ou un mot clé concernant l'une des quatre saisons. Notons qu'au-delà des quatre saisons traditionnelles, le jour de l'an est très important et peut être considéré en haïku comme une saison à part entière. Si la saison peut être nommée, le cadre poétique impose le plus souvent de l'évoquer. Cerisier en fleurs pour le printemps, vol de hannetons pour été, etc. Mais « pleine lune », qui ne peut être rattachée à une saison en particulier, constitue également un excellent kigo. Les kigo sont généralement placés dans le premier vers.

Le Chōka (長歌, poème long)
Le chōka (長歌, ou nagauta) est une des formes du waka. Le mot signifie littéralement « long poème ». Son schéma est du type : 5-7, 5-7, 5-7, ..., 7-7. Les chōka sont très souvent accompagnés d'un hanka (un tanka servant de dernière strophe) qui en complète le contenu.

Le Tanka (短歌, poème court)
Le tanka (短歌 littéralement poème court), est un poème sans rimes, de 31 syllabes sur cinq lignes. Le tanka est une forme de waka plus ancien que le haïku, dont il peut être considéré comme un ancêtre.
Le tanka est un poème construit en deux parties, la seconde venant conforter la première. Un tanka soucieux du respect des règles originelles doit ainsi marquer une légère pause entre les deux et ne traiter que d'un seul sujet à la fois. Il peut questionner mais ne donne aucune réponse. Le tanka est basé sur l'observation, non sur la réflexion. Il doit être un ressenti sincère et vécu, non imaginé. La première partie est traditionnellement un tercet de 17 pieds d'une structure 5-7-5 (devenu plus tard haïku) appelé kami-no-ku (上の句), et la deuxième un distique de 14 pieds de structure 7-7 appelé shimo-no-ku (下の句). Il arrive cependant que la première partie soit le distique et la deuxième le tercet.
La première montre une image naturelle, tandis que la seconde peut éventuellement exprimer des sentiments humains ressentis, liés au sujet précédent, sans que cela soit une règle absolue.
A sa grande époque, la pratique du tanka était réservée à la Cour impériale, et toute personne de rang inférieur surprise en train de pratiquer le tanka était condamnée à mort. Cela explique le rapide succès populaire du haïku, beaucoup moins strict. Le tanka classique est toujours considéré à Rokugan comme la forme la plus élevée de l'expression littéraire, bien qu'il ne soit plus d'usage, les courtisans eux-mêmes lui préférant la spontanéité du haïku pour leurs jeux de cour. Les recueils de poèmes font souvent appel à la forme tanka pour exprimer des pensées plus complexes que celles exprimées dans les haiku ou pour raconter des histoires.
"Telle une feuille
Qui, là, de l'arbre tombe
Chantant le vide
Que sont les certitudes
À l'orée de l'automne ?"
Liam

Le Renga (連歌, poésie en chaîne)
Plusieurs tankas d'une même oeuvre sont généralement écrits par un même poète, mais il n'est pas rare d'en voir écrits par plusieurs, l'un répondant à (ou relançant) l'autre. On les appelait alors renga ; le terme actuel étant renku. Suivant leur nombre de chainons, les renku prennent des noms différents : les formes les plus utilisées contiennent 12, 13, 16, 18, 36 ou 100 versets. Pour le kasen (36 versets), les règles peuvent être encore beaucoup plus strictes du fait de l'obligation de placer des versets à thème (amour, lune d’automne, fleurs...) à des endroits très particuliers.

Le Sedōka (旋頭歌, poème à reprise)
Un sedōka se compose de deux tercets dont chacun est composé de vers de cinq, sept et sept syllabes pour un total de 38 syllabes. C'est une forme de verset qui était rare et parfois employée pour les discours.

Le Kyōka
Le kyōka (狂歌) est un style de poésie japonaise proche du waka comique. Nommé « chant sans rime ni raison » ou « poésie folle », il permet des structures plus libres en pieds, en rimes et en niveau de langage. Aussi, ce style autorise des mots vulgaires.
Souvent, les titres des kyōka parodiaient les grandes œuvres classiques et les signatures loufoques cachaient des auteurs réputés ou personnes importantes.
Les styles de kyōka comprennent la satire, la parodie, le grivois, le burlesque, le calembour et parfois même le non-sens.
"Si l'année était bonne,
J'abriterais encore une mouche
Sur ma pitance."
Issa

La Poésie de Voyage Licorne
Cette forme de poésie est née des huit siècles d'errance du Clan de la Licorne à travers les Terres Brûlées. Elle suit un format très différent des waka, la forme traditionnelle de la poésie rokugani. Elle inclue généralement cinq lignes en prose (c'est à dire sans considération pour le nombre de syllabes ou quelconque schéma métrique) et d'une sixième ligne séparée qui résume le poème. Les deux premières lignes sont allitérées entre elles tandis que la troisième est allitérée sur elle-même. Ce schéma est répété pour la quatrième et cinquième ligne d'une part et la sixième d'autre part. Il existe un sous-type distinct de la poésie Licorne, appelé poème de mort, dans lequel la sixième ligne n'est pas allitérée sur elle-même, cette discordance de forme s'accordant avec la fin abrupte apportée par la mort.

"Aujourd’hui, j’ai enfin eu la chance de rencontrer le garçon Ide dont Yuu-chan me parle sans cesse et il en était grand temps. J’avais quelque crainte qu’il menace sa vertu mais je me rends désormais compte qu’en vérité, la menace est bien plus terrible que je ne l’imaginais : il menace son développement de poétesse. Il a passé un certain temps à m’expliquer le style poétique des artistes de la Licorne, qui est manifestement basé sur le premier son des mots employés. J’en blêmis. Quand je songe que quelque chose d’aussi superficiel que les sonorités peut l’emporter sur le sens des mots ! Je n’ai jamais été si reconnaissant de la protection d’un éventail, ni si tenté de m’en servir pour battre quelqu’un. Je ne vais pas laisser ce bouseux empoisonner l’esprit de Yuu-chan. J’ai rédigé une note à son intention lui défendant de jamais la revoir. Si cela ne marche pas, je lancerai Nobutaka à ses trousses. On peut toujours faire confiance à l’acier des samurai du clan de la Grue pour défendre les artistes du Clan."
- Extrait du Livre de Chevet de Doji Barihime



Note : les poèmes cités sont traduits du japonais et peuvent donc ne plus respecter les règles concernant le nombre de syllabes.

Références
L5R : Emerald Empire
Wikipedia

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Dernière édition par Doji Ayameko le Jeu 25 Juil 2013 - 17:54, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Les Arts   Les Arts EmptyVen 9 Nov 2012 - 14:39

Kaiga
Les Arts Picturaux




La peinture est l'un des arts les plus appréciés et peu de maisons de samourai ou de palais ne contiennent aucune sorte de décoration peinte. Les sujets les plus fréquents sont les paysages naturels sereins ou les images d'animaux sauvages (les oiseaux prenant leur envol sont particulièrement populaires), mais les familles et les clans peuvent rechercher d'autres sujets : les scènes de bataille sont appréciées des clans martiaux et beaucoup de samourai recherchent également des représentations d'actes glorieux de leurs ancêtres ou de leur Kami fondateur. Quelque soit le sujet, il est généralement admis qu'aucune demeure de samourai n'est complète sans un parchemin suspendu ou un paravent peint.
A travers les siècles, de grands peintres se sont élevés dans chacun des clans, mais aucun d'eux ne peut rivaliser avec le nombre, le talent ou l'influence sur les courants artistiques à travers l'Empire des grands peintres du Clan de la Grue. Les samourai du Clan de la Grues sont également les plus nombreux à pratiquer les arts picturaux en tant que loisir : rares sont les seigneurs Grues incapables de créer une élégante calligraphie ou de saisir sur le papier la majesté d'un ancien arbre en quelques coups de pinceaux. Le Clan du Phénix arrive juste après les Grues dans ce domaine et ses artisans sont particulièrement connus pour leur talent à peindre la nature. De nombreux artisans Shiba obtiennent de la renommée pour leurs études florales et un éventail décoré d'une telle étude fait toujours un cadeau apprécié.


Les Techniques
Le Suiboku-ga ou Sumi-e
Le Suiboku-ga ou Sumi-e ("peinture d'encre"), également appelé lavis, est une technique picturale consistant à utiliser un nombre limité de couleurs (traditionnellement monochrome à l'encre noire) qui seront diluées pour obtenir différentes intensités de couleur. Le blanc est obtenu par la blancheur du support ou, plus rarement, par rehaut de blanc (craie ou encre blanche par exemple).
D'un point de vue pratique il y a plusieurs méthodes de lavis : diluer la couleur avant de l'utiliser ; détremper le papier puis poser une couleur qui va se diluer directement sur le papier ou encore poser la couleur sur le papier puis la retravailler avec un pinceau gorgé d'eau. Les effets obtenus peuvent être très différents.
Elle sert à décorer éventails, paravents, et toutes sortes d'accessoires. Elle est utilisée pour accompagner les poèmes, pour la peinture ainsi que pour l'illustration d'histoires sur des rouleaux. Les suiboku-ga sont généralement exécutés à l'aide de pinceaux à lavis (appelés fude), mais parfois également au doigt et à l'ongle ou avec divers outils.
La difficulté principale de cette technique réside dans le fait qu'elle n'autorise pas de retour en arrière.
Le sumi-e est un art qui consiste à produire une peinture à l'encre monochrome d'un jet sans esquisse ni croquis. Il est l'expression de la spontanéité et de la disponibilité de l'esprit. Le sumi-e est un art figuratif mais ne laisse que peu de place aux détails qui doivent rester secondaires. Ce qui compte c'est l'expression de l'essence de la chose peinte. La simplicité est donc très importante et le peintre doit limiter la prolifération des détails. Ainsi, une partie de l'espace doit rester vierge d'encre afin de laisser l'esprit du spectateur circuler sans contrainte.


Le Rokugani-ga
Le Rokugani-ga (littéralement "peinture Rokugani") désigne une technique de peinture millénaire faite selon les conventions, les techniques et les matériaux de la peinture rokugani traditionnelle.
Le procédé est celui d'une peinture à l'eau et fait appel à des matériaux entièrement naturels : bois, papier, roche, sable, os. Il partage ainsi ses origines avec la technique de la fresque, puisqu'il procède à la base des mêmes pigments naturels, d'oxydes de métaux et de terre broyée ou de coquillages. Les pigments sont broyés avec de la colle animale préparée par le peintre pour l’œuvre, au fur et à mesure de sa création. Par ailleurs, des feuilles d’or, d’argent et de platine sont fréquemment utilisées. Il en est de même pour la préparation du support, un papier marouflé sur bois ou une soie tendue sur cadre. Chaque élément étant préparé par l’artiste contribue donc à la réalisation d'une œuvre originale.
Les peintres rokugani utilisent le yohaku, ou zones vides (plutôt que la perspective) pour créer l'espace.
Les pigments de la peinture rokugani sont fabriqués à partir des minéraux naturels, d'ossements d'animaux et de végétation : le bleu est tiré de l'azurite, une substance minérale ; le blanc est obtenu à partir de coquillages concassés ; le vert-de-gris est de la malachite, minéral de cuivre translucide de couleur verte, vert jaune à vert noir ; le rouge est obtenu à partir du cinabre, minerai de mercure ; le jaune provient de pigments naturels de la terre.
La peinture Rokugani-ga utilise également d'autres minéraux tels que le vermillon (pigment minéral artificiel obtenu à partir du sulfure de mercure), le carmin (obtenu à partir de cochenilles), le lapis-lazuli, l'ocre, le corail, la turquoise, la tourmaline, la coquille d'huître, ainsi que des pigments naturels de la terre (argiles, etc.). Il n'est pas rare que les artistes ajoutent à la peinture de l'encre sumi, faite de résine de pin.
Le Rokugani-ga emploie un procédé particulier pour fixer la couleur des peintures par l'usage d'une colle ou gélatine appelée nikawa, faite à partir de la peau et des os d'animaux et de poissons. Cette colle est un des éléments centraux de la peinture Rokugani-ga. En effet, selon le temps et la saison, le degré de colle utilisé varie : si la colle est trop forte, les pigments deviennent ternes ; si elle est trop faible, ils n’adhèrent pas suffisamment à la surface.


Les Styles
Le Rokugan-e
Le Rokugan-e ("image de Rokugan") est le mouvement pictural rokugani traditionnel caractérisé par ses thèmes :
- Beautés de la Nature, Quatre Saisons, Lieux Célèbres et leur environnement
- Portraits idéalisés, Nise-e ("portraits réalistes"), Shini-e (image commémorative d'une personne décédée), Musha-e (portrait de guerrier), etc.
- Contes Classiques : Le Mariage de Dame Doji et Kakita, La Chute des Kami, etc.
- Les Thèmes Shinseistes : Le Sutra du Diamant, Le Senmen-kosyakyou (Sutra du Lotus sur Livret en forme d'éventail), Le Gaki Zoshi ("Rouleau des Fantômes Affamés"), Le Jigoku Zoshi ("Rouleau des Enfers"), etc.
- Les Gunki Monogatari ("contes militaires") comme La Bataille de Kenson Gakka, Le Jour des Seconds Tonnerres, etc.

Le Nikuhitsu Ukiyo-e ou Ukiyo-e
L'Ukiyo-e (littéralement "image du monde flottant") est un mouvement artistique attaché à certains thèmes généralement passés sous silence dans le Rokugan-e ou traités de manière moins savante. Le terme de "monde flottant", dans son sens premier, est lourdement chargé de notions shinseistes, avec des connotations mettant l'accent sur la réalité d'un monde où la seule chose certaine, c'est l'impermanence de toutes choses. Malgré cette apparente religiosité et des inspirations venues des contes populaires, l'ukiyo-e est rapidement devenu un art mettant en valeur le quotidien, les loisirs et les plaisirs éphémères et est donc souvent méprisé par les personnes cultivées. L'Ukiyo-e est donc l'art "du monde vivant ou de la vie telle qu'elle se passe sous nos yeux".
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Les Thèmes de l'Ukiyo-e
- Les Bijin-ga (美人画 "peinture de jolies femmes") constituent l'un des grands centres de l'intérêt des artistes ukiyo-e. Il s'agit bien souvent du portrait de courtisanes ou geisha célèbres nommément identifiées et célébrées pour leur beauté. À la beauté de la femme, le bijin-ga associe celle de son kimono, dont la splendeur et le raffinement sont indissociables de l'attrait qu'elle exerce.
- Les Shunga (春画 "image du printemps") sont des peintures érotiques. Bien que souvent clandestines, elles n'en bénéficient pas moins d'une certaine complaisance de la part du pouvoir de certains clans.
- Les Egoyomi (絵暦 "images de calendrier") sont les calendriers illustrés qui se caractérisent par l'emploi de matériaux luxueux et l'apposition du nom du commanditaire du calendrier, les egoyomi étant réalisés exclusivement sur commande. Au fil du temps, il est devenu coutumier pour les artistes de dissimuler différents éléments au sein de leur composition : parodies d'évènements mythiques ou historiques, rébus, etc.
- Les Surimono sont de luxueuses cartes de voeux illustrées réalisées à titre privé et offertes à l'occasion des différents festivals (Oshogatsu, Saijitsen-no-Kakita...)
- Les Yakusha-e (役者絵 "images d'acteurs de kabuki") servent d'affiches de théâtre ou d'opéra et certains d'entre eux commémorent non seulement un acteur, mais parfois une représentation précise de la pièce dans laquelle il jouait. Parallèlement aux portraits d'acteurs, les lutteurs de sumo sont également représentés.
- Le Kacho-ga désigne les peintures Ukiyo-e consacrées aux insectes, plantes et animaux. Il se distingue de la représentation traditionnelle du Rokugan-e par la plus grande diversité des espèces représentées. Comme toujours dans l'ukiyo-e, il s'agit de représenter les choses du quotidien, que l'on voit et non des versions idéalisées.
- Le Kaidan (怪談, litt. histoire de l'étrange, du mystérieux) s'attache aux contes populaires et histoires fantastiques. Il fait généralement référence aux histoires d'horreur et de fantômes.
- Les Fukei-ga (paysages) et les Meisho-e (vues célèbres) sont des thèmes très prisés de l'Ukiyo-e car très appréciés des rokugani. Là où le Rokugan-e s'intéressera à la noblesse et à la sérénité d'un paysage ou à la grandeur d'une construction et de son environnement, l'ukiyo-e préfère montrer des rues de grandes villes, des ponts sur lesquels circulent d'humbles travailleurs, des vues des "maisons vertes" où officient les geisha, etc. D'une manière générale, les non-samourai sont souvent les sujets principaux de ces représentations picturales.



Les supports des Arts Picturaux
Le Washi
Ce papier aux longues fibres de mûrier entrelacées est connu pour sa légèreté, sa flexibilité et sa solidité et utilisé à Rokugan depuis la nuit dse temps.
Il en existe plus de quatre cents sortes, aux motifs et aux couleurs variés, qui sont utilisées pour rédiger des cartes ou invitations, recouvrir des boîtes ou encore fabriquer des emballages, des faire-part, des abat-jour ou des cerfs-volants.
Les fibres utilisées les plus connues portent les noms de kozo, gampi et mitsumata. Chacune d'entre elles confère au papier des caractéristiques particulières.

Le Kakejiku ou Kakemono
Le Kakemono (littéralement "chose suspendue") est un rouleau suspendu servant à exposer en intérieur une peinture ou une calligraphie. Au sens strict, c'est le mot kakejiku qui convient le mieux pour désigner ces peintures ou ces calligraphies car il fait référence à la baguette (jiku) horizontale placée à l'extrémité basse du rouleau et qui permet à l'œuvre de tenir droite lorsqu'elle est accrochée (kakeru).
Il se présente sous la forme d'un rouleau, supporté par une fine baguette de bois semi-cylindrique à son extrémité supérieure et lesté par une baguette de bois cylindrique de diamètre supérieur à son extrémité inférieure, que l'on déroule pour l'accrocher au mur, par exemple dans le tokonoma (alcôve d'exposition dans une demeure). Le support du kakejiku est appelé hyōsō (表装).
Un kakemono présente une peinture ou calligraphie sur soie ou sur papier.
Ses extrémités sont masquées par une pièce en ivoire, corne, santal rouge, laque, céramique ou cristal, dont les couleurs et motifs doivent s'harmoniser avec l'œuvre. La conception d'un kakejiku artisanal est très exigeante et n'est confiée qu'à des spécialistes car ils doivent parfaitement s'harmoniser avec les oeuvres qu'ils supportent.
Lorsqu'il n'est pas exposé, il est roulé autour de sa baguette inférieure et conservé dans une boite généralement faite de bois de paulownia.
Le Kakemono (peinture, calligraphie ou peinture accompagnant une calligraphie) fait partie des éléments indispensables à la cérémonie du thé, où son choix est fait en fonction des saisons, des invités ou pour mettre en avant une maxime shinseiste.
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Peinture sur kakemono accompagnée d'un ikebana, exposés dans leur tokonoma

L'Emaki ou Emakimono
Les Licornes ont créé un type particulier de peinture, le parchemin narratif ou emakimono ("e" peinture, "maki" rouleau, livre, "mono" chose) , peu de temps après leur retour dans l'Empire. Dans leurs pérégrinations à travers les terres gaijin, il leur était devenu courant de retranscrire leurs voyages sur des parchemins : un tel parchemin se composait de différents croquis accompagnés de notes sur ce qu'ils avaient traversé et vu. Lorsque les artistes Licorne commencèrent à maîtriser la calligraphie et la peinture traditionnelle, ils réalisèrent qu'elles pouvaient être associées pour créer une narration continue. Les parchemins narratifs sont rapidement devenus populaires à travers l'Empire et les artistes actuels de tous les clans en produisent aujourd'hui.
L'emaki combine le texte et l’illustration et est peint, dessiné ou estampé sur un rouleau (papier ou soie) mesurant en moyenne 9 à 12 mètres de long sur 30 à 39 cm de large. Il constitue par conséquent un genre narratif proche du livre, développant des histoires romanesques, épiques ou illustrant les textes et légendes religieuses.
Un emaki se lit selon la méthode traditionnelle seul assis sur une natte, le rouleau posé sur une table basse ou au sol. Le lecteur déroule alors avec une main tout en le ré-enroulant avec l'autre main, de droite à gauche. De cette façon, seule une partie de l’histoire peut être vue (environ 60 centimètres, bien que le lecteur a toute liberté ici), et l'artiste joue sur des successions de plans afin d'agencer son récit : par exemple fluide et dynamique ou bien calme et contemplatif. L'aspect le plus important est que chaque lecteur déroule l'emaki à son propre rythme. Une fois sa lecture terminée, le lecteur doit à nouveau ré-enrouler l’ensemble dans son sens de lecture original. L’emaki est maintenu fermé par une cordelette et entreposé seul ou avec d'autres rouleaux dans une boîte destinée à cet effet et qui est parfois décorée de motifs élaborés. En effet, un emaki peut se composer de plusieurs rouleaux successifs selon les besoins du récit - le Hōnen shōnin eden en compte 48, bien que le nombre standard se situe plutôt entre un et trois.
Les Arts Emaki
Emakimono

Le Fusama
Le fusuma (襖) est un écran opaque coulissant muni d'une poignée utilisé pour redéfinir l'espace d'une pièce ou servir de porte dans l'habitat traditionnel japonais. Il mesure généralement 91 cm de large pour 182 cm de haut (la même taille qu'un tatami) et deux ou trois centimètres d'épaisseur. Les rails en bois sur lesquels coulissent les fusuma sont appelés kamoi (鴨居) pour celui du haut et shikii (敷居) pour celui du bas. Sa surface est un support de prédilection pour la peinture décorative, notamment le Rokugani-ga.
Les Arts Fusuma_1
Fusama

Le Shoji
Un shōji (障子) est une paroi ou une porte constituée de papier washi translucide monté sur une trame en bois. Les shōji sont généralement désignés comme des portes coulissantes et conservent un espace qui serait nécessaire pour une porte à charnière.
Les Arts 180px-Anyoin09_1024
Paroi en shoji

Le Byōbu
Les byōbu (屏風, littéralement « mur de vent ») sont des paravents faits de plusieurs feuilles articulées et décorés avec des peintures et de la calligraphie. Ils sont utilisés notamment pour séparer les intérieurs et clore des espaces privés.
Les Arts Byobu

Le Senmen
Le terme senmen désigne la surface d'un éventail fait de papier ou de soie servant de support à une peinture ou calligraphie.
Certains éventails peuvent à juste titre être considérés comme des œuvres d'art à part entière et exposés, souvent complétés par un ikebana.
Les Arts Senmen-kamijo

Rakkan
Lieu, date, nom et sceaux de l'artiste disposés sur la peinture ou la calligraphie. Le mot "rakkan" est obtenu à partir de rakusei - achèvement - et kanshiki - ou kan fait référence aux caractères gravés et shiki à ceux qui sont en relief.


Références
L5R : Emerald Empire
Wikipedia
www.japan-fan-art-assoc.com


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MessageSujet: Re: Les Arts   Les Arts EmptyMar 5 Fév 2013 - 18:00

Le Trait Parfait

Le Sumi
L'encre traditionnelle utilisée en calligraphie ou dans certaines formes de peinture rokugani est appelée Sumi.
Il s'agit d'une encre confectionnée à partir de suie (susu) et de colle (nikawa 膠) animale se présentant sous forme solide, en général sous forme de bâton, que l'on frotte sur une pierre à encre avec un peu d'eau.
Traditionnellement, la suie peut être de la suie de pin (shôen-boku) ou de la suie d'huile végétale (yuen-boku).
L'encre continue de vivre après sa période de fabrication. Les meilleurs magasins la conservent plusieurs années avant de la vendre ; avec l'âge elle développe de plus subtiles nuances. Les encres dites « âgées » (ko-boku 古墨) ont de 50 à 60 ans ; au delà de 100 ans elles deviennent des objets de collection. Cependant, une fois fixées sur le papier, elles échappent à l'emprise du temps.
Utilisation : Verser un peu d'eau sur la colline de la pierre à encre, tenir le bâton incliné vers soi ou droit et le frotter doucement sur la colline en utilisant un mouvement circulaire jusqu'à ce que l'encre atteigne une certaine épaisseur. Verser cette encre épaissie dans la mer de la pierre à encre. Le temps de préparation de l'encre prendra au moins quinze minutes pour une initiation et plus pour des dessins de taille plus importante. L'encre atteint une qualité optimale une heure après avoir été préparée.
Le bâton doit être rangé et surtout ne doit pas être reposé sur la pierre lorsqu'il ne sert pas ; il risquerait de coller et d'abîmer, voir de casser, la pierre.
Après utilisation d'un bâton d'encre, il faut l'essuyer et le ranger dans son papier et sa boîte d'origine en paulownia à l'abri du soleil et de l'humidité.
Les Arts Shodou_14

La Shodô
La Shodô, ou "Voie de l'Ecriture", est le nom donné à la calligraphie rokugani. Dans cet art, il ne s'agit pas simplement d'avoir une belle écriture mais d'exprimer l'instant.
En prenant le pinceau, en le trempant dans l’encre noire, le calligraphe trace le trait sur une feuille blanche en se concentrant seulement sur le geste de tracer. Chaque trait est unique, chaque trait est une naissance et devient la manifestation de cet instant.
Parfois on remarque dans les œuvres d’un grand calligraphe un trait cassant, sec, coupé, la bavure de l’encre sur la feuille, un déséquilibre du noir et du blanc. Comme pour la vie, ce sont des composantes de la beauté. Le trait ne peut être "raté".
A travers le trait, l'artiste exprime toute son énergie, son souffle, son émotion. Cette expression peut être totalement spontanée, mais elle est bien souvent mûrement méditée et il n'est pas rare de voir un maître calligraphe passer de longues minutes de concentration de réaliser un "trait parfait".
La partie blanche qui n’est pas en contact avec l’encre est aussi très importante. Tout comme l’air, on ne la remarque pas mais elle est bien présente.
De nombreux samourai considèrent la calligraphie comme une extension du maniement du sabre, l'essence de cet art se trouvant dans la perfection de la maîtrise du geste et dans le total contrôle de son chi.
Les Arts Shodo2

Le E-hon
E-hon ou Ehon (絵本 "livre illustré") est le terme rokugani servant à désigner un livre illustré en général.
Les e-hon sont habituellement réalisés sur un fin papier washi (imprimé d'un côté seulement, puis plié en deux, créant ainsi une feuille imprimée des deux côtés), liées les unes aux autres (l'ordre des pages allant de droite à gauche) avec une simple reliure cousue externe. Généralement imprimés avec de l'encre noire (sumi) sur du papier blanc, souvent avec des dessins de couverture polychromes et parfois avec coloration à l'intérieur.
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Le Orihon
Un orihon (折本 "livre plié") est un livre constitué d'une bande de papier écrite sur un côté puis compressée en plis accordéon.
Le style du pliage est semblable à celui d'un accordéon, de telle sorte que chaque page écrite fait face à une autre page écrite quand le livre est fermé. Il peut donc être ouvert à n'importe quelle page.
Le pliage en « orihon » est généralement associé aux livres shinseistes.
Les Arts Orihon


Références :
Wikipedia

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MessageSujet: Re: Les Arts   Les Arts EmptyVen 8 Fév 2013 - 17:43

La Prose Littéraire

L'ensemble de la littérature rokugani se divise en trois principales catégories : les contes de guerre, les "notes de chevets" et les récits de voyage. L'Empire connait également quelques fictions pures, la plupart sous forme de courtes histoires ou de nouvelles, mais d'une manière générale, les Rokugani préfèrent les textes en prose qui se réfèrent à des évènements réels. Le plus souvent, même les oeuvres de fiction suivent la structure des ouvrages non-fictionnels : la nouvelle de Kakita Ryoku Hiver prend la forme de notes de chevet concernant la Cour d'Hiver bien que les évènements qu'elle y décrit sont entièrement fictionnels.

Des auteurs de tous clans produisent des contes basés sur leur histoire, mais peu sont ceux qui peuvent égaler la puissance d'évocation et la maîtrise technique des travaux montrés par les conteurs Ikoma. Ces contes sont si populaires dans toutes les couches de la société que les conteurs d'histoires hinin vont jusqu'à payer pour qu'on les leur lise afin de les mémoriser.
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Alors que les contes de guerres glorifient le passé, les notes de chevet (journaux contennant des évènements de la vie de l'auteur ainsi que ses commentaires et observations) sont particulièrement appréciés pour leur modernité et leur esprit. Aucune mode ou tendance ne peut être apprécié par les samourai de bas rang sans qu'elle soit mentionnée dans les notes de chevet d'un courtisan ou artisan célèbre. Les notes de chevet sont également la meilleure source de rumeurs et de scandales : bien qu'il soit déshonorant de mentionner de telles choses directement, un auteur talentueux peut raconter les histoires les plus sordides grâce au langage indirect et aux pseudonymes. Il est très courant que des notes de chevet utilisent des symboles ou des surnoms pour les personnes auxquelles elles font références, laissant les lecteurs spéculer sur la véritable identité de "Cho" ou de "D-chan". De manière peu surprenante, les Grues et les Scorpions sont les plus grands publicateurs et les plus avides lecteurs des notes de chevet.
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Les récits de voyage sont généralement les journaux personnels de courtisans ou magistrats qui voyagent à travers l'Empire pour leur fonction, d'artisans effectuant un voyage d'apprentissage, ou de samourai engagés dans un musha-shugyo. En fonction du tempérament de l'auteur, ces ouvrages peuvent contenir les descriptions de sites historiques ou religieux importants, des comptes-rendus sur les bons ou mauvais repas pris, des croquis de personnes rencontrées, des histoires tirées du folklore local, des études de fleurs et d'arbres, des descriptions de duels ou des poèmes inspirés de choses vues ou vécues.
Peu de temps après leur retour dans l'Empire, les Licornes adoptèrent les récits de voyage comme leur forme préférée de littérature. Durant le premier siècle après leur retour, les oeuvres des Licornes n'étaient lus que par les membres de leur clan, mais avec le temps et leur familiarité grandissante avec les écrits rokugani classiques, leurs travaux gagnèrent une plus grande audience. Les récits de voyage licorne sont généralement appréciés pour leurs descriptions lyriques et innovantes des paysages.
Les Arts Kanazawa_Seto



Références :
L5R: Emerald Empire

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MessageSujet: Re: Les Arts   Les Arts EmptySam 9 Fév 2013 - 17:30

La Sculpture


La sculpture à Rokugan est un art plutôt mineur. Elle n'est pas spécialement mal vue, mais les commandes de sculpture sont plutôt limitées. Les temples, autels, palaces et tombes sont souvent très décorés avec des statues de Fortunes et des esprits-gardiens, mais dans leurs habitations, les samourai préfèrent utiliser des rochers informes dans leur jardin et l'architecture rokugani se prête plus à la suspension de tableaux qu'à l'exposition de sculptures.
Le Clan de la Mante fait exception à la règle. Tôt dans leur histoire, les marins Yoritomo ont utilisé la sculpture sur bois pour passer le temps durant les longs voyages. Le résultat de leurs efforts était chéri par leur famille et leurs amis pendant leur absence, les encourageant à améliorer leur technique. Au bout d'un certain temps, les seigneurs Mantes finirent par repérer les suivants les plus prometteurs dans cet art et s'arrangèrent pour qu'ils reçoivent une formation en sculpture sur le continent, créant ainsi une tradition artistique vivante qui continua à fleurir après l'accession des Mantes au statut de Clan Majeur. De nombreux Mantes aiment à collectionner des figurines sculptées par leur artiste favori ou des oeuvres faisant référence à certains thèmes tels que les Fortunes de la mer, les animaux marins ou les gens pratiquant des activités marines.
Les Phénix ont également une forte culture sculpturale parmi les artisans Shiba bien qu'elle soit bien moins admirée que les autres arts pratiqués par cette famille d'artistes. L'intérêt y est surtout porté sur les Fortunes, les Kami, et les moines célèbres et la plupart de leurs oeuvres sont exposées dans les nombreux temples que l'on peut visiter dans leurs provinces.
Les Arts $(KGrHqN,!oUE9dDi,JYhBPdl9p1HmQ~~60_1Les Arts Statue-bouddha-japonaiseLes Arts Japon-kyoto-tamon-ten

Les Netsuke
Les netsuke sont de petits objets sculptés (suivant la technique dite en « ronde-bosse ») servant à maintenir un objet à son obi (bourse, inro, etc.). Les kimono n'ayant pas de poche, cela permet d'avoir de petits objets personnels à portée de main. Les netsuke sont des objets quotidiens et utilitaires, fabriqués par des artisans heimin (aucun samourai ne les considérerait comme de l'art) et certains d'entre eux font preuve d'un grand talent et d'une grande minutie dans leur travail. Les netsuke les plus fins sont très prisés en tant que présent. Plus d'une famille de paysans a trouvé la prospérité grâce à sa production de netsuke et un samourai parrainant un sculpteur de netsuke talentueux peut gagner un prestige considérable pour lui-même.

Un netsuke peut être de différentes formes mais il se distingue toujours par sa petite taille (entre 3 et 8 cm) et par les himotoshi (deux petits trous communiquant permettant de faire passer la cordelette dans le netsuke).
Le netsuke doit être compact, sa surface lisse, exempte d'aspérités qui pourraient blesser le propriétaire ou déchirer son kimono.
Les Arts 200px-Netsuke-p1030001
Kagamibuta ou kanabuta
netsuke formé d'un cercle en ivoire enserrant un disque de métal fait de différents alliages et décoré selon diverses techniques: gravure à l'eau-forte, incrustation, laque, sculpture en relief, dorure à la feuille, etc. L'intérêt du kagamibuta réside plus dans le travail du métal que dans celui du pourtour (encore qu'on trouve des cercles admirablement sculptés). Un œillet situé au verso du disque permet de passer la cordelette de l'inrō.
Les Arts 120px-KagamibutaNetsuke
Katabori
netsuke en forme d'êtres humains ou d'animaux.
Les Arts Tangu-go_24sm"Kenku jouant au go"
Manju netsuke
netsuke de forme arrondi et aplatie. Il est ainsi nommé en raison de sa forme générale qui n'est pas sans rappeler celle du gâteau du même nom. Il est fait à partir de divers matériaux (ivoire, corne, bois, bambou, etc). Habituellement plein, le décor est appliqué à la surface soit par sculpture directe en relief, soit par gravure à l'eau-forte. Il peut être composé de deux parties de taille identique qui sont ensuite assemblées. À côté de ces formes rondes, typiques, coexistent des formes carrées ou ovales. le passage de la cordelette est assuré par un anneau fixé sur le netsuke ou, plus souvent, par des trous de himotoshi.
Les Arts 120px-ManjuNetsuke
Ryusa netsuke
il s'agit d'une variété particulière de manju. Les différentes arabesques, fleurs et/ou oiseaux qui le composent sont obtenus en taillant et en perforant le matériau. Lorsqu'il est en deux parties, le ryusa netsuke est fréquemment ajouré sur une roue de potier. Dans le cas contraire, il est évidé et sculpté aux couteaux.
Les Arts 120px-RyusaNetsuke
Sashi netsuke
ce sont des netsuke de forme allongée comme un poignard. Leur longueur est de dix centimètres, voire plus. Ils se portent poussés à l'intérieur de la ceinture. Certains les considèrent comme une poignée de sac.
Les Arts 102px-Obihasami
Netsuke à secret
ces netsuke prennent la forme de petites boites fermées contenant une figurine sculptée.
Les Arts 120px-TrickNetsuke


Référence :
http://www.samourais-et-ikebana.com
wikipedia
L5R : Emerald empire
http://www.tumblr.com/tagged/netsuke
http://fr.academic.ru/dic.nsf/frwiki/1227355

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MessageSujet: Re: Les Arts   Les Arts EmptySam 18 Mai 2013 - 11:07

Buyô
La Danse
舞踊


En tant que tel, la danse est un art mineur. Il existe un grand nombre de styles de danse de cour tel que le bugaku dans lequel des acteurs masqués incarnent des personnages fictifs, exécutant des pas de danse et des mouvements stylisés. De nombreuses geisha se spécialisent également dans les danses gracieuses qui accompagnent le biwa et le samisen. D'une manière générale, la danse est souvent plus considérée comme un loisir léger que comme un grand art. Elle a néanmoins gagné ses lettres de noblesse grâce à son importance dans le théâtre, puisque le noh et le kabuki y font appel pour mettre l'emphase sur l'aspect dramatique des pièces.
Bien que Grues et Scorpions rivalisent pour l'honneur d'entraîner les plus talentueux danseurs de l'Empire, les Grues sont clairement les meneurs dans l'art de la chorégraphie. C'est là le résultat de leurs différences philosophiques concernant les pièces de théâtre. Les amateurs de dramaturgie peuvent débattre durant des heures sur la justesse des points de vue de chacun.
Les dramaturges Scorpions affirment que, bien que les mouvements de danse aient leur importance, ce sont les nuances ajoutées par le danseur-acteur qui créent le sens profond de la danse. De ce fait, ils récupèrent souvent des chorégraphies de pièces préexistantes pour les réutiliser. Parfois ils choisissent une danse particulière car elle est associée à un type de personnage bien connu (une danse décrivant un esprit animal ou une vieille femme par exemple) et parfois la danse est choisie pour y incorporer une référence à une pièce précédemment jouée.
Les dramaturges Grues pensent au contraire que chaque élément d'une pièce, du texte récité aux motifs des costumes, doit être soigneusement choisi pour aider à transmettre et intensifier "l'effet dramatique". Ils commandent donc souvent de nouvelles danses pour leurs pièces, travaillant avec les danseurs qui exécuteront en premier les rôles pour établir les enchaînements de mouvements corrects qui créeront le ton recherché par l'oeuvre. Les danseurs et les auteurs qui travaillent particulièrement bien ensemble établissent souvent des relations qui peuvent durer des années, relations devenant parfois permanentes par le biais de mariages entre familles.
La danse rokugani, qui fait également appel au mime, se caractérise par la complexité de ses codes esthétiques et la beauté somptueuse de ses costumes. La fluidité dans la succession des mouvements suggère élégance, raffinement et maîtrise de l’émotion.



Le Bugaku
Cette danse réservée à la haute noblesse se caractérise par ses mouvements lents, précis et majestueux. Les danseurs portent des costumes traditionnels élaborés, qui comprennent généralement des masques tout aussi beaux. Le motif de la musique et de la danse est souvent répété à plusieurs reprises. La représentation a lieu sur une plate-forme carrée, généralement de 5,5 m de côté.
Certaines danses bugaku représentent des batailles légendaires, d'autres rapportent des rencontres avec des personnages divins ou des bêtes mythiques comme le phénix; une célèbre pièce montre deux dragons qui s'ébattent. Elle est traditionnellement accompagnée de musique gagaku.
Les Arts Ayakiri_%28bugaku_mask%29Les Arts 86px-Bato_%28bugaku_mask%29Les Arts 83px-Genjoraku_%28bugaku_mask%29Les Arts 95px-Ry%C5%8D_%28bugaku_mask%29
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Le Kagura
Le kagura (神楽, littéralement « agrément des dieux ») est un rite artistique dédié aux Fortunes et aux Kami Célestes, consistant globalement en une danse théâtrale.
Jadis appelée kamukura ou kamikura (神座, lit. « siège divin »), le kagura fut d'abord exécuté à la cour impériale par les prêtresses de Uzume-no-mikokami. Avec le temps, ce rituel de cour nommé mikagura (御神楽, lit. « kagura impériale »), inspira des danses rituelles populaires appelées satokagura (里神楽, lit. « kagura de village »), popularisées dans tout Rokugan sous diverses formes dérivées.
Le kagura-den ou kagura-dono (神楽殿, littéralement « palais kagura »), également appelé maidono (舞殿, « palais de la danse »), est un palais au sein d'un sanctuaire dans lequel des danses sacrées (kagura) et de la musique sont offertes au kami au cours de cérémonies.
Il s'agit à l'origine d'une scène temporaire, mentionnée pour la première fois dans un texte du ixe siècle décrivant un maidono construit en face d'un sanctuaire. En un siècle environ, elle devient une caractéristique permanente du sanctuaire et son utilisation se prolonge jusqu'à ce que sa fonction de salle de culte prévale sur sa fonction originale.
Les Arts 280px-Naniw001
- Mikagura à la Cour
Mikagura (御神楽) est une danse rituelle exécutée à la cour impériale et dans les sanctuaires importants dédiés aux Fortunes. Il consiste à accueillir, à distraire et à saluer les divinités par des chants syllabiques humoristiques ou poétiques.
Le kagura uta en est le répertoire vocal sacré de 26 chants exécuté traditionnellement par un chœur d'hommes durant plusieurs jours, mais réduit de nos jours à 12 chants exécutés en six heures. On y emploie une flûte traversière (笛, fue) et/ou un hautbois (hichiriki) traditionnels, et éventuellement un yamatogoto et des claves shakubyōshi. Il existe plusieurs danses de mikagura, souvent associés à un temple particulier.


- Satokagura dans les villages
Satokagura (里神楽) est le kagura rencontré dans les sanctuaires des Fortunes communs, généralement dansé par des prêtres accompagnés avec un ensemble hayashi composé de flûtes fue, du tambour taiko et de la cymbale kane (ou happa). Elle serait à l'origine du théâtre nô et du kyōgen.
On trouve les principales variantes suivantes :

~Dengaku (田楽 littéralement « musique de rizière ») est un art rokugani rustique mêlant musique et danse. Il se passait le plus souvent lors du repiquage du riz par les paysans.

~Miko kagura (巫女神楽?), exécuté par les shugenja, et dérivé des danses rituelles pendant lesquelles le shugenja est comme possédé par le kami et parle, chante et danse en tant que dieu. Cette danse est souvent exécutée avec des accessoires rituels, tels que des clochettes, des cannes de bambou, des brindilles de sakaki, ou des bandes de papier shide.

~Shin nō (le « nô des dieux ») . Exécutées avec le masque et les habits d’une divinité, ces danses représentent des mythes et légendes japonaises célèbres. Le répertoire, la chorégraphie et la musique sont fixés par la tradition. Des musiciens assis autour de la scène accompagnent les danses de leurs instruments. On trouve trois types de percussions : petits tambours kotsuzumi (小鼓) appuyé contre l'épaule, tambours waki-daiko (脇太鼓) que l'on frappe à l'horizontal, et gros tambours ō-daiko (大太鼓?) frappés de côté. Plusieurs joueurs de flûtes ryū-bue (龍笛, « flûte du dragon ») sont également présents au nombre de trois à cinq sur les bords de la scène dont le centre est occupé par les danseurs. Les danseurs, faisant revivre les mythes rokugani portent, selon les types de danses, des épées, des éventails chūkei (中啓 éventail de papier plié et décoré), des bâtons en bois sacrés ou des clochettes ; ils portent également des masques imitant des visages d’hommes âgés ou de dieux. Les danses sont effectuées dans le kagura-den (神楽殿), pavillon dédié aux danses Kagura du sanctuaire.

~Shishi kagura (獅子神楽) : une forme de danse du lion (獅子舞, shishi mai), dans laquelle un groupe de danseurs joue le rôle du lion gardien des temples (également appelé komainu à Rokugan), et parade autour de la ville. On en trouve deux types : Le Yamabushi kagura (山伏神楽) dont la danse du lion est soit brutale lorsqu'elle est pratiquée par les moines yamabushi, soit posée à la manière du nô et de sa danse nō mai (能舞) ou du bangaku (番楽) et le Dai-kagura (太神楽) dérivé de rituels où les prêtres voyagent de villages en villages pour y chasser les mauvais esprits. Il est souvent accompagné d'acrobaties à la manière du sangaku, et de théâtre kyōgen afin de divertir le dieu reçu lors du rite.

~Yudate kagura (湯立神楽), rituel autour d'un chaudron d'eau chaude, pendant lequel les prêtres s'immergent dans l'eau dans un rituel de purification. On parle aussi de Shimotsuki kagura (霜月神楽).







Les Arts 800px-Amaterasu_cave
La mikokami Uzume exécute une danse Kagura pour satisfaire Amaterasu-Omikami



Référence :
L5R : Emerald Empire
http://www.artistes-associes-japon.org
http://www.dansejaponaise.com
Wikipedia

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MessageSujet: Re: Les Arts   Les Arts EmptyMer 28 Aoû 2013 - 18:00

Art Floral et Paysagisme

Les Arts Kasamatsu-cf556

Ikebana (生け花)
L'ikebana ("fleurs vivantes") ou kado  (華道/花道, "la voie des fleurs") est l'art de la composition floral visant à réaliser une création harmonieuse à la fois esthétiquement et spirituellement. Un ikebana est similaire à un haiku au sens où les deux utilisent des moyens limités pour évoquer une réalité plus grande. Le Clan de la Grue attribue l'invention de l'ikebana à Dame Doji et cet art est largement apprécié et pratiqué à travers le clan. Même si les soldats les plus endurcis des Daidoji ne le pratiquent pas, la plupart d'entre eux en possèdent chez eux pour marquer des occasions spéciales et veillent à ce que leurs filles soit formées à cet art. Parmi les courtisans Doji et les artisans Kakita, il est considéré comme une nécessité d'avoir une connaissance conséquente de l'ikebana et à travers les années, de nombreux Asahina ont publié des ouvrages expliquant comment l'art de l'ikebana peut promouvoir l'harmonie spirituelle.
La plus grande partie du reste de l'Empire suit la direction donnée par le Clan de la Grue, les clans du Lion, du Phénix et du Scorpion produisant de grands maîtres de cet art. Les Yoritomo du Clan de la Mante le trouvent souvent trop minimaliste pour leur goût tandis que les Moshi se délectent de son élégance naturelle. Les Kitsune, que ce soit avant ou après avoir rejoint le Clan de la Mante, apprécient l'ikebana et sa connexion avec la beauté de la nature. Bien que les Dragons et les Licornes n'aient que peu d'intérêt dans l'ikebana, le Clan du Crabe est le seul à ouvertement exprimer son dédain envers cet art, le considérant comme un exemple parfait du gaspillage frivole que l'on trouve sur les terres Grue.
L'ikebana est largement méconnu parmi les heimin, mais moines et geisha l'étudient fréquemment, bien que pour des motifs très différents.

La composition florale crée une harmonie de construction linéaire, de rythme et de couleurs, mettant en valeur aussi bien la fleur elle-même que les tiges, les feuilles, les branches et même le vase. La structure complète de l'arrangement floral est axée sur trois points principaux symbolisant le ciel, la terre et l’humanité à travers les trois piliers : asymétrie, espace et profondeur.

Les fleurs peuvent alors être arrangées en "tatebana" (c'est à dire verticalement, avec une fleur haute et deux plus basses) ou en "moribana" (c'est à dire horizontalement dans un plat ou un panier). De même, le formalisme de l'arrangement lui donne sont cachet et chaque ikebana, expression de l'esprit qui l'a fait, tend vers l'un des pôles que sont "shin" (strict, imposant, traditionnel, symétrique) et "so" (léger, spontané, asymétrique, imprévu, libre), ou "gyô" (entre shin et so).

Deux notions sont souvent citées pour exprimer l'essence de l'ikebana :
- Le fûryû qui implique simplicité, discrétion et l'amour d'une beauté naturelle, sans ostentation. Le fûryû se détourne de l'exhibition et manifeste une sérénité. Le Tao tient une place importante dans le développement de cet esprit.
- Le wabi c'est le raffinement dans la simplicité, l'élégance rustique, la noblesse sans sophistication, la beauté réduite ou plutôt ramenée à sa simplicité essentielle. Une simple fleur parfaitement disposée dans un vase discret peut l'exprimer.


Les Styles
Voici les principaux styles d'ikebana. Ils se différencient par leurs proportions, elles-mêmes souvent liées aux dimensions du vase. Par exemple pour le style Nageire, il existe trois formes définies en fonction de leurs proportions : la hauteur du Shin est généralement 1,5 fois la hauteur du vase plus sa largeur, celle du Soe se situe entre deux tiers et trois quarts de la hauteur du Shin et celle de Tai est comprise entre un tiers et la moitié de la hauteur du Shin.
Les Arts Diagram_basic_shoka

Kyōka (供花) ou Kuge
Utilisé comme offrande de fleurs dans les temples. Dans ces arrangements, les fleurs et les branches sont disposées de telle sorte qu'elles pointent vers le ciel.
Les Arts Rikka3fRikka (立花)
Utilisé comme décoration pour les cérémonies et les fêtes. Le style rikka reflète la splendeur de la nature et l’expose. Les vases du style rikka mesures entre 20 et 30cm de haut et possèdent une embouchure évasée. Les matériaux forment un groupe compact, s’élèvent du centre du vase et donnent à la composition une forme triangulaire caractéristique. On utilise sept ou (plus rarement) neuf branches dans cette composition. C'est un style extrêmement codifié : le Sendenshö, ouvrage de référence en matière d'ikebana traditionnel, codifie cinquante-trois  bouquets pour chaque occasion de la vie : mariage, majorité d'un garçon, départ d'un guerrier...
Shōka (生花)
Version épurée du style rikka, il n'utilise que trois branches asymétriques dans sa composition. Le résultat doit restituer la pousse de ce végétal telle que dans la nature. D'apparence très simple, il est l'une des forme d'ikebana les plus complexes à mettre en oeuvre car il faut une connaissance intime des "Shussho", ou caractéristiques propres à chaque plante. Le vase du Shoka est plus qu'un simple contenant puisqu'il représente la source de vie, la base de la composition étant comparée à une étendue d'eau. Il est généralement symétrique et évasé à l'embouchure. Vu de face, les branches doivent former une ligne verticale unique sur les 6-8 premiers centimètres
Les Arts 16tt17
Les Arts Nageire2Nageire (投げ入れ, "jeté")
Mettant en avant la spontanéité et l'intuitif, le style nageire est souvent réalisé en moribana (horizontalement dans un plat ou un panier) en donnant l'impression d'avoir été jeté dans le contenant, renforçant l'impression de "naturel" dans l'arrangement. Lorsqu'il est composé dans un vase à la vertical (tatebana), le bouquet est alors incliné ou en cascade aucun artifice n'est utilisé pour faire tenir les fleurs. Ce style est souvent utilisé dans les cérémonies du thé les moins formelles.
Chabana (茶花, "fleurs de thé")
Utilisé lors des cérémonies du thé. Dans ce style, les fleurs sont arrangées dans un vase aussi naturellement que possible et quels que soient les matériaux utilisés. Les vases utilisés sont généralement cylindriques et haut possédant souvent une ouverture étroite. Dans cet esprit minimaliste, les chabana sont souvent constitués d'une fleur unique.
Les Arts Chabana
Exemples de Symbolisme en Ikebana
- Le bourgeon et le bouton symbolisent l’avenir, le futur.
- La fleur ouverte évoque l’épanouissement.
- Le lichen fait référence au passé.
- Le pin est le symbole de la longévité. Les aiguilles de pin allant toujours de paire c’est aussi le symbole des époux.
- Le bambou se courbe un moment sous le poids de la neige mais se redresse toujours. Il représente la vitalité mais aussi la prospérité de par son développement rapide.
- Les fleurs de pêcher représentent la féminité.
- Le chrysanthème blanc évoque rivières et ruisseaux.
- Le prunier fleurit même par temps froid. C’est donc le symbole de la force vitale.
- Les branches de pin symbolisent les rochers et les pierres.
- L’asymétrie renvoie vers l’idée de mouvement et de vie.

"Je m’attends à ce que le soleil se lève demain à l’ouest et à ce que des feuilles d’orme teintées d’or reviennent se percher sur leurs branches, car aujourd’hui j’ai vu l’ikebana d’une Matsu. Une Matsu ! Et pas n’importe quelle épouse de seigneur qui se serait jointe à la famille par mariage. Matsu Tae est un bushi qui s’est prise d’une passion pour l’art car, m’a-t-elle expliqué, il lui permet de se libérer l’esprit et de se concentrer avant la bataille. Si c’est véritablement le cas, je me réjouis de ne devoir jamais l’affronter au combat ; le simple fait de la voir tailler des fleurs était terrifiant. » « En tout cas, ses arrangements étaient plutôt bien faits. Takauji les a critiqués durement, relevant les erreurs qu’elle avait commises mais je crois qu’il s’est mépris à leur sujet (comme d’habitude). Je crois que ses erreurs avaient été commises délibérément. Chacun de ses arrangements n’en comportait qu’une et elle n’a jamais commis deux fois la même. Ce n’est pas ce que l’on observe quand une personne ne sait pas ce qu’elle fait. C’est plutôt ainsi qu’une personne explore les limites du bon goût. Qu’il est malheureux qu’on ne puisse la faire entrer à l’académie. Peut-être pourra-t-elle passer l’hiver dans la cour de Shiba ? Eux sauront peut-être quoi faire d’elle. »
-Extrait du livre de chevet de Doji Barahime



La Cérémonie des Fleurs
A l'instar de la cérémonie du thé, l'ikebana n'est pas seulement une pratique personnelle mais également une forme de communication sociale. Comme pour celle-ci, la cérémonie des fleurs se déroule entre un hôte et son invité.
Dans un premier temps, l'invité se recueille devant la niche (tokonoma) où sont placés la composition florale et le tableau (kakemono) préparés par son hôte. Puis il porte toute son attention sur la composition pour s'imprégner de l'esprit qui a inspiré sa réalisation.
Dans un second temps, le maître de maison invite son hôte à confectionner lui-même un bouquet. Il lui fournit le matériel pour cela et se retire. L'hôte s'agenouille alors et, assis sur ses talons, examine les végétaux et la coupe qu'on lui a confiés. En les regardant, il laisse naître en lui une inspiration qui va guider son travail. Celui-ci dure le temps qu'il faut.
Dans un dernier temps, le maître de maison invite ses hôtes et sa famille à venir admirer l'œuvre. Tout le monde se met en demi-cercle autour des deux bouquets et les contemple en silence en essayant de communier à ce que leurs auteurs ont voulu exprimer.


Kusamono (草物)
Littéralement "chose d'herbe", le kusamono est une présentation en pot d’herbes ou de fleurs sauvages exposée en solitaire. Il est souvent exposé dans le tokonoma (petite niche dans une maison).
On parle de shitakusa ou « plantes d’accompagnement » lorsque le kusamono est placé en accompagnement d'un bonsaï et qu’il n’est donc pas l’objet principal de l’exposition. Ils sont alors souvent un indicateur de saison. Ils peuvent aussi mettre en valeur un aspect du bonsaï. Une plante gracile et haute mettra en valeur la rudesse d'un tronc solide et une plante trapue et ramassée sur elle-même mettra en valeur l'élégance d'un tronc fin et gracieux.
Les Arts Kusamono_Amaranthus_cruentus


Bonsai (盆栽)
Un bonsai est un arbre ou une plante dans un pot. Ce mot signifie littéralement une plante (généralement un arbre ou un arbuste) cultivée sur un plateau ou dans un pot (盆 bon signifiant coupe ou plateau et 栽 sai, plante).
Cet arbre est miniaturisé par des techniques de taille particulières, et en ligaturant ses branches. On le rempote régulièrement afin de tailler ses racines internes ainsi que celles qui joignent la surface du pot (le nebari), afin d'en faire une œuvre d'art esthétique ressemblant à l'arbre dans la nature.
La culture est plus délicate que pour un arbre plus grand : le pot à bonsaï étant de petite taille, la terre va s’assécher très rapidement et demander des soins constants, en été par exemple, où plusieurs arrosages quotidiens sont nécessaires.
Les bonsaïs sont habituellement groupés en trois catégories, selon leur dimensions, on les classe souvent d'après « le nombre de mains » qu’il faut pour les transporter, ainsi :
- Mame ou Shôhin : bonsaï à une main (jusqu'à 13 cm pour les Mame, et jusqu'à 23 cm pour les Shôhin), souvent très fascinant pour l’amateur ; on parle souvent de « mini-bonsaï ». Cette taille restreint de manière importante le nombre des variétés qui sont susceptibles d’être travaillées en mame : de trop grandes feuilles qui seraient difficilement réductibles donneraient à l’arbre une disproportion inesthétique (quelques variétés répandues : Buxus, Lonicera nitida, Acer palmatum, Pinus pentaphylla, Ulmus parvifolia, Juniperus chinensis, et Serissa, Carmona, Portulacaria).
- Kotate-mochi ou Komono : bonsaï à deux mains, de 15 à 60 cm, jusqu’à 130 cm, puis Chūmono jusqu’à 60 cm, est sans doute le plus répandu parmi les amateurs ; sa taille permet de travailler sa structure et sa ramification avec beaucoup plus de finesse, et ainsi donne plus de liberté créatrice au bonsaïka (pratiquant de l'art du bonsaï). À peu près toutes les variétés conviennent à cette catégorie.
- Ômono: bonsaï à quatre mains (il faut en effet deux personnes pour porter ces grands bonsaïs), de 60 cm à 1,20 m voire plus, était autrefois un signe de la prospérité du propriétaire ; aujourd’hui, il reste un bonsaï imposant, et souvent vénérable par son âge.

Il existe une classification des différents styles de bonsaïs en fonction de la forme qui leur est donnée.
Bien souvent un bonsaï fait partie de plusieurs styles distincts, il n’existe aucune loi rigide dans la création d’un bonsaï du point de vue esthétique.
La création des styles renvoie constamment aux formes des arbres dans la nature ; les sensei conseillent d’ailleurs de ne pas s’inspirer de la forme d’autres bonsaïs, mais directement des arbres dans la nature. Le bonsaï ne cherche pas le mimétisme avec la nature, mais l’évocation en miniature de la puissance de l’arbre : il doit posséder l'essence d’un grand arbre.
Quelques exemples de styles parmi les plus significatifs :

Les Arts 400px-Bonsai_streng_aufrechte_Form.svgChokan : Tronc droit formel. Très apprécié des puristes, la ligne que dessine le tronc est difficile à obtenir, il doit en effet être conique tout en restant parfaitement droit.Les Arts 400px-Bonsai_locker_aufrechte_Form.svgTachiki (ou Moyogi) : Tronc droit informel. Le tronc révèle quelques courbes, il est parfois le résultat d’un Chokkan raté ; néanmoins, l’arbre peut être très esthétique.
Les Arts 400px-Bonsai_geneigte_Form.svgShakan : Tronc incliné, comme penché par le vent.Les Arts 500px-Bonsai_Kaskaden-Form.svgKengai : Tronc en cascade, il retombe en dessous du pot. De nombreux arbres poussant à flanc de montagnes donnent l’impression de « tomber dans le vide ».
Les Arts 400px-Bonsai_Bankan-Form.svgBankan : Tronc tortueux s’enroulant sur lui-même en torsade. Il s’inspire des arbres qui ont eu des difficultés dans leur croissance.Les Arts 400px-Bonsai_Literaten-Form.svgBunjingi : dit "style du lettré", du fait que ses créateurs étaient des personnages de l'aristocratie : ce style se distingue fortement des autres : le tronc mince reste dénudé sur une grande partie avant de montrer quelques masses de feuillages uniquement dans la partie aérienne. L’ensemble donne une impression de légèreté et une grande élégance.
Les Arts 400px-Bonsai_Besen-Form.svgHôkidachi : En forme de balai, le tronc droit distribue tout le feuillage à partir du même point (situé au tiers ou à la moitié de l’arbre). Le feuillage se répand de part et d’autre dessinant un rond ou un ovale. Le Zelkova carpinifolia (ou Zelkova serrata) est l'arbre représentatif de ce style dans la nature, ainsi on le traite souvent en bonsaï, sa ramification fine met en valeur ce style en hiver.Les Arts 600px-Bonsai_windgepeitschte_Form.svgFukinagashi : Battu par le vent, à la différence du Shakan, les branches et le tronc expriment un même mouvement. C'est le seul style pour lequel on admet que les branches croisent le tronc.
Les Arts 300px-Bonsai_%C3%BCber-Felsen-Form.svgIshitsuki : L'arbre (ou les arbres) est planté dans la roche (celle-ci contient de la terre). Ce style représente les îlots rocheux qui bordent les côtes de Rokugan.Les Arts 500px-Bonsai_Floss-Form.svgIkadabuki : Tronc en radeau, l’arbre, couché par terre crée de nouveaux troncs avec ses branches. Représente un arbre tombé qui repart sur ses branches pour en faire ses nouveaux troncs, situation facilement observable dans les forets de feuillus.

Les bonsaïs peuvent atteindre un âge très respectable. Le plus vieux bonsaï connu serait un Pin Blanc, datant de l'an 700, et toujours visible à Otosan Uchi.
Au fil des années, les techniques ont évolué, ce qui permet à l'amateur de changer la hauteur et la direction de la croissance de l'arbre, et dans certains cas de nanifier le feuillage de la même façon que l'arbre. Aujourd'hui, la culture des bonsaïs est un art : de la sculpture vivante. Il y a certaines formes classiques et traditionnelles que l'on peut trouver et suivre, mais la règle de base pour les bonsaïs personnels est « si tu aimes ce à quoi il ressemble, c'est un beau bonsaï ».
Durant les exposition de bonsai, ils sont très souvent associés à un kusamono (voir plus haut) ou à une suiseki (水石, pierre naturellement travaillée par l'eau).
On pense souvent que les bonsaïs sont obtenus à partir d'arbres spécifiques à cet art. Il est vrai que certains arbres sont plus couramment utilisés, notamment les essences d'arbres à petites feuilles à l'état naturel et qui seront donc plus simple à nanifier que les autres, mais un bonsaï peut être créé à partir de n'importe quelle essence d'arbre ou de buisson. Les essences les plus classiques sont les pins noirs (Pinus thunbergii), les pins à cinq aiguilles (Pinus parviflora), les genévriers (Juniperus chinensis var. Sargentii), et les érables.
En général, on utilise des variétés à petites feuilles, fleurs et fruits. Il est à noter que si certaines techniques permettent de réduire la taille des feuilles (défoliation et autres), celle des fleurs et des fruits n'est jamais modifiable.


Le Paysagisme
Teien (庭園, jardin)
Initié par Dame Doji dans son jardin de fleurs (devenu plus tard les Jardins Fantastiques des Terres Doji), le paysagisme est un art qui se retrouve aussi bien dans les demeures privées, dans les parcs des villes que dans les lieux historiques. L’aménagement de jardins est un art important et respecté, partageant des codes esthétiques avec la calligraphie et le lavis. Le jardin rokugani cherche à interpréter et idéaliser la nature en limitant les artifices.
Le jardin classique rokugani essaye de recréer l'apparence d'un paysage naturel sur une petite échelle (bien que ceux des terres Grue puissent avoir des proportions impressionnantes) et incluent généralement une caractéristique aquatique sous la forme d'un petit cours d'eau ou d'un étang. Ce type de jardin est particulièrement apprécié du Clan de la Grue pour son évocation de la beauté simple de la nature, sans parler du fait qu'ils offrent un cadre idéal pour les fêtes et autres rencontres sociales. Les samourai ou riches marchands qui souhaitent avoir un jardin classique mais qui ne peuvent se permettre de creuser un cour d'eau ou un étang artificiel suggèrent souvent cet élément par des cailloux de différentes formes pour signifier le lit du cours d'eau.
Les Arts Fantastic_Gardens
Les Jardins Fantastiques Doji
La composition d’un jardin suit trois grands principes : la reproduction de la nature en miniature, le symbolisme et la capture de paysages.
La miniaturisation a pour but la représentation de scènes différentes (montagnes, lacs, rivières, mer) dans un espace restreint ; en plus d’une réduction de taille, elle opère sur une réduction de la complexité — la simplicité est une caractéristique importante dans la plupart des styles.
La perspective est liée au principe de miniaturisation : en jouant sur la taille des éléments proches et lointains (par exemple, en plaçant de grands arbres au premier plan et des arbres plus petits à distance), il est possible de donner l’illusion d’espace à certaines zones du jardin.
La perspective du jardin rokugani repose sur le « principe des trois profondeurs » de la peinture traditionnelle, avec un premier plan, un plan intermédiaire, et un plan lointain. Les vides entre plans sont occupés par des plans d’eau, de mousse, ou de sable.

Le symbolisme sert au travail de simplification. Parmi les représentations symboliques les plus fréquentes, un gros rocher isolé figure une montagne célèbre (comme le Mt Sengen, ou un mont important des terres alentours mais non visible depuis le jardin). Deux îles ou deux pierres côte à côte, une basse et aplatie, l’autre élevée, représentent une tortue et une grue, qui elles-mêmes symbolisent la longévité et le bonheur. Des groupes de rochers peuvent représenter Shinsei et ses disciples : huit figures représentent alors Shinsei entouré des Tonnerres.
Ce symbolisme se raffine avec le temps : les premières îles « grue et tortue » ont des formes évidentes, qui sont de plus en plus suggérées au fil des générations. L’influence du shinseisme ajoute le symbolisme de la partie pour le tout, et mène à un niveau extrême d’abstraction.
Enfin, l'emprunt de paysage utilise des éléments distants extérieurs au jardin (bâtiments, collines, mer) dans sa composition scénique ; elle agit de concert avec les limites imposées du jardin pour l’insérer dans un contexte plus large.
Les Arts Isuien_and_NandaimonLe shakkei (借景, « paysages empruntés » ou « emprunt du paysage ») est une technique utilisée pour donner l’impression d’un jardin aux dimensions infinies. Des arbres ou buissons dissimulent les limites réelles du jardin, et des éléments distants (naturels comme des montagnes, ou construits comme des temples ou des pagodes) sont « capturés » dans la composition du jardin.
Le shakkei recourt à quatre plans de composition distincts :
- l’avant-plan joue un rôle relativement mineur,
- le second plan utilise des éléments soigneusement positionnés pour lier le jardin aux paysages distants, et entraîner le regard vers ceux-ci,
- le troisième plan est constitué par les limites du jardin (arbres, haies, murs) qui dissimulent les structures environnantes non désirées et créent le cadre qui permet de voir ces paysages lointains ; ces limites doivent être irrégulières et discrètes pour renforcer le lien (et ne pas causer de rupture voyante) entre le jardin et le paysage,
- le paysage emprunté lui-même constitue le quatrième plan.
Ainsi, les montagnes situées au-delà du jardin semblent lui appartenir, et on pense pouvoir s’y rendre par les multiples chemins qui se perdent derrière les rochers.

Le jardin est souvent organisé autour d’un bâtiment (comme une résidence ou un temple) depuis lequel il est destiné à être vu. Au-delà de l’architecture propre au bâtiment, on retrouve la plupart des éléments suivants dans de nombreux jardins :
• des rochers, choisis pour leur forme, leur taille, leur couleur et leur texture.
     Les rochers jouent un rôle essentiel dans les jardins, issu de leur rôle d'abri des kami. Ainsi, le Sakuteiki s'ouvre sur le titre : Ishi wo taten koto ("L'Art de disposer les pierres"). Les rochers apportent une forte note « organique » au dessein d'ensemble. Ils sont regroupés, à la manière de sculptures, à des fins d'illustration et de transition (entre une maison et son jardin, par exemple). Les compositions comportent souvent 2, 3, 5 ou 7 éléments.
    Les roches sédimentaires (suisei-gan) sont lisses et arrondies ; elles sont placées au bord des plans d'eau, ou servent de pierres de gué. Les roches magmatiques (kasei-gan) sont d'aspect plus brut ; elles servent elles aussi de pierres de gué, mais surtout d'accents forts. Elles symbolisent souvent des montagnes. Les roches métamorphiques sont les plus dures et les plus résistantes ; on les trouve près des chutes d'eau et des torrents.
Dans l'esprit du wabi, les rochers sont sélectionnés en fonction de leur forme et de leur texture, et transportés dans leur état d'origine (leur position naturelle est même souvent conservée dans le jardin), mais certaines pierres peuvent être taillées (kiriishi), puis utilisées comme tabliers de pont, comme bassins d'eau, ou comme lanternes. Il s'agit le plus souvent de roches sédimentaires, les plus simples à tailler.

• de l’eau : mares, rivières, chutes ; dans le cas d’un lac central on y trouve souvent une île, et un pont ou des pierres de gué menant à l’île ; les étendues d’eau contiennent fréquemment des carpes koï ; les fontaines bien qu'existantes sont relativement rares.
     L'eau joue un rôle purificateur dans la vénération des kami, et un rôle esthétique dès les premiers jardins. Les plans d'eau sont souvent dessinés en forme d'idéogrammes, et presque toujours de manière irrégulière et asymétrique. La plupart sont alimentés par des cours d'eau naturels, certains utilisent des canalisations. Les cours d'eau sont eux aussi aménagés : pour représenter des torrents, ils sont étroits, tortueux, et leur lit est couvert de pierres ; pour représenter des rivières côtières, ils sont larges, presque droits, et bordés d'herbes sauvages ou de fleurs.
    À l'endroit où un cours d'eau se jette dans un plan d'eau, on trouve une petite chute d'eau, marquée par une formation de rochers. La disposition des rochers et des filets d'eau suit une classification millénaire introduite dans le Sakuteiki. Le visiteur peut franchir les étendues d'eau à l'aide d'une multitude de ponts. Les plus simples sont une succession de pierres de gué, les plus élaborés sont sculptés en bois (parfois peint) ou en pierre.

• des éléments décoratifs : lanternes (traditionnellement de pierre), pagodes, statues, bassins d’eau, shishi-odoshi (mécanismes faisant du bruit pour écarter les chevreuils ou les sangliers),
     Les lanternes sont apparues avec les jardins de thé (voir plus loin). Elles sont utilisées pour éclairer le jardin de nuit, et pour le décorer de jour. Les premières lanternes étaient en bronze, les plus courantes sont en pierre, certaines sont en bois. Il existe des dizaines de styles différents, avec différents niveaux de complexité et de formalisme. Un autre élément apparu avec les jardins de thé est le bassin d'eau (tsukubai), creusé dans une pierre, tout près du sol. Il est alimenté en eau par une conduite en bambou appelée kakei. Dans les jardins d'agrément, ces bassins peuvent être en bronze comme en pierre, ils sont plus hauts, et l'eau permet de refléter le ciel ou des arbres environnants.
Quelques jardins comprennent des petites pagodes, purement décoratives. Elles se trouvent au bord des étendues d'eau (où elles se reflètent), ou au sommet de collines artificielles. On trouve parfois également des statues. Dans les jardins des temples, elles sont le plus souvent en bronze ; dans les jardins d'agrément, elles sont plutôt en pierre.

• des chemins de terre, de gravier, ou de pierres
    De nombreux jardins comportent des chemins en terre battue, qui peuvent être recouverts de graviers, de pierres plates ou de dalles. Outre leur aspect pratique, ils participent à la composition du jardin : d'une part, l'agencement plus ou moins régulier de pierres elle-mêmes plus ou moins régulières suggère différents niveaux de formalisme ; d'autre part, en guidant le visiteur, ils offrent des points de vue choisis par le paysagiste ; enfin le « pas japonais » (passe-pied en pierre imaginé par les maîtres de la cérémonie du thé pour relier le pavillon du thé en traversant le jardin sans salir son kimono) permet de circuler à travers la pelouse, les parterres ou les massifs d'arbustes en suggérant une "vitesse de circulation".

• une bordure comme une haie, une palissade ou un mur de facture traditionnelle : les jardins rokugani sont systématiquement clos, bien que différents points de passage puissent être prévus.

• un salon de thé ou un pavillon

• du sable ou du gravier, sur lequel sont dessinés des motifs. (voir le paragraphe "Karesansui")

Ces éléments peuvent être réels ou symboliques : dans un jardin sec, l’eau est représentée par des graviers.


Chaniwa, le jardin de thé
La pratique et le développement de la cérémonie du thé a provoqué la construction de nombreuses maisons de thé et salles de thé. On y accède par un « chemin de rosée » (roji, allusion à un sûtra parlant d’un tel chemin où l’on renaît après avoir échappé aux désirs matériels), d’où l’autre nom, rojiniwa, donné à ces jardins (sotorojiniwa correspond au « jardin extérieur » qui mène de l'entrée au pavillon d'attente).
La conception de ce chemin de pierres (tobi-ishi, 飛石) obéit à des règles complexes et strictes : il mène aux différents lieux de la cérémonie, qui nécessitent chacun des pierres appropriées pour y arriver, ce qui dicte l’emplacement et l’espacement des autres pierres. Leur forme suggère de plus la marche à suivre : les petites pierres indiquent un chemin à suivre sans s’arrêter, les grandes pierres sont des plates-formes propices à l’observation du jardin. (Sen no Rikyū conseille une proportion de trois cinquièmes pour la marche, et deux cinquièmes pour l’observation.) Sur le chemin, on découvre ainsi quelques lanternes, un bassin d’ablution (tsukubai) et quelques arbres qui forment autant de petites scènes propices au détachement et à la méditation, qui sera poursuivie lors de la cérémonie. Un second jardin est parfois visible depuis la salle de thé elle-même, il est alors très simple et réservé, et doit exprimer les idéaux de wabi et sabi (« rusticité » et « tranquillité »).
Les jardins de thé sont issus des jardins contemplatifs des temples zen, mais on y marche au lieu d’y rester immobile. Historiquement, il s’agit des premiers jardins explicitement conçus pour être vus en marchant.
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Kaiyūshiki teien
Un kaiyūshiki teien est un jardin de promenade, organisé autour d’un lac, à découvrir le long d’un sentier qui en fait le tour. Il utilise le principe de miegakure (見隠, « cacher et révéler ») pour dévoiler différentes scènes à partir du sentier, et fait souvent appel au shakkei pour intégrer les panoramas distants à ces scènes. 
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Hanashi Niwa : le Jardin-histoire
Les Hanashi Niwa ou Jardins-Histoire sont l'une des plus fabuleuses créations de Rokugan. Le premier à créer de tels jardins fut un shugenja Agasha mais les autres clans se mirent rapidement à cette pratique (principalement les Lions et les Grues). Les jardins-histoire sont des labyrinthes dont les corridors ne sont pas linéaires. En entrant dans le dédale, on ne peut que remarquer comment chaque branche tordue, chaque fleur éclose et chaque pierre lisse a été placé là délibérément. Chaque jardin est dévoué à une histoire particulière qui est racontée aux visiteurs tandis qu'ils parcourent les méandres du labyrinthe. L'un des jardins-histoire les plus impressionnants de Rokugan est certainement celui situé à Shiro Mirumoto qui raconte la vie de Mirumoto jusu'à ce qu'il entre dans l'Outremonde le Jour des Tonnerres.


Karesansui (枯山水, "Monts et eaux sèches")
C'est durant le règne de Hantei IX qu'un moine Togashi reprit la suggestion de l'eau par sa représentation sous la forme de cailloux en poussant cette logique à l'extrême et en créant un jardin entièrement fait de rochers, de cailloux et de sable. Ce nouveau style de jardin, appelé justement Jardin Sec ou  Jardin de Pierres, se répandit rapidement à travers l'Empire, les Grues consacrant une partie de leur jardin classique pour cette nouvelle forme et les Crabes l'accueillant de tout leur coeur. Chaque château Crabe contient un jardin de pierres et il est courant de trouver de tels jardins près des baraquements le long du Mur, chacun d'eux entretenu par le bushi de garde. La Fraternité de Shinsei apprécie également les jardins secs qu'ils considèrent comme des aides à la méditation et à la sérénité spirituelle.
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Un jardin sec est composé de sable, rochers, graviers et de mousse, en général sans autres plantes. L'eau est suggérée par le sable (砂, suna) ou les graviers (jari), où sont dessinés au râteau des motifs de vagues.
Ces motifs sont quotidiennement redessinés ; les motifs ondulants tracés sur le sable donnent une impression de mouvement, et offrent un contraste net avec les rochers, statiques.
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Références :
L5R: Emerald Empire ; http://l5r.wikia.com
www.buddhachannel.tv
fr.wikipedia.org
www.clickjapan.org
www.ikebanabyjunko.co.uk

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DojiMaya"L'Excellence du Devoir Accompli"
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Yoritomo Ujina

Yoritomo Ujina

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MessageSujet: Re: Les Arts   Les Arts EmptyMer 12 Aoû 2015 - 11:38

Le Kamishibai

Le kamishibaï ou théâtre d’images signifie littéralement : « jeu théâtral en papier ». C’est une technique de contage d’origine japonaise basée sur des images défilant dans un petit théâtre en bois, à trois ou deux portes
C'est utilisé par des conteurs itinérants avec des histoires populaires s’adressant à tous les publics.
Il apparaît au cours du XVIIéme siècle.

Les Arts Japon

Destiné dans un premier temps pour un public adulte,  il devient trois cent ans plus tard aussi utilisé pour les enfants (aux alentours de 1920).

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Faire du kamishibai
Tout d'abord il faut un petit castelet, appelé "Butaï" qui est généralement fermé par trois volets (deux volets forment les portes, le troisième un fronton quand il est ouvert).
Celui-ci ce transporte facilement (comme un attaché-case)

Les Arts Butai-cycl-ok-eon3

Ces volets ouverts, la première image de l’histoire apparaît au centre, face au public. Le texte correspondant se trouve au dos, sous les yeux du conteur. Le conteur fait coulisser les illustrations au fur et à mesure qu’il lit le texte.

Les Arts Butai-theatre-1d

Il faut donc aussi avoir un talent de conteur, afin que l'histoire soit captivante pour le public.

Kamishibai dans L5R
A Rokugan, pour pouvoir faire du kamishibai, il faut associer deux compétences
Peinture (Washi) afin de créer ses planches.
Et ensuite Conte (Formel) afin de pouvoir ce "produire".

------
Je rajoute une petite vidéo pour visualiser un peu le fonctionnement

https://www.youtube.com/watch?v=GlZty1TZMU4

_________________
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Toturi Toshiteru

Toturi Toshiteru

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